Cameroun: la France lâche-t-elle Biya?

Des rumeurs, de plus en plus persistantes, font état d'une distance entre la France et le régime du président camerounais Paul Biya. Si leur amitié n'est pas des plus fortes, l'idée d'un «lâchage» ne relève peut-être que du calcul politique.

Paul Biya et Nicolas Sarkozy, Paris, juillet 2010 © REUTERS/Benoit Tessier

Mise à jour du 23 octobre 2011: La France a critiqué l'élection de Paul Biya, proclamé vainqueur de la présidentielle du 9 octobre avec 77,98% des suffrages.

«Lors du scrutin, de nombreuses défaillances et irrégularités ont été constatées. La France souhaite que des mesures soient prises pour que celles-ci ne se reproduisent pas lors des scrutins législatifs et municipaux de 2012», a déclaré un porte-parole du ministère français des Affaires étrangères.

                                                              ***

L’histoire est passée sous silence, et pourtant, elle ne cesse de faire grand bruit. Lors des cérémonies marquant la fête nationale du Cameroun le 20 mai 2011, une absence fut fort remarquée dans les tribunes: celle d’un représentant officiel de la France. Fait inédit, abondamment commenté par la presse locale.

C’était bien la première fois depuis la création de l’Etat unitaire du Cameroun, qu’aucun émissaire français n’assistait aux cérémonies. En 2010, Alain Joyandet, alors secrétaire d’Etat à la Coopération et à la Francophonie, prenait part à la parade militaire quand l’année précédente, le Premier ministre français François Fillon était l’invité officiel de Paul Biya.

Pour les observateurs et commentateurs politiques, ce fut le signe de trop, l’indice qui ne trompe pas: il s’agissait bien d’un «lâchage en règle», comme l’écrivait alors Mutations. Le quotidien camerounais semblait y voir le signe d’un désavœu, ce d’autant plus qu'à la même période, une importante délégation française conduite par le président Nicolas Sarkozy se rendait, le 21 mai, à la cérémonie d’investiture d’Alassane Ouattara à la tête de la Côte d’Ivoire.

Un indice qui s’ajoute à un autre, tout aussi évocateur: Nicolas Sarkozy n’a pas effectué de visite au Cameroun depuis son élection en 2007, alors qu’il s’est rendu plusieurs fois sur le continent et même dans des pays très voisins comme le Gabon ou le Tchad. Fait inédit, là encore, puisque tous les prédécesseurs du chef de l'Etat français, depuis Charles de Gaulle, ont fait le déplacement jusqu'à Yaoundé.

Tout ceci a contribué ainsi à alimenter des rumeurs de relations pas très cordiales entre les présidents français et camerounais.

Je t'aime, moi non plus

C’est en plein milieu de cette controverse qu'Henri de Raincourt, le ministre français en charge de la Coopération, est arrivé dans la capitale camerounaise le 30 juin dernier pour tenir un discours perçu par certains comme assez distant vis-à-vis du régime du président Paul Biya:

«La France souhaite que la prochaine élection présidentielle se déroule le mieux possible et dans la transparence. La France fait confiance à la démocratie, à la sagesse des peuples pour se choisir les représentants qu’ils désirent», a-t-il affirmé au quotidien Le Jour.

Ces déclarations font suite à un message du même acabit adressé par la secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton, au peuple camerounais, où elle formule le vœu de «voir les Camerounais exercer leur droit de vote au plus tard cette année, lors d’une élection présidentielle, libre, transparente et crédible».

Même si Henri de Raincourt a pris grand soin de rappeler que les relations entre Paris et Yaoundé étaient au beau fixe, sa déclaration selon laquelle la «France n’a pas de candidat à la présidentielle» a vite été interprétée par les adversaires de Biya comme un lâchage de l’un des principaux partenaires du Cameroun.

Ce qui fait dire à Jean-Michel Nintcheu, député et vice-président du Social Democratic Front, le principal parti d’opposition au Cameroun, qu’il s’agit d’une prise de conscience tardive, peut-être favorisée par le syndrome tunisien:

«Ces mises en garde de la France ne sont qu’une manière d’anticiper sur un éventuel printemps arabe camerounais et subsaharien. Mais nous devons continuer la bataille pour une alternance démocratique dans notre pays.

La véritable question, c’est quel rôle le peuple lui-même peut jouer dans ce sens. Car les partenaires étrangers ne pourront que soutenir nos actions. Biya ne partira qu’à la suite d’un mouvement populaire.»

Pour le député, l’attitude de la France est sans équivoque: le chef de l’Etat camerounais subirait actuellement des pressions pour ne pas se porter candidat à sa propre succession lors du scrutin théoriquement prévu en octobre 2011. Des pressions qui viendraient d’ailleurs aussi des Etats-Unis, où une visite de Paul Biya été annulée au dernier moment au mois de juin.

Entre fantasme et réalité

Sans être aussi alarmiste que les adversaires du chef de l’Etat, le célèbre éditorialiste Jean-Vincent Tchienehom admet tout de même que les rapports ne sont pas au beau fixe entre Sarkozy et Biya:

«Il n’y a pas un soupçon d’amitié entre les deux. L’indicateur le plus flagrant, c’est que Sarkozy ne s'est jamais rendu au Cameroun. Pourtant, ce pays est incontestablement le leader dans toute la sous-région d’Afrique centrale.

Le second élément, et peut-être le plus important, c’est le mauvais bilan en matière de droits de l’homme. Les rapports accablants se succèdent dans ce sens. Et la France perçoit très bien la nécessité de se démarquer d’un régime qui, en 29 ans, a multiplié les atteintes aux libertés fondamentales des citoyens et aux droits humains.»

Le vent de contestation populaire qui a soufflé sur le Maghreb et la grogne sociale qui plane dans de nombreux pays africains seraient-ils seuls à l’origine d’un «lâchage» de Biya par la France, si cela était avéré?

L’argument vaut son pesant d’or, mais il convient d’ajouter que la diplomatie camerounaise elle-même n’a pas montré de signes particuliers de dynamisme. «La diplomatie de présence et de rayonnement», tant promue par le président du Cameroun lors de ses premières années au pouvoir, s’est muée depuis longtemps en une politique de la chaise vide. Au point de faire dire à un chroniqueur de la presse privée, qui a requis l’anonymat:

«Si la France ne s’intéresse pas au Cameroun, s’est bien aussi parce que le régime de Biya a l’air de ne pas trop s’intéresser aux affaires du monde.»

Le politologue Stéphane Akoa, chercheur à la Fondation Paul Ango Ela, est beaucoup plus nuancé. Certes, il existe au Cameroun des risques que survienne ce que l’on n’a pas vu venir en Tunisie, en Egypte ou en Côte d’Ivoire. Mais pour le spécialiste des relations internationales, les supputations actuelles sur les rapports entre les deux présidents trouvent leur source dans les fantasmes qui ont toujours nourri les relations entre la France et le Cameroun:

«La France ne lâche pas Biya. Il se trouve simplement qu'au fond, Nicolas Sarkozy n’a aucun lien étroit avec l’Afrique —contrairement à tous ses prédécesseurs. Les affinités qu’il peut avoir avec tel ou tel pays ne sont donc que tributaires des liens que ses conseillers ont avec eux. Et il se trouve que presqu'aucun, parmi ses conseillers les plus influents, n’a d’accointance particulière avec le Cameroun.»

Mais tout ceci ne semble pas suffisant pour parler d’une distance ou d’une indifférence de Paris à l’égard de Yaoundé. Les liens entre les deux pays sont trop forts, trop anciens pour ne pas être pris en compte. Les intérêts bilatéraux sont suffisamment importants pour que le régime de Biya ne soit pas «banni» du jour au lendemain.

La réalité d’une distance de Paris vis-à-vis de Paul Biya n’est pas fausse, même si ce dernier a effectué au moins trois voyages officiels en France depuis 2007. La fermeté en matière de respect des droits de l’homme dont font montre Paris et les Etats-Unis n’est pas non plus fabriquée. Mais le «lâchage» dont la presse camerounaise parle depuis plusieurs mois n’est peut-être qu’un épouvantail fantasmé par une opposition à court d’idées pour mettre en place une véritable alternance.

Raoul Mbog

 

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16 réactions
Mentalite de colonise
Soumis par Bdany, le 01/08/2011 à 13h42

Au nom de quoi le Cameroun devrait -il se definir par rapport a ce que pense la France ou les US.

Je ne suis pas exactement un sympathisant de Biya, mais si la France et les US prennent leur distances par rapport a son regime, c'est qu'il (Biya) ne fait peut-etre pas ce qu'ils veulent, et si Biya ne fait pas ce qui va dans leurs interets (en Libye notamment), c'est que pour une fois, il agit dans l'interet de l'Afrique.

Le niveau de naivete des politiques et journalistes africains est ahurissant; ces deux groupes ont tendance a oublier que la politique occidentale est denuee de morale, qu'elle n'est qu'un jeu d'interets et d'echange de service (tu fais tel declaration vitriolique sur Kaddaffi et je te recois a grand renfort de tambours...);
et dans ce jeu, pour etre en position de force, l'occident met en place toute les structures de pression, controle les medias, et s'appuie sur quelques Africains peu intelligents pour faire le reste.

J'invite mes frere Africains a adopter une position qui consiste a dire ceci: ce que les occidentaux disent et pensent n'engage qu'eux meme; ce qui compte, c'est ce que nous pensons nous memes sans l'influence occidentale.

mbita kola a répondu le 02/08/2011 à 22h26

je suis pour un reveil des africains.le cameroun ne doit pas se mirer dans les yeux de la france.je suis là aussi d'accord avec vous mais je ne suis pas d'accord avec vous lorsque vous penser que tout acte poser par l'occident doit etre automatiquement combattue.ce ci juste parcequ'il est posé par la france ou l'occident.ce n'est pas parceque l'occiddent est contre un chef d'etat que ce chef d'etat est necessairement bon!et ce n'est pas parceque l'occident appuie un chef d'etat qu'il est maucais?réfléchissons avec de nous décider!n'allons pas comme des robots à gauche parceque la franc va à droite!

cessons avec cette façon mécanique de voir les choses.certes l'occident dans ces actions pense d'abord à ses interets mais contribuer à l'avancée démocratique par exemple en afrique ne nuit pas forcement aux interets occidentaux!les occidentaux ont besoins plus qu'hier d'un monde démocratique pour la protection de leurs investissemnts et aussi pour leur sécurité.et la démocratie nous ait aussi utile.je marcherais contre les occidentaux lorsqu'ils s'en prendront aux dirigeants des pays bien gouvernés comme le botwana,le cap vert,l'afrique du sud,l'ile maurice ou le mali.
pourquoi ne vous opposez vous pas à l'implication des occidentaux dans la lutte contre la famine dans la corne de l'afrique actuellement ou dans la lutte contre le sida en afrique?

BOUTER LA FRANCE HORS D'AFRIQUE
Soumis par NYAMBARINDON, le 01/08/2011 à 14h00

Dieu soit loué !

ET LA FRANCE DEVRAIT D'AILLEURS ÊTRE BOUTÉE HORS D'AFRIQUE.

mbita kola a répondu le 02/08/2011 à 22h49

bouter la france hors d'afrique ne developpera pas le continent subitement comme une baguette magique.la guinée de sekou touré qui avait dit non à la france s'etait-elle développée?(et l'est-elle aujourd'hui?)l'ethiopie qui n'a jamais etait colonisée est-elle developpée?et je ne dit pas non plus qu'il suffit d'etre en relation avec la france pour se developper!c'est en nous meme qu'il faut chercher les raisons de notre retard.la france traite avec presque tous les pays au monde sans que tous ces pays aient les problèmes que nous avons!

c'est à nous de changer notre façon de traiter avec la france.son depart ne changera rien.pas plus que la venue de la chine car on est entrain de repartir sur les meme bases avec les chinois et dans 40 ans nos enfants ou petits enfants seront aussi entrain de scander des:"les chinois dehors!".ces puissances profitent juste de nos largesses et de certains de nos tares.et c'est de bonne guerre!moi meme à la place j'en profiterais.

sachons defendre nos interets sans tout attendre des autres(notre developpement,la satisfaction de nos besoins meme les plus elementaires)refusons l'assistanat.prenons nous en main mais sachons aussi qu'on ne peut pas vivre en vase clos et surtout qu'il n'y a pas d'amis entre pays mais seulement les interets(de gaule)

Debabluz a répondu le 07/08/2011 à 09h56

Superbe, lucide et sereine analyse de Mbita Kola.

Merci Monsieur.

\nous sommes au 21st Siecle
Soumis par davirrick, le 01/08/2011 à 18h16

Je voudrais tout simplement indiquer que cet article ne constitue et ne merite pas une attention particuliere. Tout simplement parceque Sarkozy n'apportera rien au camerounais sinon la guerre. De ce fait, il serait preferable qu'il reste chez lui la ou on l'a elu et je crois que c'est la ou on plus besoin de lui. Biya en retour ne perd et ne gagne rien a etre recu par Sarkozy.

@ Mbita Kola
Soumis par Bdany, le 03/08/2011 à 21h24

Je respecte votre analyse, et je trouve que vous etes une personne de bonne fois;
vous dites vous meme que l'occident defend ses interets, j'ajoute que l'occident ne fait que cela en utilisant un cadre (fond) geopolitique qui n'a pas change depuis plusieurs siecles, la seule chose qui change est la facon de presenter le probleme: il (l'occident) supporte et appui ls dictateurs quand cela l'arrange, et brandit le concept de la democratie (sans y croire d'ailleurs)quand cela l'arrange egalement; et ce qu'il appelle democratie ce n'est pas la volonte du peuple mais sa volonte a lui (l'occident).
Tout acte que l'occident pose est suspect, et des que vous creusez un peu, tres rapidement vous decouvrez que cet acte ne sert pas vos interets a long terme.
Vous parlez de la Somalie, le premiere question que vous devriez vous poser est de savoir qui a cree ce problem? La secheresse? ne me faites pas rire.
Lorsque le pyromane traine les pattes pour venir eteindre le feu qu'il a lui-meme allume, devrais-je applaudir?
D'ici quelques mois il y aura une crise alimentaire au Mali,et peu-etre aussi au Niger, comme consequence de la guerre de Libye, quel rationel l'occident va-t-il utiliser? l'avancee du desert?

Vous avez cite quelques pays comme exemple de bonne gouvernance, en dehors de l'Afrique du Sud dans laquelle les noirs n'ont que des titre honorifiques, citez moi un seul des autres pays qui regorge de matieres premieres strategiques; l'on parle un peu moins du Ghana depuis que l'on a y decouvert du petrole.

Pour finir mon frere Mbita Kola, ne projettez jamais votre ame genereuse sur quelqu'un qui a successivement organise l'exclavage, la colonisation, les epidemies, le pillage et j'en passe, vos ames ne fonctionnent pas de la meme facon, vous etes un saint et l'autre est un demon, et gardez cela present dans votre esprit, sinon l'adversaire finira bien par vous exteminer un jour, et ne soyez pas naif de croire qu'il n'y pense pas, cela pourrait etre fatale.

LA LOI DU PLUS FORT
Soumis par NYAMBARINDON, le 04/08/2011 à 12h02

En 1974,Diori Hamani,PDR du Niger,engage des négociations avec la France pour obtenir que le prix d'achat de l'uranium soit revalorisé.
Quelques semaines +tard,il est renversé par un coup d'état.
Le prix d'achat de l'uranium nigerien sera maintenu tel quel.Et le Niger,2e PRODUCTEUR MONDIAL D'URANIUM,restera "L'UN DES PAYS LES +PAUVRES DE LA PLANETE".Jusqu'à ce jour.
Et pendant ce temps,la France passera grand producteur d'uranium, et notamment aux asiatiques.L'uranium de Fokushima serait nigérien,mais via la France.

En 1997 Pascal Lissouba,élu très démocratiquement PDR du Congo est renversé par un coup d'état organisé par la France.
Il a osé renégocier le pris de pétrole congolais à la hausse.Mais ELF ne l'entendait pas de cette oreille

Ces 2 cas parmi tant d'autres sont des illustrations de dirigeants africains,qui auront bien voulu PROTEGER LES INTERETS DE LEURS PEUPLES.Mais la France,(par Areva/Elf..)imbue de sa toute puissance,a fait prévaloir la règle qui lui sied le mieux:
LA LOI DU PLUS FORT..

LIBERTES DE CHOIX
Soumis par NYAMBARINDON, le 04/08/2011 à 12h27

Plus près de nous,la Libye.
Au vu et au su de tout le monde,la France va s'employer très méthodiquement à SUSCITER,FINANCER,ARMER ET ENTRETENIR UNE RÉBELLION.
Pour des enjeux inavouables,la France s'acharne à ALLER DÉTRUIRE LA LIBYE et à MASSACRER les Libyens.

Le comble,c'est avec l'aval du peuple français.Leur assemblée nationale ayant validé l'acte de guerre contre la libye,usant de subterfuges.

Alors,la france "lâche" Biya?
Elle devrait "lacher" le Cameroun et l'Afrique.Qu'elle aura "ligoté" avec le franc Cfa.
50 ans après les pseudo indépendances,les peuples d'afrique aspirent aussi plus que jamais AUX LIBERTÉS.
LIBERTE de pouvoir CHOISIR 'LIBREMENT' SES DIRIGEANTS.
LIBERTE de pouvoir CHOISIR 'LIBREMENT' SES partenaires.
Au gré de ses propres intérêts.Avec des partenariats du type "GAGNANT/GAGNANT"
Avec la France,nous serons éternellement dans une posture"GAGNANT/PERDANT.
Et c'est pour cela que les ouvertures vers l'Asie seront généralement appréciées par les africains.

Mr ou Mme Bdany, Biya est
Soumis par Debabluz, le 07/08/2011 à 09h54

Mr ou Mme Bdany,

Biya est bien loin de ce que vous dîtes. Oeuvre-til pour les intérêts des Camerounais ? S'est-t-il jamais coocupé de l'Afrique ? Autrement dit, si jamais Biya ne fait pas ce que veulent la France et les USA,c'est qu'il ne s'occupe que lui-même et certainement pas des camerounais et des africains. Je vais vous dire, ils sont nombreux les camerounais qui préfèrent que Biya s'occupent de leurs intérêts tout en s'occupant de certains intérêts français et méricains, plutôt qu'il ne s'cccupe que des seuls intèrêts de Biya tout en disant non (sur ????) aux français et américains. C'est à de telles extrémités qu'en sont réduits des camerounais fatigués de ce président paresseux qu'ils traînent depuis 29 ans.Vous pouvez me dire ce que ferait Biya les prochaines années pour le bien des camerounais ? En fait c'est vous qui dormez ........... et ronflez !

@Debabluz
Soumis par Bdany, le 09/08/2011 à 12h28

Je suis de sexe masculin et je prefere me faire appeler Mr. plutot que n'importe quoi d'autre...
J'ai fait un commentaire, qui plus est, au conditionnel d'une action particuliere de Biya, je n'est pas fait un bilan de l'oeuvre complete, assez mediocre il faut le dire de la presidence de Biya; c'est vous qui extrapolez.
La difference entre vous et moi est une difference d'attitude, je fais l'effort de taire mes passions, et j'essaye autant que faire se peut d'avoir la lecture la plus lucide des evenements; vous etes passionnement haineux de l'homme Biya et cela vous aveugle visiblement...
A travers vos dires, il transparait assez clairement que vous n'avez que des connaissances limites en matiere de geopolitique en general, et que vous ne comprenez que tres partiellement les enjeux geostrategiques presentes au Cameroun.
Comprenez tres cher que president de la republique c'est un fonction,et pas un homme (si j'emprunte les propos de Vladimir Bukosky); et que Biya n'est qu'un pion dans un systeme tellement bien organise qu'il vous influence sans que vous ne vous rendiez compte.

Pouvez vous me dire le pourcentage de l'economie camerounaise qui est veritablement gere par le camerounais tant du public que du prive?
Alors, plutot que de vous lancer dans des declarations profanes sur des choses qui sont beaucoup plus compliquees que ce que vous voyez, informez vous et eduquez vous pour que nous puissions tous ensemble trouver une solution definitive aux problemes camerounais (et pouquoi pas Africains) en se debarrassant non seulement de Biya mais de tout le systeme qui l'a produit.
je vous recommende fortement les livres de Chuindjang Pouemi et de Nicolas Agbohou en plus des commentaires de Francois Ndengwe.

Pour ce qui est des elections au Cameroun, ma lecture des evenements est que, de deux choses l'une
Ou Biya n'est pas candidat et elles auront lieu cette annee, ou il est candidat et elles seront reportees;
et dans tous les cas, comme je ne vois aucune vrai discussion de fond, ces elections, a supposer qu'elles ne degenerent en de troubles sociaux, ne vont rien changer dans le quotidien des Camerounais.

Et quoi d'autre?
Soumis par fodaafrique, le 09/08/2011 à 23h34

Nos mentalités de colonisé (je ne dis pas ex-colonisés, car nous sommes toujours à la recherche de notre liberté)nous poussent toujours à chercher à exister à travers les autres, et c'est dommage.

Monsieur Biya sauf erreur de ma part a plus d'expérience en tant que président par rapport à monsieur Sarkozy.

Alors qui doit aller vers l'autre pour apprendre?

Si monsieur Sarkozy était plus humble et moins obnubilé par la nationalité française qui lui a été attribuée comme un poids à supporter, il irait rencontrer monsieur Biya pour parfaire son apprentissage auprès de lui.

Ce n'est pas parce que l'on est blanc de peau que l'on sait automatiquement tout.

Monsieur Biya et le Cameroun peuvent bien se passer du paternalisme de la France, mais la France ne peut pas se passer des camerounais ou des africains car sa survie en dépend.

Aux armes Citoyens camerounais
Soumis par franz-alexandre, le 12/09/2011 à 10h27

Cher(e)s compatriotes,

Nous ne pouvons continuer à subir la lente agonie d'un président inactif donc la seule particularité a été de passer 50 ans au pouvoir. oui, 50 ans, car il ne faudrait pas occulter le poste de premier ministre qu'il a occupé sous le règne du premier président.

pour ceux qui comme moi, ont la chance de suivre la télévision Camerounaise, quelle ne fut pas ma surprise d'apprendre que Biya était candidat à sa prore succession. pis encore, le matracage de la télévion qui n'a de cesse de placarder les photos du dictateur en le désignant comme le meilleur candidat pour le destin du pays! En effet grace à lui, nous connaissons la paix! où est donc la paix du ventre pour tous les Camerounais ? la richesse de ce pays n'appartiendrait qu'à cette poigné de cols blancs bien gros et bien gras qui n'ont de cesse de piller tout ce qui traine ?

A tous ceux qui ont faim et adhèrent à ce genre de manipultation, n'ayez pas la mémoire courte, bien d'autres dictateurs qui utilisaient la peur pour assoire leur pouvoir ont été chassés (Khadafi, bagbo, le Tunisien, l'Egyptien, en passant sous silence ceux que la mort à extrait du pouvoir). Notre destin est dans nos mains et dans les urnes. alors, ne nous laissons plus imposer cette misère et agissons ! nous avons un pays riche et il est temps de gérer cette richesse en bon père de famille.

Confusion totale des intervenats
Soumis par suns25, le 23/10/2011 à 15h44

Ici, j entend beaucoup de chose, on parle de France qui devrait quitter l Afrique pour certains, pour d autres on demande aux Africains de ne pas se définir par rapport à l Occident. (ce que j ai pu comprendre).
en outre, l auteur de l article a quand même manqué de précisé si les réalités sont vrais, que Sarkozy, président de la République française lâche Biya par des fins électorales. A 7 mois des élections présidentielles en France, Sarkozy ne veut à aucun cas être lié à tout homme non élu démocratiquement dans son pays, ça pourrait le lui reprocher lors de la campagne.mais hélas, si vous aviez chers intervenants tous lu les propos de Juppé qui a dit qu il trouvait malgré des irrégularités, les élections acceptables. En d autres terme, on valide mais discrètement.
Autre chose, je trouve tres regrettable que dans une Afrique en soif de démocratisation, nous remarquons hélas que c est en Afrique FRANCOPHONE qui ne progresse pas. J avais cru une seconde que le faite que la France et le conserné (Cameroun) ont vu une élection démocratique en ZAMBIE, saurait donné un souffle dans la poussé démocratique au Cameroun et une exigence d une plus grande transparence électorale de la part de la France à Paul Biya.
Vous saviez, je suis Gabonais, depuis maintenant 2 ans, je m interresse à l Afrique Anglophone, cet autre Afrique comme on dit, je peux vous assurez que chez eux, vraiment il ya un grand désir de démocratisation Politique, économique et social. Imaginé le Nigeria, un pays aux bord du Chaos il ya juste 12 ans, après la fin du régime militaire, si vous alliez aujourd hui, vous verrez que tout le monde investissent labàs. construction des centres commerciaux modernes à l occidental dans la plupart des Etats fédéreaux, investissement sud Africains dans le secteur de détails (Shoprite, pick n pay), dans les multi media (Dstv équivalent à Canal plus), il ya les chinois qui construit les monorails à Lagos, Abuja et POrt harcourt. le secteur financier se dynamise.....
Alors que Nous, Africains Francophones, Gabon mon pays, Cameroun et les autres, les seules chose qu on se met à parler est de la françafrique, que vas dire la France sur tel chose, les coup d etats en C.I, la dictature, la malhonnêteté de nos dirigeants,etc.
que Dieu nous viens en Aide, on est en ratard par rapport aux Anglophones, je viens de regarder le dernier rapport du FMI, on est dernier partout (PIB, Croissance économique, IDE, etc).

Confusion totale des intervenats
Soumis par suns25, le 23/10/2011 à 16h07

Autre chose que j ai pas pu mentionner lors de mon premier commentaire, aviez vous regarder les indicateurs économiques de l Afrique de l Ouest et du centre, la capitalisation Boursière du Ghana est maintenant presque deux fois supérieure à la capitalisation boursière de l ensemble la zone Uemoa et de l Afrique centrale réunis (13 milliards de dollars pour le Ghana et 7 milliards de dollars pour les deux zones francophones réunies). Cela veut dire beaucoup de choses, que certains parlent économies pour améliorer le niveau de vie leur citoyen et que d autres sont là à parler depuis leur indépendance de la république des mallettes, de la Françafrique et autres bla bla qui ne nous font pas avancer. le Ghana, un pays qui était pauvre il y a juste 10 ans de celà, ma soeur qui y étudie labàs me dit que les Ghanéens sont très optimiste sur l avenir politique, économique et sociale de leur pays. et Nous? mon pays au Gabon, votre pays le Cameroun? êtes vous optimiste sur l avenir de votre pays? à l ensemble de l Afrique Francophone, êtes vous optimiste?

ils sont où ces opposants?
Soumis par le douala, le 23/10/2011 à 20h20

A lire l'article, on a l'impression qu'il a été écrit par ces "spécialistes" du kamer! il y a tellement des inepties et autres ridicules; s'il n y a pas un réprésentant de la France à la fête de 20 mai,alors quoi? cela devrait faire grand bruit? Quand SARKO va au Gabon, il va dans son "village"! Peut on dire la même chose de notre Kamer? NON! La France a beaucoup d'interêts au Kamer, je vous le concède, mais il y a belle lurette que la Chine est devenue plus importante! Avec eux au moins on "voit" leur présence, car dépuis que les Frenchies sont chez nous, on ne compte que les cadavres et puis...plus rien. Ah j'allais oublier, ils vont nous faire un deuxième pont sur le wouri! on ...attend. Je ne souhaite pas à SARKO de survoler notre territoire car les morts peuvent se reveiller, en effet chez nous les morts peuvent se venger. Faites une enquête ou un sondage sur l'état d'esprit des Kamers vis à vis des Français, vous comprendrez que le Français est le plus détesté des Européens.Le Kamer ira mieux sans la France. Si la France "lâche" M.Paul BIYA, elle a quelle alternative? Ces opposants du ventre aux égo survoltés? Ils ont quels programmes? Même sans fraudes, dans l'hypothèse qu'il y aurait eu, aucun des opposants actuels ne peut gagner une élection Présidentielle au Cameroun!

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mise à jour 01/08/2011, 16 réactions (réagir)

 
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