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Election présidentielle 2013 : Soutien réaffirmé de la Cnas et de l’Adps à Zou

La direction politique de la Cnas faso Hèrè, était au grand complet, jeudi dernier, à leur siège où le secrétaire général du parti a animé une conférence de presse pour se prononcer sur quelques grandes questions d'intérêt national, mais surtout, pour réaffirmer leur soutien à la candidature de Soumana Sako.
Le jeudi 18 avril, à son siège, le parti Convention nationale pour une Afrique solidaire (Cnas Faso Hèrè) a tenu une conférence de presse animée principalement par Soumana Tangara, secrétaire général de ce parti, sur des thèmes d'actualité. Mais avant tout, il s'agissait pour la Cnas de réaffirmer son soutien à la candidature de Soumana Sako à l'élection présidentielle prévue pour juillet prochain. Réaffirmer car dès décembre 2011, le parti s'était prononcé en ce sens, lors d'un congrès au cours duquel le Premier ministre de la transition de 1992 a été solennellement investi. Depuis mars 2012, il bénéficie de la plateforme Adps que la Cnas a formée avec d'autres partis et des associations. Ayant clarifié la position de son parti sur ce point, Soumana Tangara s'est penché sur les questions d'intérêt national qui font, aujourd'hui, débat.
Il s'agit tout d'abord du mandat de la Mission internationale de soutien au Mali. Pour le conférencier, il n'est pas question que cette Misma cède la place à une mission onusienne d'interposition ou de paix, car une telle mission à vocation de s'interposer entre deux entités. Or, le Mali est une seule et unique entité territoriale, un et indivisible. Entre qui et qui l'Onu va-t-elle s'interposer ? Entre l'armée malienne et le Mnla qui sévit à Kidal ? C'est une région de la République du Mali. Même si elle est actuellement occupée par des groupes rebelles dont elle doit être débarrassée au plus vite. Ce n'est pas une force d'interposition qui doit être à Kidal, mais l'armée et l'administration afin de consacrer l'intégrité territoriale et la souveraineté nationale. Par ailleurs, l'Onu, «sous le leadership mal inspiré de Ban Ki-moon» s'est jusque-là montrée incapable de régler les problèmes sur le continent, tout en s'illustrant dans une mauvaise compréhension de la crise malienne. Car l'organisation internationale n'a pas encore compris qu'il n'y a pas de conflit entre nord et sud, entre peau blanche et peau noire. Il y a un conflit avec le mouvement indépendantiste et sécessionniste, Mnla, que la France, dans «un jeu trouble et troublant», sans doute nostalgique du vieux complot néo-colonialiste visant à créer l'organisation commune des régions sahariennes, semble soutenir et protéger. Il n'est donc pas question de remettre le Mnla en selle et de le laisser se fortifier à Kidal.
Pour ce faire, le parti de Zou demande aux partis politiques de renoncer, cette année, à l'aide publique que le gouvernement leur accorde. Cet important fonds, près de deux milliards, pourrait s'ajouter à l'effort de guerre de libération du nord. Cette proposition, faite à l'occasion de la commémoration du 26 mars, la Cnas l'a faite parce qu'elle croit qu'un tel renoncement permettrait à la classe politique d'élever son sens de responsabilité et de soigner son image dépeinte «comme essentiellement obnubilée par l'appétit du pouvoir et de l'argent ». De plus, les députés qui siègent actuellement à l'Assemblée nationale n'ont aucune légitimité populaire car leur mandat a été prorogé en 2012 en violation flagrante de la Constitution du 10 janvier 1992. «C'est dire donc que ladite aide publique en cette année précise est d'une légalité douteuse, d'une légitimité incertaine et risquerait d'être perçue, à tort ou à raison, dans certains milieux comme une prime à la mauvaise gouvernance»
Par ailleurs, le parti de Soumana Sako, tout en estimant qu'une transition doit être aussi courte que possible et prenant acte du calendrier électoral élaboré par le gouvernement, met en garde contre des «élections bâclées dont les résultats pourraient être violemment contestés compte tenu de la polarisation des forces politiques et sociales».
Les élections doivent être organisées sur toute l'étendue du territoire national, or le Cnas a de sérieux doutes sur la gestion du retour de l'administration d'Etat et des services publics dans les régions libérées. C'est pourquoi la Cnas est catégorique : elle ne participera pas aux élections tant que la région de Kidal restera occupée par des bandits armés, et encourage donc l'armée malienne à prendre l'initiative d'aller libérer la capitale des Ifoghas, et de prendre le contrôle de toutes les régions.
Toujours concernant les élections, dans le cadre de la relecture de la loi électorale, la Cnas, même si son candidat n'a aucun problème à ce niveau, insiste sur la suppression du parrainage du candidat à la présidentielle, une pratique qui est devenue «source de corruption et de chantage», opte pour un fichier biométrique, la recomposition de la Ceni sur la base des regroupements socio-politiques nés après le 22 mars, propose la mise en place d'un système fiable et numérisé de distribution des cartes d'électeur, et exige plus d'équité dans la couverture médiatique des activités des partis politiques et des candidats.
Un autre point sur lequel le conférencier est revenu, c'est la Commission dialogue et réconciliation. Selon Soumana Tangara, les termes de référence, le mandat, la composition et la définition des critères de nomination de ses membres doivent impliquer l'ensemble des forces vives de la nation, ainsi que son pilotage et sa mise en ½uvre. Aussi, regrette-t-il «le déficit de concertation avec les forces vives de la nation…» et se dit d'accord avec les réserves du Coren et de Temedt.
Le conférencier  a terminé par deux points : les mandats d'arrêts internationaux dont, eux, ils avaient demandé le lancement depuis le 28 août et dont personne ne connait la suite que leur a réservé des pays comme la France, le Burkina Faso, la Mauritanie et l'Algérie ; et la situation de l'attribution de certains marchés publics douteux, si l'on en croit la presse. La Cnas demande plus de transparence et exige une enquête parlementaire.
Pourvu qu'elle soit entendue.
Cheick Tandina

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