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Les Canadiens réclament 20 millions d’euros à Air Algérie

Le conflit remonte au mois de février dernier lorsque la compagnie aérienne nationale a décidé de mettre en demeure SM International, titulaire du marché de réalisation de son nouveau siège social, l'exhortant à satisfaire l'ensemble de ses engagements. Un parfum de scandale flotte déjà sur le pavillon national. Or, la menace du groupe canadien chargé de la réalisation du nouveau siège d'Air Algérie dans le périmètre du quartier d'affaires de Bab Ezzouar, à l'arbitrage international, pourrait coûter bien plus cher à la compagnie aérienne. Selon le site de l'hebdomadaire Jeune Afrique, le groupe SM International en conflit avec Air Algérie, à propos du retard pris dans la réalisation du nouveau bâtiment, compte initier dès demain une procédure d'arbitrage auprès de la Chambre de commerce international siégeant à Paris. La firme canadienne, qui accuse Air Algérie et le bureau d'études libanais de violation des clauses du contrat les liant depuis juin 2011, réclamerait ainsi 20 millions d'euros de dédommagement. Le conflit opposant les différents protagonistes remonte au mois de février dernier lorsque la compagnie aérienne nationale a décidé de mettre en demeure SM International titulaire du marché de réalisation de son nouveau siège social, l'exhortant à satisfaire l'ensemble de ses engagements et honorer tous les critères de soumission. Et par voie de conséquence d'éviter les «retards récurrents et injustifiés». Il faut dire que le projet confié au groupe canadien pour un montant de 83 millions d'euros devrait être livré au mois de juin 2013, alors que le taux d'avancement des travaux n'est qu'à 40%. Un retard qui pourrait justifier l'action d'Air Algérie, c'est du moins ce que celle-ci veut croire. Ainsi et dans sa mise en demeure, la compagnie aérienne note que le projet enregistre un retard de 23 mois sur les délais contractuels de réalisation, qui arrivent à expiration le 7 mai prochain, sans même que le lot «génie civil» ne soit achevé. Celle-ci met également en avant des insuffisances et carences graves qui continuent «à impacter sur les délais, coût du projet et la qualité des travaux entrepris», menaçant l'entreprise chargée de la réalisation de prendre des mesures sous huitaine. Cependant, les choses ne semblent pas être aussi évidentes et simples que ce que le pavillon national laisse croire. Ainsi et selon les informations rapportées récemment par la presse, une lourde responsabilité quant au retard pris dans le projet est à incomber aussi bien à Air Algérie qu'au libanais Khatib et Allami chargé d'effectuer les études pour le projet. Au-delà du retard pris dans la notification de démarrage des travaux, les erreurs répétitives dans l'étude livrée par le bureau d'études libanais seraient pour beaucoup dans le blocage du projet de réalisation. Des erreurs quant à l'étude de sol d'abord, mais aussi de faux plans (des plans pour la réalisation d'un hôtel 5 étoiles) transmis au CTC qui a refusé de les valider, s'ensuivent nombre de tracasseries administratives pour l'approbation des nouveaux plans. Bref, l'affaire tourne à l'engrenage, une mésaventure de plus qui risque de coûter cher à l'Algérie.

El Watan

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