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Réunion du Groupe de suivi sur le Mali : Les participants exigent le désarmement du Mnla

La situation sécuritaire et institutionnelle qui prévaut au Mali préoccupe fortement l'Afrique, voire l'ensemble de la communauté internationale. Afin de trouver une solution durable à cette crise, les membres du groupe de suivi et de soutien sur la crise malienne, réunis au Cicb le vendredi 19 avril dernier, ont examiné les derniers développements de la situation.

« Le désarmement du Mnla et sa transformation en une organisation exclusivement politique » : c'est là la principale recommandation de la rencontre. Reportage.
Depuis le coup d'Etat du 22 mars et l'occupation des 2/3 du Mali par des mouvements narco-djihadistes, l'Ua, la Cédéao, l'Ue et les nations unies s'investissent, sans cesse, pour que notre pays retrouve sa stabilité politique et une paix durable. C'est dans la dynamique de poursuivre ce combat que le commissaire à la paix et à la sécurité de l'Ua, Ramtane Lamara, le président de la commission de la Cédéao, Kadré Désiré Ouédrago, le chef de la Misma, Pierre Buyoya, le représentant spécial des Nations unies pour l'Afrique de l'ouest, Saïd Djinnit et plusieurs autres personnalités africains et d'ailleurs s'étaient retrouvés à Bamako pour passer en revue l'évolution de la crise malienne. Celle-ci (crise malienne), selon le Groupe de suivi et de soutien (Gss) a connu d'importants progrès favorables à l'atteinte des objectifs que sait fixé le groupe. Il s'agit notamment de la poursuite des opérations de consolidation de l'autorité de l'Etat au Mali, avec l'expansion progressive du contrôle étatique dans les régions septentrionales du pays. À cet égard, la rencontre a salué  l'engagement et le sacrifice consentis par toutes les forces impliquées dans les opérations visant à sécuriser et à stabiliser les zones libérées. Ce facteur devrait amener l'Etat malien, estime le GSS, à accélérer le redéploiement de l'administration, en particulier la police, la gendarmerie, la justice ainsi que les services sociaux de base dans ces zones afin de créer un environnement propice au retour à une vie normale. Aussi, les autorités de transitions du Mali sont incitées au rapatriement « libre et volontaire des populations déplacées et réfugiés ».
Désarmer le Mnla
Si la communauté internationale se félicite d'avoir réussit à anéantir les groupes djihadistes, le ''cas'' Mnla reste encore une épine dans ses pieds. La situation de ce groupe, qui clame à tout vent sa présence à Kidal, ne pouvait rester en marge des débats. Sur la question, le groupe de suivi et de soutien est resté ferme sur sa décision prise à la rencontre de Bruxelles, le 5 février dernier, celle de désarmer le Mnla et rétablir « rapidement » l'autorité de l'Etat sur l'ensemble du territoire. Le président de la commission de la Cédéao, Kadré Désiré Ouedraogo a appelé « les forces alliées à faciliter le déploiement des forces de défense et de sécurité maliennes sur toute l'étendue du territoire ». Aussi, le Mnla doit être transformé en une organisation « exclusivement » politique. Ce, conformément au respect scrupuleux de l'unité et de l'intégrité territoriale du Mali, « pour autant que ce groupe désire participer au processus politique » a précisé la rencontre. A cet effet, il a été demandé à l'Ua, à la Cédéao et aux Nations-unies, sous conduite de l'ancien président Pierre Buyoya, de prendre des initiatives appropriées, dans le prolongement des efforts de médiation de la Cédéao, en vue du règlement de ce problème.
Par ailleurs, il a été souligné la nécessité de dissoudre et de désarmer toutes les milices pour faciliter le processus de restauration de l'autorité de l'Etat.
S'agissant du processus politique, des avancées notoires ont été soulignées par le groupe de suivi et de soutien sur la situation au Mali. Il s'agit des mesures prises pour la mise en ½uvre de la feuille de route, notamment la mise en place effective de la Commission Dialogue et Réconciliation, d'une part et l'organisation des élections, d'autre part. Pour la CDR, le Gss rassure que son soutien politique, technique et financier ne fera pas défaut. Pour ce qui concerne l'organisation des élections en juillet prochain, le Gss a souligné l'impératif que revêt la création de conditions propices à la tenue d'élections libres, transparentes et inclusives afin d'éviter des problèmes postélectoraux.
Une autre rencontre sur la situation au Mali est prévue, au plus tard en juin 2013, à Bamako.
Issa B Dembélé

Mali Web

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