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Djoudi contredit Benhamadi

Ces déclarations contradictoires ne permettent pas d'escompter l'aboutissement, dans un délai très proche, des négociations qui réunissent depuis plus d'une année le ministère des Finances et la société russe Vimpelcom ayant acquis les actions détenues précédemment par Orascom Telecom Holding. Les membres du gouvernement ne semblent pas prêts à parler de la même voix lorsqu'il s'agit du dossier Djezzy. Avant-hier, le ministre des Finances, Karim Djoudi, a déclaré en marge d'un séminaire organisé par la Bourse d'Alger, qu'il n'y avait pas encore de calendrier précis quant à la signature d'un accord en vue de l'acquisition, par l'Etat, de 51% du capital de l'opérateur de téléphonie mobile, connu sous la marque commerciale Djezzy. Contrairement à Moussa Benhamadi, ministre de la Poste et des Technologies de l'information et de la communication, qui a avancé, le 4 avril dernier, un délai de «trois semaines pour la conclusion définitive d'un accord et le lancement de la 3 G», le ministre des Finances a déclaré «ne pas pouvoir avancer un délai précis avant la fin des négociations et le dépôt du dossier». Ces déclarations émanant de la personnalité du gouvernement la plus proche du dossier ne permettent pas d'escompter donc l'aboutissement, dans un délai très proche, des négociations qui réunissent depuis plus d'une année le ministère des Finances et la société russe Vimpelcom ayant acquis les actions détenues précédemment par Orascom Telecom Holding (OTH). Il est à rappeler que la procédure de rachat de Djezzy est engagée par l'Etat en vertu du droit de préemption que lui confère la loi. Après une évaluation des actifs de Djezzy par le cabinet français Shearman & Sterling LLP, les négociations ont été entamées pour le rachat de 51% du capital de l'opérateur, mais aucune issue ne semble encore avoir été trouvée dans ce dossier qualifié de «complexe» par le ministre des Finances à maintes reprises. Sur ce dossier pour lequel aucune offre financière n'a été divulguée, M. Djoudi a toujours adopté une attitude «réservée» dans ses déclarations à la presse, alors que M. Benhamadi parle, depuis quelque temps déjà, d'«avancées notables» dans les négociations et d'une «conclusion proche» de la transaction qui devrait permettre à l'Etat de récupérer la majorité des actions de l'opérateur de téléphonie mobile. Il est à noter que des informations parues dans la presse russe faisaient état, il y a quelques semaines, de la levée de l'interdiction de transfert de dividendes par OTA, rebaptisée Optimum Telecom Algeria en décembre 2012 après son rachat par le groupe russe Vimpelcom. Ni le gouvernement algérien ni le gouvernement russe n'ont confirmé cette information, ajoutant au flou qui entoure cette «affaire d'Etat» qui a atterri, en septembre 2012, sur le bureau de Abdelmalek Sellal après avoir été deux années durant sur celui d'Ahmed Ouyahia.

El Watan

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