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La RTS, un service public : A Talla de revoir son jeu

Les libéraux ne sont pas du tout contents de la RTS, comme à l'époque, les sénégalais ne l'étaient pas avec leur pratique qui avait fini d'en faire un organe de propagande. A la vieille de leur manifestation d'avant-hier, ils ont vu leur communiqué par le service commercial rejeté, et n'ont pas manqué de saisir l'occasion pour dénoncer une certaine «apérisation» naissante.

Leurs revendications sont-elles avérées ? Tout cela ne relèverait-il pas de la propagande partisane ? Si jamais, en tout cas, il est vérifié que c'est simplement pour une histoire de politique politicienne que la RTS a refusé de remplir sa mission, en se complaisant dans le deux poids deux mesures traditionnel, elle aurait failli à son devoir de service public.
La RTS ne doit pas être un outil de propagande, au service exclusif de l'Apr et de ses alliés. Avec le départ de Babacar Diagne et l'arrivée de Racine Talla, les sénégalais attendaient la rupture d'avec les anciennes pratiques. N'a-t-on pas tiré les leçons du passé ? On le devrait alors car, une radio de service public n'est pas seulement un statut juridique, c'est un changement dans les missions, les contenus et les fonctionnements.
Dans une radio d'Etat, tout est simple. La radio n'a qu'un seul patron : l'Etat. Autrement appelé le contribuable sénégalais. Le principe "qui paie dirige", qui est de règle dans une entreprise privée, ne s'applique pas du tout. Fondamentalement, le patron, c'est le public. Car un service public, c'est d'abord un service au public..., pour lequel le public paie. La RTS est principalement financée par de l'argent public, que ce soit sur le budget général du gouvernement ou par des prélèvements spéciaux.
Par ailleurs, une radio et une télé de service public n'ont pas à être "rentables". Leur mission n'est pas de rapporter de l'argent, et il n'est pas question de faire la course à la publicité. On doit plutôt parler d'efficacité. Laquelle, dans le cas d'espèce, se mesure selon deux critères : en terme d'audience (atteindre le plus large public possible), en terme de qualité des programmes. Aux notions de rentabilité économique ou de rentabilité politique, le service public substitue celle de rentabilité socioculturelle, pour être un outil au service de la société civile. Une radio ou une télé de service public n'est donc pas au service d'intérêts particuliers ou partisans, mais de l'intérêt général. Elle ne peut donc pas viser un public particulier, mais le grand public en général, pris dans toutes ses composantes d'âge, de sexe, d'appartenance politique, philosophique ou religieuse, d'origine sociale ou ethnique et de pratique linguistique. Autrement, on ne pourrait plus parler de Radio télévision sénégalaise, et le Pds aurait bien raison de ruer dans les brancards.
Cheikh Ba
REWMI QUOTIDIEN

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