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Conférence publique sur les mines au Burkina : Salif Kaboré et Lucien Bembamba ont-ils évité le débat ?

Annoncée à grands renforts de publicité, la grande conférence publique organisée par le Centre d'analyse des politiques économiques et sociales (Capes) s'est tenue sans les principaux intervenants (le ministre des mines, des carrières et de l'énergie, celui de l'économie et des finances ainsi que le président de la chambre des mines du Burkina) occupés à d'autres tâches.

Déçus , bien de participants l'étaient ce 20 avril 2013 en constatant avec surprise à leur arrivée au Centre cardinal Paul Zoungrana, que l'affiche annoncée n'a pas été respectée.

En effet il était prévu que le ministre des mines, des carrières et de l'énergie, Salif Lamoussa Kaboré et son collègue de l'économie et des finances interviennent ensemble sur le sujet de l'économie minière au Burkina. Elie Justin Ouédraogo le président de la Chambre des mines du Burkina et ancien ministre des mines était également annoncé.

Mais à l'arrivée aucun d'entre eux n'a fait le déplacement. L'on apprendra sur place que l'un et l'autre étaient en déplacement hors du pays.

''Des questions précises à leur poser''

Colère d'un participant qui dit-il, avait « des questions précises à leur poser ». C'est donc finalement d'autres intervenants qui ont pris la parole en tentant du mieux qu'ils pouvaient de donner des éléments explicatifs. Avec bien évidemment, toute la réserve que cela implique dans le discours.

D'autres participants quant à eux n'ont pas attendu la fin de la conférence. Ils ont préféré se retirer.

Pourtant il y a eu effectivement beaucoup de monde autour de l'activité qui s'est tenue en week end. Illustration parfaite de cette situation, c'est la petite salle de conférence du ''CCPZ'' qui a refusé du monde.

Occasion ratée

En fin de compte, il est indéniable que le faux bond des deux ministres est mal passé chez les participants. Certains y ont même vu une manière de fuir le débat, en refusant de répondre aux questions qui fâchent.

Certes les personnalités qui ont essayé de sauver les meubles avaient de l'étoffe avec un pedigree très appréciable : qu'il s'agisse d'Adama Pierre Traoré, de Clément Ouédraogo ou encore de Tidiane Barry. Sauf qu'en définitive, il a manqué le point de vue du politique.

Et cela est bien dommage. Surtout que sur plusieurs points, l'Etat a été interpellé. Notamment par rapport à la question de l'or sur lequel il prélèverait 300 dollars/once.

De même ils étaient attendus sur la répartition des dividendes dont 10% en moyenne lui reviennent selon les données. Idem sur la supposée faible teneur en or du pays et qui serait de 1 à 2 g par tonne de roche.

Juvénal Somé

Lefaso.net

Le Faso

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