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Un médicament «efficace», selon les spécialistes

L'apport des crèmes cicatrisantes dans les plaies chroniques et les brûlures du 1er et 2e degrés est le thème débattu hier lors d'une conférence de presse organisée par le laboratoire Julphar. La prescription de ces pommades doit répondre à des exigences claires, a souligné le docteur Jamil Halabi, chirurgien et secrétaire général de la Société libanaise du cancer et président du Congrès urgences en médecine. «En matière de plaies chroniques, brûlures, infections ou ulcères du pied diabétique, le médecin a recours à une panoplie de produits pharmaceutiques afin d'assurer une cicatrisation rapide, fonctionnelle et esthétique», a-t-il souligné en faisant référence à la pommade «Mebo», le Syndicat algérien de l'industrie pharmaceutique (SAIP) considère être «un faux médicament» et même «dangereux pour la santé». Le Dr Halabi estime que le choix d'un produit doit se faire pour celui qui satisfait et répond à quatre critères, à savoir la sécurité, la tolérance, l'efficacité et le prix. Il rassure alors que Mebo, qu'il utilise depuis 1999, répond à ces exigences et il l'utilise les yeux fermés. «Je le trouve utile dans le traitement des brûlures de tous les degrés sauf le 3e, des ulcères et mal perforants du pied diabétique, dans les escarres bien débridées ainsi que pour obtenir un résultat esthétique supérieur dans les plaies du visage et surtout après la chirurgie de la thyroïde et du sein», a-t-il ajouté. La responsable médico-marketing de Julpahr, Lynda Bouchareb, a signalé que ce produit classé parapharmaceutique existe dans la pratique médicale depuis 17 ans et «plus de 30 études cliniques publiées dans les grandes revues scientifiques internationales confirment l'innocuité et l'efficacité de ce produit», a-t-elle précisé avant de présenter l'attestation d'enregistrement au ministère de la Santé datant du 13 février 2012. De son côté, le président de la Société algérienne de médecine esthétique, le docteur Mohamed Oughanem, affirme que le produit en question est utilisé par les malades et «aucun effet indésirable ne m'a été rapporté par les patients. Les résultats obtenus sont satisfaisants». Les praticiens et chirurgiens à la clinique des grands brûlés à Alger ainsi que le service des grands brûlés à l'hôpital de Douéra ont attesté que cette pommade est connue des professionnels depuis plusieurs années et son utilisation n'a jamais posé problème aux patients Au contraire, «des résultats surprenants ont été enregistrés dans la cicatrisation de certaines brûlures», a indiqué le Pr Metiche de la clinique des grands brûlés à Alger. Ce traitement, aujourd'hui, selon les spécialistes, est plus qu'indispensable au vu du nombre de brûlés admis dans les deux établissements principaux d'Alger. Les enfants représentent le plus grand nombre de victimes d'accidents domestiques causés par les liquides chauds ou l'explosion des bouteilles de gaz, signalent les spécialistes qui estiment qu'il est urgent de lancer des campagnes de sensibilisation et de prévention contre ce type d'accidents qui nécessitent des hospitalisations de longue durée. «Les structures sont saturées et les moyens se font de plus en plus rares», a-t-on déploré.

El Watan

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