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Idrissa Seck à Paris : ''Si Macky Sall me veut comme directeur de campagne, il l'a si...''

Idrrisa Seck a rajouté une couche noire sur la situation économique du pays, soulignant que l'économie du pays est bloquée non pas seulement à cause de l'argent sale, mais surtout à cause de la contraction des activités économiques. Il s'est ironiquement porté candidat à la direction de campagne du président Macky Sall si celui-ci arrivait à trouver les solutions aux problèmes des Sénégalais.

''Ce que nous avons dit de la situation économique vient d'être confirmé par le Fonds monétaire international à l'occasion de la cinquième revue. Ils disent qu'il y a des moins-values fiscales importantes, sans doute liées à la contraction de l'activité économique. C'est pourquoi les gens disent que le pays ne marche pas (lolo takh nigni wax rewmi doxoul, dafa bloqué, dafa taxaw). Ce n'est pas seulement une histoire d'argent sale. C'est bloqué ! La machine est grippée.
Il y a trois moteurs qui font tourner l'économie : il y a les ménages qui consomment, les entreprises qui investissent, et l'Etat à travers son déficit budgétaire. Si les deux premiers moteurs sont essoufflés et vous freinez le troisième, la voiture n'avance pas. C'est aussi simple que ça. C'est tout ce que j'ai dit.
J'ai dit aussi qu'il ne faut pas nous raconter que les caisses de l'Etat étaient vides. Ce n'est pas vrai ! Tous les matins, nous regardons la Png (position nette du gouvernement). C'est ça qui détermine la santé financière de l'Etat. Cette position nette du gouvernement évolue selon des grilles. En mars 2012, il y avait 417 milliards 907 millions dans les caisses de l'Etat. Le ministre des Finances me dit que dans cette poche, il y a ceci, dans une autre il y a ceci. Qui le lui demande ? Nous lui disons que l'argent global, c'est 417 milliards et je ne vous demande pas dans quelle poche c'est. C'est à vous d'organiser les poches pour booster la croissance puisque sans croissance, il n'y a pas d'emploi. (...). Les prix des denrées de première nécessité, c'est le marché qui les fixe. L'Etat ne peut pas les fixer parce que l'Etat ne peut obliger personne à vendre à perte. (...). C'est qu'il faut, c'est dire à celui qui veut acheter ça (il désigne une bouteille de Coca Colas) comment faire pour avoir quinze. (...).
Tant que je serai là, dans ou en dehors de la coalition, je dirai ça. (...). Donc le pays ne marche pas encore. Je l'ai dit à l'occasion de la Tabaski, mais j'ai ajouté que six mois c'est peu. Le 25 mars 2013, je l'ai redis, mais j'ai ajouté qu'il est temps de presser le pas. J'espère que le 25 mars 2014, 2015, 2016, je ne dirai qu'une seule phrase : Bravo, M. le président ! Il n'y a plus de délestage, il n'y a plus d'inondation, l'emploi est à flots ; les infrastructures sont en place, le port est sorti, l'hôpital de Fatick fonctionne, l'hôpital Dalal Jam fonctionne, l'hôpital de Ziguinchor fonctionne. Si c'est le cas, et si il me veut comme directeur de campagne en 2017, il l'a. Si ce n'est pas le cas ... (Il ne termine pas sa phrase, Ndlr)''.

REWMI.COM/Boubacar Sidy DIALLO, Correspondant à Paris

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