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Les troubles de l’érection ou la dysfonction érectile.

Introduction

La sexualité tient une très grande place dans notre vie. Elle s'empare de nous avec violence dès l'adolescence, lorsque nous découvrons le désir le l'autre. Elle nous permet d'éprouver du plaisir que nous chercherons souvent après l'avoir rencontré une première fois.

L'homme a de tout temps glorifié sa virilité, souvent à des fins de domination de la femme.

L'érection est en sorte un lien unissant toute les cultures. Nécessaire à l'homme, elle est l'objet de sa fierté et vecteur du rapport amoureux et de la transmission de la vie. Elle est la source de l'orgasme, donc indirectement du bonheur et de l'épanouissement.

Hélas, elle peut faire défaut, donnant lieu à des troubles érectiles transitoires ou durables qui auront un impact négatif sur la qualité de vie de  et sur le bien-être du couple.

Définition

La dysfonction érectile est « l'incapacité persistante d'un homme à obtenir ou à maintenir une érection suffisante pour permettre une relation sexuelle satisfaisante. »

Mais la réalité n'est pas si simple. On distingue actuellement :

* La dysfonction érectile « symptôme »  d'éventuelles anomalies organiques ou psychogènes sous-jacentes.

* La dysfonction «  maladie »

La thérapeutique de cette dysfonction a connu deux événements heureux : la découverte en 1980 des injections permettant l'érection et 20 ans plus tard, en 1998, la mise sur le marché d'un traitement oral réellement efficace.

La dysfonction érectile « symptôme »

A partir de 35 ans et en dehors d'une cause particulière  (traumatisme - prise de médicament - cause neurologique) la dysfonction érectile (D.E) est jusqu'à preuve du contraire :

* Un signe vasculaire témoin local de la progression de la maladie athéromateuse.

* Un signe annonciateur potentiel d'accident cardiovasculaire.

La D.E peut donc être le premier signe d'une maladie en cours. Sont possibles :

* Une hypertension artérielle.

* Une maladie coronarienne silencieuse.

* Un trouble du métabolisme des lipides.

*  Un diabète.

La dysfonction érectile « maladie »

Ici la maladie s'accompagne surtout d'un mal-être, d'une souffrance, d'une faible estime de soi, d'une culpabilité affectant la vie familiale et professionnelle de l'homme.

Dans ce cadre, la prise de charge du patient et de sa partenaire se fait par un professionnel.

Conclusion

La survenue d'une D.E est loin d'être anodine. Elle n'est pas rare (elle concerne 1 homme sur 4). Il faut la prendre au sérieux au-delà de 35 ans.

La D.E « maladie » répond favorablement à la thérapie individuelle et au traitement médical.

Pour la D.E «  symptôme », il faut mener les investigations qui s'imposent afin de prévenir ou de traiter une maladie cardiovasculaire ou métabolique pouvant évoluer à bas bruit.

 

Dr. El Kouhen Abdel-ahad

Gynécologue- Sexologue.

 

La Nouvelle Tribune

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