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Les explications du PDG d’El Khabar

Dans un entretien publié hier sur les colonnes du quotidien indépendant El Khabar, le président du conseil d'administration, Zahr Eddine Smati, estime que «la balle est désormais dans le camp de l'administration», concernant le lancement de la chaîne TV du groupe. «Si les pouvoirs publics ouvrent le secteur de l'audiovisuel, nous devons relever le défi. S'ils continuent à retarder, l'histoire jugera», indique-t-il, tout en espérant «la non-présentation de la loi sur l'audiovisuel comme formulée jusqu'à présent, sinon elle n'aura aucun sens». El Khabar a préparé un projet pour le lancement d'une chaîne de télévision généraliste. «La chaîne est ouverte à toutes les composantes, que ce soit l'administration, les partis d'opposition, les syndicats, les associations, les intellectuels et la société civile, et à toutes les franges de la société, ainsi qu'à tous ceux qui refusent la violence, car respectant les avis des uns et des autres. Le tout, dans le respect des lois de la République», a déclaré Zahr Eddine Smati. Ce dernier a expliqué les retards du lancement de la chaîne. «Le projet a été revu pour pouvoir l'adapter aux normes internationales. Il fallait aussi penser aux ressources humaines, pour organiser des sessions de formation spécialisées et pour la construction d'un siège adéquat. L'ensemble de ces efforts demande des techniques et des compétences presque inexistantes en Algérie, en raison de la fermeture du secteur de l'audiovisuel depuis 50 ans. Ce projet nécessite du temps et d'énormes sommes d'argent. Mais la première raison du retard pour le lancement de la chaîne est la non-publication de la loi sur l'audiovisuel», souligne-t-il. M. Smati juge ainsi que «le gouvernement essaye par tous les moyens de retarder la publication de la loi sur l'audiovisuel, comme si c'était un projet de réacteur nucléaire qui est en préparation et non de chaînes de télévision». Il rappelle que «les ministres qui se succèdent ne tiennent pas leurs promesses. Chacun d'eux (les ministres) explique que le projet sera présenté à la fin du trimestre ou du semestre, mais il n'y a jamais du concret, alors qu'ils parlent au nom du chef de l'Etat. Ce dernier a promis, mais n'a rien fait. Le comble, c'est que des journalistes algériens sont obligés de travailler ailleurs dans des chaînes étrangères et que des chaînes non algériennes activent avec un statut étranger et demandent les accréditations pour travailler dans leur propre pays, comme des chaînes... étrangères !» «C'est une situation honteuse et les pouvoirs publics ne donnent pas de réponses convaincantes», ajoute Zahr Eddine Smati. Il observe que «lorsque les autorités n'ont pas eu l'intention d'ouvrir le domaine, elles ont également commencé à créer des obstacles, notamment en orientant cette ouverture vers les chaînes thématiques seulement, pour que le contenu ne dérange pas». «En même temps, poursuit-il, le pouvoir veut garder la télévision publique pour en faire un canal de propagande.» Enfin, M. Smati affirme que «El Khabar a rencontré plusieurs obstacles pour entamer la création de la chaîne télé, notamment tout ce qui est relatif à l'aspect juridique». «Il y a aussi le coût de l'investissement et la non-délivrance de visa aux formateurs de l'académie de France 24, choisi pour former le personnel d'El Khabar», conclut le responsable.                 

El Watan

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