mis à jour le

Hichem Aboud : «Je suis Chaoui et j’ai la tête dure !»

Hichem Aboud est convaincu d'une chose : «Ma marche arrière est soudée ! Je suis un Chaoui et j'ai la tête dure.» Il a rappelé qu'il a été condamné à un an de prison ferme pour le livre La Mafia des généraux. On m'a poursuivi pour «outrage à corps constitué», «dénonciation calomnieuse». «Le tribunal d'Hussein Dey n'était pas territorialement compétent pour me juger pour la simple raison que je n'habitais pas cette commune d'Alger. Ma dernière adresse avant d'aller en France était Oum El Bouaghi, avant, c'étaient Constantine et Réghaïa. Même le plaignant, le ministère de la Défense était domicilié au tribunal de Abane Ramdane. Donc, je me demande comment le tribunal d'Hussein Dey a accepté la plainte et jugé l'affaire», a-t-il souligné. L'outrage à corps constitué n'était, selon lui, pas fondé «puisque le livre était dédicacé aux soldats et officiers intègres de l'ANP». «Un livre plaidoyer pour l'armée contre ceux qui ont souillé son honneur. J'ai rendu hommage à des généraux intègres, tels que Benyellès, Benhadid, Hadjerès, Kamel Abderrahim. Des généraux que je connaissais de réputation. Il n'y avait ni règlement de comptes ni chita. J'ai fait l'éloge du procureur militaire Belkacem Boukhari et du général-major Bachir Tertag. Je n'étais pas contre la lutte antiterroriste. J'ai cité les noms de personnes qui ont mené l'Algérie à la faillite et au chaos. Les généraux cités ont utilisé le ministère de la Défense pour déposer une plainte contre moi. J'ai commencé à écrire le livre ici. Merbah était vivant encore lorsque j'ai commencé à poser les questions sur le fonctionnement du système. Ce livre n'est plus d'actualité, mais reste un livre d'histoire. La justice m'a donné raison puisque j'ai été acquitté. Mais le livre a été interdit en Algérie par décision de justice», a-t-il affirmé. Et d'ajouter : «Je sais qu'en France, l'Elysée est intervenu pour qu'il n'y ait plus de réédition du livre après la quatrième édition. Jean Daniel, directeur du Nouvel Observateur, s'est fait tirer les bretelles à l'Elysée après avoir publié une interview avec moi.» «A la sortie du livre La Mafia des généraux, le FFS était premier à m'avoir attaqué estimant que ce livre était l'½uvre du DRS. J'étais étonné. Après, j'ai compris qu'il ne fallait pas élever la voix plus que le FFS, surtout lorsque tu es indépendant. Pour le FFS, si tu es pour le pouvoir, tu es DRS. Et si tu es contre le pouvoir, tu es DRS. Il faut donc avoir la carte du militant du FFS et applaudir un vieux qui gère le parti par fax. Aït Ahmed a acheté une villa au dinar symbolique et l'a revendue à 5 millions d'euros. Tout le monde le sait, mais personne n'ose l'écrire. Le premier à avoir bénéficié des largesses du DRS était le FFS. La villa Brazza, où se trouve le siège du FFS, appartenait au DRS», a affirmé Hichem Aboud. «Moi, je ne roule pour personne. Je m'appuie sur la privation de mes droits les plus élémentaires, le droit au logement, notamment. Pour moi, le journalisme a toujours été l'investigation, l'entretien... aller à la source de l'information. Un  journal n'a pas de partie pris, son rôle est d'informer... Il faut oser en publiant de la bonne information», a-t-il souligné.                                                                          

El Watan

Ses derniers articles: Programme AADL 2 : les résultats communiqués  Tizi Ouzou : Les retraités de l‘ANP s’organisent  Sellal : Les visites de terrain n'ont rien 

Hichem

TAP

"Contre l'oubli", titre provisoire du documentaire de Hichem Ben Ammar

"Contre l'oubli", titre provisoire du documentaire de Hichem Ben Ammar

TAP

"Contre l'oubli", titre provisoire du documentaire de Hichem Ben Ammar

"Contre l'oubli", titre provisoire du documentaire de Hichem Ben Ammar

[email protected] (Author Name)

Tunisie-Politique. Hichem Larayedh va porter plainte contre le Syndicat de la sécurité ...

Tunisie-Politique. Hichem Larayedh va porter plainte contre le Syndicat de la sécurité ...