mis à jour le

La grève reconduite dans les régions du Sud

Les syndicats autonomes de la Fonction publique ne décolèrent pas. Ils ont décidé de reconduire, pour la troisième semaine, leur mouvement de protestation de trois jours initié dans 23 wilayas du Sud et des Hauts-Plateaux. Les six syndicats représentant les secteurs de la santé, de l'éducation, de l'enseignement supérieur et de l'administration refusent de lâcher prise tant que les autorités ne prennent pas au sérieux leur action et ne répondent pas favorablement à leurs revendications. Sous le slogan «La semaine de la révolte», les animateurs de cette action de protestation dénoncent, une fois de plus, l'attitude méprisante des pouvoirs publics. «C'est le comportement des autorités qui irrite beaucoup plus les fonctionnaires des régions concernées par la grève de trois jours. C'est ce silence méprisant vis-à-vis des fonctionnaires algériens qui pousse au pourrissement», note Méziane Mériane, premier responsable du Syndicat national autonome des professeurs de l'enseignement secondaire et technique (Snapest). Ce dernier a été sollicité hier par les services du ministre de l'Education nationale pour tenter de le dissuader de surseoir au mouvement de protestation. Les responsables du Snapest ont répondu présent à l'invitation, mais ont refusé l'offre du ministère consistant à calmer le jeu et reprendre le chemin de l'école. «Les responsables du secteur nous ont demandé de temporiser et de jouer la carte de l'apaisement, d'autant plus que le Premier ministre s'est engagé à prendre en charge nos revendications. Nous avons exigé un document écrit. Le ministère était dans l'incapacité de satisfaire cette demande», déplore M. Mériane. Les fonctionnaires en ont ras-le-bol des promesses verbales, ils veulent du palpable avant de renoncer au débrayage. Les syndicats rappellent qu'en 2011, une commission mixte a été installée pour étudier les revendications spécifiques aux fonctionnaires des régions du Sud. Le dossier a été décortiqué avant sa transmission aux services du Premier ministre. «Nous attendons toujours la concrétisation des promesses faites en 2011 par le gouvernement. Aujourd'hui, les fonctionnaires ne veulent plus de promesses verbales, ils cherchent du concret», insistent les syndicalistes. Ces organisations n'ont pas apprécié la démarche du Premier ministre qui a choisi d'autres canaux pour annoncer de nouvelles mesures concernant les travailleurs grévistes. «Nous sommes des partenaires sociaux, pourquoi donc les autorités ne s'adressent pas directement à nous pour nous faire part de leur décision ?» s'interroge M. Mériane. Faut-il rappeler que les syndicats revendiquent la prime de zone spécifique aux régions du Sud. Pour eux, le règlement de ce problème incitera les fonctionnaires du Nord à venir s'installer et travailler dans le Sud. Pour l'heure, la situation demeure pénalisante et insoutenable pour les malades, les élèves et les citoyens de manière générale.  

El Watan

Ses derniers articles: Programme AADL 2 : les résultats communiqués  Tizi Ouzou : Les retraités de l‘ANP s’organisent  Sellal : Les visites de terrain n'ont rien 

grève

AFP

Maroc: nouvelle journée de grève générale

Maroc: nouvelle journée de grève générale

AFP

Les avions d'Air Algérie cloués au sol par une grève

Les avions d'Air Algérie cloués au sol par une grève

AFP

Tunisie: grève générale et manifestation dans le nord-ouest

Tunisie: grève générale et manifestation dans le nord-ouest