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Les quotidiens titrent sur les conséquences de la dernière marche du PDS

Les quotidiens parvenus jeudi à l'APS spéculent à fond sur la nouvelle donne politique née de la ''marche réussie'' du Parti démocratique sénégalais (PDS), l'animateur principal de l'opposition sénégalaise, soulignant que cette nouvelle donne commande au pouvoir des réajustements sinon un recadrage.

''La mobilisation des libéraux lors de leur marche de mardi dernier sonne comme un signal fort pour le président de la République'', analyse le quotidien La Tribune, laissant entendre à travers sa manchette que le chef de l'Etat sénégalais, Macky Sall, est dans l'obligation de ''réagir'' pour parer à la nouvelle situation.

''Ainsi, devra-t-il à son tour mobiliser toute la matière grise de son équipe pour résoudre la demande sociale qui devient de plus en plus présente et pressante au risque de voir ses rivaux l'enfourcher comme cheval de bataille pour aller à l'assaut de son fauteuil'', ajoute le journal.

Parlant précisément de la ''reprise des délestages'', de la question de l'emploi des jeunes, de la cherté de la vie et de la ''hantise des inondations'', L'Observateur titre : ''Ces 10 bombes qui menacent le pouvoir'' du président Macky Sall.

''Les libéraux ont réussi mardi dernier une mobilisation qui a même dépassé leurs attentes'', avance ce quotidien au sujet de cette marche, organisée par le Parti démocratique sénégalais (PDS) pour notamment demander la libération de Karim Wade, inculpé et écroué pour enrichissement illicite présumé.

''Une réussite que les services de renseignements expliquent plus par l'insatisfaction des populations que par la capacité de mobilisation de la bande à Omar Sarr'', le coordonnateur national actuel du PDS dont des responsables sont visés par la traque des biens dits mal acquis.

''Le PDS installe la peur chez Macky (Sall)'', le chef de l'Etat sénégalais, note Rewmi quotidien, en évoquant une ''réunion de crise'' qui se serait tenue hier mercredi au palais de la République, pour affiner un plan destiné à contrecarrer les libéraux ''ragaillardis par leur mentor (...)'', l'ancien président Abdoulaye Wade.

''Après une année à la tête de l'Etat, l'immobilisme du gouvernement d'Abdoul Mbaye et les préoccupations latentes des populations semblent réveiller l'ardeur d'une opposition dont le chef (avait) parcouru le désert au bout de vingt-six (26) ans, pour accéder au pouvoir'', écrit ce journal.

Comme souligné par Direct Info, si la coalition de la majorité présidentielle, Bennoo Bokk Yaakaar, se ''glorifie'' de la réussite de la manifestation du PDS, signe, selon certains, du ''retour de l'Etat de droit au Sénégal'', La Tribune se demande si Macky Sall va laisser ses opposants occuper l'espace ou réagir à la mesure de leur mobilisation.

''La réponse à cette question n'est pas évidente. Car au rythme où vont les choses, les libéraux dopés par la réussite de leur première grande manifestation après le pouvoir, sont tentés de multiplier les initiatives pour contrecarrer ceux d'en face, mais surtout, mettre le maximum de pression du côté des gouvernants accusés d'être à l'origine de tous les maux'', écrit La Tribune.

Tout se passe comme si l'ancien Premier ministre Idrissa Seck continue de profiter de cette situation, surfant allègrement sur cette atmosphère par le biais de critiques répétées concernant l'action du gouvernement. De fait, les unes se suivent et se ressemblent s'agissant des sorties du maire de Thiès qui semble actuellement la personnalité de la majorité la plus critique à l'égard du gouvernement.

''Si Bennoo (la coalition regroupant les partis de la majorité) ne marche pas, c'est la faute à Macky (Sall)'', déclare ainsi M. Seck dans des propos rapportés par L'Observateur, se faisant l'écho d'une ''tournée de +reconnexion+ en France'' de l'ancien Premier ministre.

''Entre Macky et moi, tous les tuyaux ont été fermés ...', insiste Idrissa Seck à la Une de L'As. ''Fini le langage politiquement correct chez le président de Rewmi à propos de son compagnonnage avec le président de la République'', décrète ce journal.

''À Paris où il a présidé une rencontre avec les militants de son parti, Idrissa Seck s'est voulu franc sur la question en révélant qu'entre lui et Macky Sall, tous les contacts ont été rompus depuis belle lurette. N'empêche, il réaffirme son ancrage au sein de la coalition Bennoo Bokk Yaakaar (BBY)''.

''Idrissa Seck ne désarme pas dans ses critiques contre le régime de Macky Sall. Alors pas du tout ! Cette fois, c'est Paris qu'il a choisi pour en remettre une couche. Devant ses militants, le président de Rewmi n'a pas été tendre avec Macky (Sall) qu'il tient pour responsable de la situation de léthargie que vit, selon lui, la coalition Bennoo Bokk Yaakaar'', rapporte le quotidien Walfadjri.

''Idy déchainé'', signale Libération, citant l'ancien Premier ministre. ''Le pays ne marche pas, le FMI 5fonds monétaire international) le confirme'', déclare-t-il notamment, avant de souligner à nouveau que les instances de Bennoo Bokk Yaakar, dans leur totalité, ''ne marchent pas''.

APS

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