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Abdelaziz Bouteflika, Alger, janvier 2013 / AFP
Abdelaziz Bouteflika, Alger, janvier 2013 / AFP

L'impossible alternance démocratique en Algérie

Aucun candidat à la présidentielle de 2014 ne semble convaincre. Même pas Bouteflika, si jamais il devait se représenter.

La question de la transition de l’alternance démocratique est un sujet polémique en Algérie. Tout le monde l’espère, pourtant rien n’indique encore que le président Abdelaziz Bouteflika ne se présentera pas pour un quatrième mandat à la tête du pays, en 2014. Autre motif d’«inquiétude», le faible nombre de successeurs crédibles à qui les Algériens pourraient accorder leur  confiance.

Pourtant, des observateurs trace d’ores et déjà quelques pistes, en attendant la prochaine présidentielle. Le Quotidien d’Oran, s’est amusé à ce petit jeu, par le biais d’une chronique de Kamel Daoud. Le site d’information dresse une liste de personnalités algériennes pouvant prétendre à la succession de Bouteflika. De potentiels dauphins, avec leurs qualités et leurs handicaps.

Il y a tout d’abord Ali Benflis. Cet ancien Premier ministre lors du premier mandat de Bouteflika, s’était déjà présenté à la présidentielle de 2004. Mais le Quotidien d’Oran voit en lui un politicien qui «a gardé l’image mauvaise d’un homme qui s’est fait avoir».

L’économiste Ahmed Benbitour ne trouve pas meilleures grâces aux yeux du Quotidien d’Oran:

«Trop mou, trop gentil. Or, les Algériens aiment les gens qui prennent le pouvoir par virilité ou par chantage ou qui le quittent par bravade ou par courage. Ou qui s'y soumettent par cupidité.»

Hocine Aït-Ahmed? «C’est la génération d’autrefois. Il représente le souvenir, mais pas l’avenir, même si les Algériens l’aiment bien», soutient le site du quotidien oranais.

Quant à Lamine Zéroual, qui a arrive au pouvoir en 1994 avant de démissionner en 1995, il est selon le Quotidien d’Oran, presque trop honnête pour prétendre succéder à Bouteflika. Il est, ajoute le site, «le président de tous ceux qui ne veulent pas être président, en Algérie».

Sid Ahmed Ghozali semble ne pas avoir beaucoup de chances non plus. A 76 ans, cet ancien Premier et ancien candidat aux présidentielles de 1999 et de 2004 est plutôt soupçonné d’avoir des ambitions d’utiliser sa candidature à la prochaine présidentielle comme un tremplin pour diriger une importante société d’Etat.

Le vrai problème, conclue le Quotidien d’Oran, c’est que le régime algérien «ne permet pas l’émergence de figures alternatives, de nouveaux personnages ou de leaders».

Lu sur Le Quotidien d’Oran

Slate Afrique

La rédaction de Slate Afrique.

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