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Commissariat du 11e arrondissement : L’inspecteur Robert dans l’œil du cyclone

On a l'habitude de voir des affaires courantes au niveau des commissariats de police de Bamako, mais celle qui s'est passée le jeudi 18 avril 2013 au 11e arrondissement de Kalaban, dépasse l'entendement humain. Beaucoup ont évoqué de connexion douteuse inquiétante dans ce cas précis entre policier et plaignantes avec l'intention de nuire à l'innocente Mimi, une femme formidable, de bon c½ur et qui n'a jamais été associée à aucune malversation, selon son entourage et son mari. Avec le comportement versatile et désobligeant de certaines personnes, le bienfait perd son sens car l'être humain est devenu méchant et ingrat.

Un jour, Mimi a été surprise de la visite de Fatoumata Kéita, une femme esseulée, presque célibataire, qui se dit couturière. On la voyait le plus souvent se faufiler entre sa chambre unique et le domicile conjugal de Mimi sis à Kalaban ACI. Il lui arrivait souvent de quémander à celle – ci des condiments, de l'argent et même des habits.

Au fur et à mesure que le temps passait, un sentiment de pitié s'installa en Mimi qui ne voyait aucun mal à aider cette femme misérable. Jusqu'au jour où elle décida de lui donner un habit à coudre.

 Les faits

 L'affaire remonte à plusieurs mois. Mimi comme toutes les femmes bamakoises est friande de nouvelle mode. Mais notre couturière coud mal. La jolie Mimi ne peut porter le vêtement cousu qui s'est avéré trop petit. Elle voulait revendre le vêtement en question à personne plus mince. Mais, c'est la petite s½ur de la couturière qui se porté acquéreur de dernière minute. Très généreuse, Mimi accepta. Ce règlement à l'amiable ne porte pas fruit. Le pire était à venir.

Des jours passèrent, un mois, deux, trois, six... l'habit ne fut pas remboursé. Encore moins l'argent... Lasse, elle s'en remet à Dieu.

Un jour, la petite soeur de Fatoumata apporte un tissu démodé, mais Mimi n'en fait pas un problème. Pis, au lieu de trois pagnes, l'intéressée n'amène que deux. Quant aux frais de couture entre les mains de Fatoumata la grand soeur, ce fut la croix et la bannière, un purgatoire en quelque sorte. Cette dernière finira par débourser 5000 FCFA comme avance. Le reste de l'argent ? Il fut payé à la police. Mais comment ? Suite à une dispute. Les deux s½urs tentent de venir à bout de Mimi qui leur opposa une résistance farouche. Légitime défense en quelque sorte. Elle a toujours dit qu'elle ne portera jamais une plainte contre une dame ruinée physiquement et moralement.

 

L'affaire devant la police

 

Non seulement Mimi n'avait pas reçu le reste de sa pagne, son argent mais a été intimidée par ses débiteurs qui eurent encore le courage de porter plainte. Hum ! C'est ça le nouveau Mali de l'ère Dioncounda Traoré ! C'est ainsi qu'à 7 heures, deux gaillards se réclamant du 11e arrondissement font irruption chez Mimi avec en main une convocation portant mention : « A conduire ».

Une fois au 11e Arrondissement, elle fut débarrassée de son enfant qu'elle halète, son mari contraint de quitter les locaux de la police. Voila le visage inhumain actuel du 11e arrondissement avec un inspecteur zélé répondant au nom de Robert à qui l'affaire fut confiée comme par préméditation. Robert serait un inspecteur gonflé à la merci de ses pulsions... Un tel inspecteur mérite t-il une telle place ? Lui qui devrait se mettre à équidistance des justiciables ? Etait- il en mission commanditée de l'un ses supérieurs hiérarchiques ? Ou a-t-il agi pour des relations voilée ou cadenassées avec Fatim ? Que Dieu tranche un jouir !

A l'interrogatoire, les deux s½urs, selon nos informations, ont tenté de convaincre en vain la police qui a découvert finalement la supercherie. Toute honte bue, l'inspecteur Robert a été contraint de mettre les deux dames dans le violon malgré la mise en garde de ses camarades de les faire asseoir sur le banc. L'on comprend alors aisément qu'il voulait faire plaisir à Fatim restée dehors, celle par qui l'affaire a commencé. La police a-t-elle besoin de caresser dans le sens du poils pour des exploits libidinaux ?  Et croire que c'est Fatim et sa soi-disant petite s½ur qui ont tenté d'agresser Mimi devant leur porte au vu et au su de tout le monde ! Mimi était partie à la demande de Fatim pour récupérer son argent. Elles ont engagé à son arrivée une partie de bataille avant de se rendre compte qu'elles ne font pas le poids, à telle enseigne que Fatim elle-même a pris la fuite. Au 11e Arrondissement, Robert fait-il régner la loi de la jungle ?

Enfin, c'est un autre inspecteur qui a dû intervenir et extraire Mimi des griffes de Robert, un Tigre en papier, exécuteur de décisions machiavéliques. C'est finalement à la police qu'elles ont payé l'argent de Mimi...

Nous y reviendrons...

Issiaka SIDIBE

Mali Web

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