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Saipem a peur de perdre 500 millions d’euros en Algérie

En janvier dernier, l'action de Saipem en Bourse avait perdu environ 30% quand la société avait réduit ses prévisions de bénéfices pour 2013. La compagnie italienne de services pétroliers Saipem pourrait perdre près de 500 millions d'euros à cause de problèmes d'encaissement qu'elle rencontre en Algérie, selon son nouveau PDG, Umberto Vergine. Nommé le 5 décembre 2012, M. Vergine hérite d'une situation catastrophique pour la filiale de l'ENI considérée comme un géant mondial des services pétroliers. Les propos tenus à des analystes rapportés par l'agence Reuters concernent des impayés dans les contrats obtenus en Algérie grâce justement à des pots-de-vin versés à des responsables du ministère de l'Energie et de Sonatrach. «Nous éprouvons quelques difficultés à obtenir des paiements récents et le pire des scénarii, c'est que nous n'ayons pas ces paiements», a indiqué le nouveau patron de Saipem en marge de la présentation des résultats trimestriels du groupe. Sur la dizaine de projets que Saipem avait obtenus, certains ne sont pas encore achevés et il se pourrait que des problèmes aient surgi au niveau des paiements lorsqu'il y a eu avenants et surfacturation. Rien que pour le projet du gazoduc GK3, la surfacturation aurait été de près de 250 millions d'euros selon des calculs établis par des experts en comparaison avec d'autres projets similaires. C'est d'ailleurs ce projet qui a été à l'origine de l'enquête et du scandale qui a éclaté après et qui a emporté toute la direction générale de Sonatrach en janvier 2010. C'est peut-être ce qui explique les propos pessimistes tenus par M. Vergine, qui a évoqué «le scénario du pire». A titre d'exemple, le projet MLE dont la livraison provisoire a été faite au début du mois de février dernier pourrait être l'un des contrats où le problème de paiement est rencontré. Comme le projet du complexe de GNL d'Arzew où Snamprogetti (une structure de Saipem) est associée à la compagnie japonaise Chiyoda. Ce contrat, signé en juillet 2008 pour un montant de 4,55 milliards de dollars, aurait fait l'objet d'un pot-de-vin d'environ 78 millions d'euros. Les travaux enregistrent un retard puisque le complexe de GNL devait être livré au mois de février 2013. Avouant l'impuissance de Saipem devant une situation complexe, M. Vergine a indiqué que sa compagnie n'avait aucune visibilité en Algérie. «Nous n'avons pas de calendrier sur l'Algérie. Nous ne disposons d'aucune visibilité sur l'enquête», a-t-il indiqué. A propos d'une question sur une probable amende, le PDG de Saipem a estimé qu'il n'y avait aucune raison de penser que le risque d'une amende existe, ajoutant que le groupe n'avait pas fait de provisions pour. Cet optimisme est contredit déjà par l'élargissement de l'enquête lancée, puisque après le gel d'un compte bancaire de Saipem en Algérie (près de 79 millions d'euros ou 101 millions de dollars), les enquêteurs algériens ont procédé à une perquisition des bureaux de Saipem Algérie le 24 mars dernier. Deux aspects que Saipem a reconnus : le gel des avoirs et la perquisition. Sur un autre plan et parallèlement à l'enquête et au travail de la justice, Sonatrach pourrait évoquer le soupçon d'une surfacturation pour refuser de payer certaines factures, en demandant la nomination d'un expert, même si les contrats ont été signés il y a longtemps et approuvés par l'ancienne direction générale. Toutefois, le patron de Saipem a estimé que les bénéfices pour 2013 seraient réduits de moitié à 750 millions d'euros. En janvier dernier, l'action de Saipem avait perdu environ 30% quand la société avait réduit ses prévisions de bénéfices pour 2013.

El Watan

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