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Palais de justice : « Le tribunal n'est pas un lieu pour s'enrichir »

En plus des 1 200 000FCFA réclamés pour des dommages et intérêts, Zakaria s'est constitué partie civile en demandant 420 000FCFA de frais de réparation de l'engin. Les faits remontent au 11 juin 2011, où Salifou, alors conducteur de tracteur non immatriculé et sans assurance, en trait en collision avec Zakaria non loin de la mairie du cinquième arrondissement (ex-Dafra).

Un accident qui causa une incapacité de travail de 14 jours à Zakaria. Il soutient souffrir toujours des douleurs. Appelés à la barre du tribunal correctionnel de Bobo-Dioulasso, Salifou, le conducteur et Alassane le propriétaire du tracteur ont été entendus par les juges ce lundi 22 avril 2013. Tous les deux ont reconnu les faits de défaut de maitrise pour Salifou le conducteur, et de défaut d'assurance pour le propriétaire du tracteur d'Alasane. Sauf que ce dernière déclaré qu'il ne savait pas qu'un tracteur agricole doit être assuré. Pour son information, le juge lui dira que tout engin mise en circulation, a obligation d'être assuré.

Zakaria, lui ne tient qu'à la réparation du préjudice. Il déclare qu'il a pris en charge les frais médicaux à raison de 42000FCFA. Aussi, a-t-il ajoute : « Depuis l'accident en juin 2011, je souffre toujours des douleurs qui m'empêche de travailler ». Cependant, si la victime soutient n'avoir reçu aucun soutien financier de la part des prévenus, leur conseil lui rappellera les 42 000FCFA qu'Alassane a eu à verser auprès de la victime pour la prise en charge des soins. Ce que Zakaria rejette en bloc en martelant qu'il n'a jamais rien reçu comme argent. Le procureur dans sa plaidoirie déclarera pourtant l'action publique éteinte. « Les faits date de 2011 et c'est la première fois en 2013 que les prévenus comparaissent », a-t-il fait savoir. Néanmoins, il a reconnu la culpabilité d'Alassane pour ses actes de défaut d'assurance du tracteur. Il a requis de le condamner à une amende de 100 mille FCFA, assortie de sursis à la demande du conseil des deux prévenus. Délibéré 6 mai 2013.

Ils frappent un mineur qui subit une opération de la rate

Abdoulaye et Yacouba sont deux frères. Ils croupissent depuis lundi dernier à la maison d'arrêt et de correction de Bobo-Dioulasso. Ils ont porté des coups et blessures sur un mineur de 9 ans pour, disent-ils, l'avoir corrigé à ne plus faire entrainer ses animaux dans leur jardin. « Nous n'avons pas voulu lui faire du mal jusqu'à ce point. Nous l'avons donné chacun une gifle », indique Abdoulaye. Le mineur serait tombé, à en croire Yacouba, sur des butes. « D'où l'inflammation de sa rate », selon eux. Le tribunal s'est dit convaincu que les deux prévenus ont littéralement porté des coups durs sur le mineur qui a eu une inflammation à la rate. Admis à l'hôpital, il a subi une ablation d'une partie de la rate. C'est pourquoi l'un des juges a estimé que les deux devaient avoir un autre dessein lorsqu'ils frappaient le mineur.

Visiblement, Yacouba et Abdoulaye ne semblaient pas se rendre compte de la gravité de leur acte. Trois mois ont été requis contre chacun. La peine finale retenue par le tribunal est 12 mois de prison ferme. Le tribunal a aussi reçu la constitution de la partie civile et qui doit solidairement payer le préjudice qui s'élève à 1 752 751 FCFA.

Rassemblé par Bassératou KINDO

L'Express du Faso

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