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Projet Villages du millénaire : UNE PHASE II POUR CONSOLIDER

 A l'issue de sa première phase (2006-2011), le PVM affiche des progrès dans les différents volets des Objectifs du millénaire pour le développement 

Le ministre de l'Environnement et de l'Assainissement, Ousmane Ag Rhissa, son homologue de l'Education de Base, de l'Alphabétisation, des Langues Nationales et de l'Instruction Civique, Bocar Moussa Diarra, et le chef de cabinet, Chérif Haïdara, représentant le ministre de l'Agriculture, ont participé mardi à Dioro au lancement officiel de la deuxième phase (2012-2015) du Projet villages du millénaire (PVM).

Une délégation de la Banque islamique de développement (BID) venue spécialement de Khartoum, les délégations du Millénium promise venues de New York et du bureau délocalisé à Dakar, du Commissariat à la sécurité alimentaire (CSA), du PNUD et de l'Assemblée nationale ont participé au lancement de cette phase en présence notamment des responsables du Projet villages du millénaire conduits par le Dr Kaya Bocary, du directeur général de l'Office riz Ségou (ORS), Babougou Traoré.

Avant la visite des réalisations sur le terrain, le coordinateur national, le Dr Kaya Bocary, a exposé quelques résultats marquants de la première phase du projet. Le PVM est un concept, fruit d'un partenariat entre l'Institut de la Terre de l'Université de Columbia des Etats-Unis d'Amérique, le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), Millénium promise et Millenium villages international. C'est un projet de développement intégré qui a comme objectif principal d'appuyer et autonomiser les populations cibles afin qu'elles puissent se sortir du cercle vicieux de la pauvreté et réaliser tous les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) dans un délai de 10 ans.

Le PVM est mis en ½uvre dans une dizaine de pays africains dont le Mali, choisis en fonction de critères de stabilité politique et de bonne gouvernance. Il évolue au Mali dans la zone d'intervention de l'Office riz Ségou (ORS), notamment dans les communes rurales de Dioro et de Farakou Massa qui abritent une quarantaine de villages pour une population de près de 76.000 habitants.

Dans sa première phase (2006-2011), le PVM a accompli des progrès remarquables dans le cadre de la sécurité alimentaire, réduit la famine, amélioré l'éducation, fait baisser le taux de mortalité maternelle et infantile, réduit le paludisme, le sida, la tuberculose et amélioré la qualité des infrastructures locales. Cette première phase a bénéficié d'un financement conjoint du gouvernement japonais et de la société civile à travers plusieurs philanthropes. Le financement a consisté en des dons de divers partenaires, des contributions en nature des communautés bénéficiaires et des ressources financières.

Après les cinq premières années d'exécution du PVM dans sa zone d'intervention, Kaya Bocary a souligné des réussites. Ainsi, le taux de malnutrition aiguë chez les enfants de moins de 5 ans a baissé à 3,2% contre un indicateur des OMD fixé à moins 10%, le taux net de scolarisation est passé de 35,7 à 48,9% (objectif OMD >90%), le taux de mortalité infantile est passé de 332 pour 100.000 à 270 pour 100.000 (objectif OMD <40/100.000). Le taux d'accouchement assisté par un personnel qualifié est passé de 14,0% à 53,1% (objectif OMD >70%) et le taux d'accès à l'eau potable est passé de 16,2% à 77,8% (objectif OMD >90%).

La phase II du PVM consiste à parachever l'atteinte de tous les OMD, à réussir une pérennisation des acquis du projet (intégration dans les programmes sectoriels, le système de décentralisation et de déconcentration, appropriation par les communautés, etc.), catalyser la mise à échelle des acquis/résultats. La BID a accepté de financer cette phase pour 8 millions de dollars, soit 4 milliards Fcfa. La santé et la nutrition se partageront 860 millions Fcfa (soit 22% du budget), les infrastructures et l'énergie nécessiteront 525 millions Fcfa d'investissements (soit 13%), l'éducation et l'égalité des genres représentent 10% du budget soit 405 millions Fcfa, l'agriculture et le développement des entreprises ont besoin de 490 millions Fcfa (soit 12%).

Une visite de terrain a permis aux invités de voir les réalisations physiques. La délégation a ainsi visité une école fondamentale avec cantine scolaire à Farakou, un Centre de santé communautaire (CSCOM) à Tiby, des installations d'énergie solaire à Tiby 2, une coopérative de femmes étuveuses de riz à Dioro et un système d'adduction d'eau potable sommaire à Kominé.  Elle a salué l'implantation d'une cantine scolaire qui permet d'améliorer le taux de fréquentation scolaire des enfants, l'installation de panneaux photovoltaïques permettant à la petite localité de Tiby 2 de bénéficier de branchements électriques à domicile. Les abonnés peuvent brancher tous les équipements électriques qu'ils désirent (TV et magnétoscopes, ventilateurs, réfrigérateurs, etc).

Les visiteurs ont apprécié les progrès enregistrés sur les différents registres. Ils se sont accordés sur la nécessité de consolider ces résultats afin de permettre à notre pays d'atteindre les OMD à l'horizon 2015 dans la zone de l'Office riz Ségou.

M. COULIBALY

L'essor

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