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La Tunisie à l'honneur au Festival de Cannes

Du 11 au 22 mai 2011 se tiendra le 64e Festival du cinéma à Cannes, en France. Cette année, la Tunisie, l’Egypte et le Japon y sont les invités d’honneur.

Le délégué du Festival de Cannes, Thierry Fremaux explique ce choix:

«C’est un hommage rendu aux peuples de Tunisie et d’Egypte, qui ont réussi à faire consacrer leur volonté et à faire admettre leurs révolutions au monde entier, et au Japon pour les événements tragiques que les gens y ont connus par suite du récent tremblement de terre qui les a frappés».

Cette année, 49 films sont en compétition, dont 19 en compétition officielle. «Une section spéciale sera réservée à la Tunisie lors de ce festival» a annoncé le producteur tunisien Nejib Ayed. 

«Nous serons présents avec deux films. Le premier intitulé Royaume des fourmis a été produit par moi-même, et nous attendons la réponse du comité de sélection officielle de Cannes, qui devrait nous parvenir la semaine prochaine», a-t-il indiqué.

Le second film tunisien concourra pour la sélection officielle dans le cadre des séances spéciales, il s’agit de Plus jamais peur, documentaire réalisé par Mourad Ben Cheikh et produit par la société Cinétéléfilms et Habib Attia, et qui retrace l’histoire de la Révolution tunisienne.  

D’autre part, «30 courts métrages seront projetés lors de ce festival», a déclaré Lotfi Layouni, le directeur de la Chambre syndicale des réalisateurs de Tunisie. «Ces films ont été tournés récemment par des jeunes réalisateurs tunisiens.»

Il explique également ses prochaines intentions:

«Nous tentons d’inviter le ministère de la Culture ainsi que d’autres ministères et institutions travaillant dans le domaine du cinéma, à monter un programme de travail en vue de la participation de la Tunisie à cet événement majeur du cinéma, de manière à faire connaître la Tunisie libre de l’après-révolution du 14 janvier.»

Avant d'ajouter, plus terre à terre, que «cette participation historique permettra d’attirer les investisseurs et les producteurs étrangers et stimuler l’économie nationale.»

Il demeure que les cinémas égyptien et japonais se portaient mieux avant les révolutions et la catastrophe de Fukushima que le 7e art tunisien. Pourtant, grâce à son nouveau modèle de libre expression et sa scène artistique jeune et audacieuse, la Tunisie a tous les atouts pour affirmer ses talents et profiter de l’audience du prestigieux Festival.   

Lu sur Magharebia, Tunivisions