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Italie: Napolitano réélu: quelles conséquences pour l'Italie?

Giorgio Napolitano se succède donc à lui-même. A 87 ans, le chef de l'Etat italien rempile. Il est le seul candidat à avoir obtenu suffisamment de votes au Parlement après le rejet des candidatures de Romano Prodi et de Franco Marini. Cette réélection d'un président italien, fait totalement inédit, est saluée à travers le monde. Mais elle n'est pas sans conséquences. Plus de cinquante jours après des élections législatives aux résultats contrastés, c'est en fait un retour à la case départ pour l'Italie.

On vraiment supplié Giorgio Napolitano de rester à son poste - honorifique - de président de la République. Dès le lundi 22 avril, dans l'après-midi, le chef de l'Etat réélu prêtera serment puis expliquera devant le Parlement comment il entend exercer ses fonctions pendant les sept prochaines années...

Puisque c'est au nom du bien de l'Italie que Giorgio Napolitano a accepté un second mandat, il ne manquera pas de demander à tous les partis de faire preuve de responsabilité. Y compris au Mouvement 5 étoiles, qui a très mal réagi à sa réélection.

Le parti de Beppe Grillo voulait faire élire le constitutionaliste Stefano Rodotà pour répondre à la soif de changement exprimé par les activistes, mais aussi par des Italiens qui n'ont pas voté en faveur du Mouvement 5 étoiles.

Gouvernement de large entente

Les cadres du mouvement ne voient pas d'un bon ½il le compromis passé entre le Parti démocrate et la droite de Silvio Berlusconi pour faire élire à nouveau Giorgio Napolitano. Ce compromis va-t-il, a contrario, permettre (enfin) de former un nouveau gouvernement en Italie ?

C'est en tout cas ce que souhaite ardemment Giorgio Napolitano, qui va devoir peser de tout son poids pour faire accepter une alliance entre le Parti démocrate, le Peuple de la liberté et la Ligue du Nord, pour former un exécutif dit « de large entente ».

La tâche d'un tel gouvernement serait de mettre en ½uvre des réformes urgentes, tant sur le plan social et institutionnel que sur le plan économique. Plus de cinquante jours après les élections législatives, c'est en fait un retour à la case départ.

Silvio Berlusconi a toujours réclamé la formation d'une telle alliance, à l'inverse du secrétaire du Parti démocrate Pier Luigi Bersani. Ce dernier a d'ailleurs annoncé qu'il démissionnait de ses fonctions au sein du parti, geste qui était devenu inévitable puisqu'il vit cette situation comme un grave échec personnel.

Rfi.fr

Rewmi

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