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En opération, les soldats français améliorent l'ordinaire de leur équipement

Dans les sables du Mali comme dans les montagnes afghanes, les soldats français en opération sont autorisés à porter et utiliser des équipements achetés à leurs frais, qu’ils préfèrent à ceux qui leur sont fournis.

Si le principe de base reste que les armées équipent de pied en cap les combattants, l’usage s’est répandu dans les unités déployées sur le terrain de permettre aux hommes de porter des vêtements ou d’utiliser des équipements compatibles avec les uniformes, et spécifiquement autorisés par leurs officiers.

« Vous voyez ce que je porte », montre à un journaliste de l’AFP un lieutenant du 92ème régiment d’infanterie lors de l’opération « Gustav », dans la vallée d’Inaïs, au nord-est du Mali, « à part le gilet, le casque et les armes, c’est cent pour cent perso ».

Il désigne son holster en plastique moulé, accroché à l’avant de son gilet pare-balles. « Bien sûr, on nous donne des holster (étuis) pour nos armes de poing, mais si tu en veux un qui se porte à la fois à la ceinture et devant, tu te l’achètes ».

Selon plusieurs officiers récemment interrogés au Mali, les consignes concernant les effets personnels descendent le long de la chaîne hiérarchique.

« Les capitaines en parlent avec les chefs de corps, puis passent les consignes », explique le capitaine Cyril. « Il faut autant que possible utiliser le matériel fourni, mais dans les opérations extérieures, il y a une tolérance. Les gars savent de toute façon ce qui est autorisé et ce qui ne l’est pas ».

« Quand ils veulent acheter quelque chose, le plus souvent sur internet, ils viennent me poser la question et me montrent le produit. Si je donne le feu vert, ils font des commandes groupées », ajoute-t-il.

Il faut que les chaussures de randonnée, les treillis plus légers ou les gants plus confortables ressemblent à ceux que portent les autres membres de la compagnie, afin que les hommes ne donnent pas une image de troupe disparate. Pas question, par exemple, de porter des chaussures noires quand toutes celles de la compagnies sont, dans le désert, couleur sable.

AFP

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