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100 jours au Mali. Le travail a été fait

Cent jours après le début de la guerre au Mali, tous les chefs militaires français se réjouissent du succès de leurs opérations. Seule ombre au tableau : les otages, toujours aux mains de leurs geôliers

La mission a été accomplie sans coup férir, les djihadistes et leurs alliés touaregs, qui se préparaient à descendre vers la capitale Bamako, étant stoppés dès le premier jour des combats. La concentration suspecte de leurs 200 pick-ups avait été repérée par la DRM et la DGSE. Endossant au Mali la tunique de gendarme de l’Afrique, qu’il a refusé de revêtir en République centrafricaine, François Hollande avait toutes les raisons d’agir dans ce pays. La France y a conservé certaines influences, y compris économiques, passant aussi par la permanence de moyens militaires conséquents. Les forces spéciales, discrètement présentes dans la région, ont ouvert le feu les premières, il est vrai appuyées par la considérable puissance de feu des Rafale venus de Lorraine, après avoir survolé l’Algérie.

Les djihadistes reçoivent une « trempe »

Après ce coup d’arrêt, les Français ont déroulé une manoeuvre à laquelle ils sont accoutumés : les forces pré-positionnées au Tchad et en Côte d’Ivoire ont été déployées en urgence, bientôt suivies par les troupes en alerte sur le sol français, puis par une infanterie multiforme : à Gao, à Tombouctou, partout les parachutistes ou les fantassins à bord de leurs modernes VBCI ont fait merveille. Dans l’Adrar des Ifogahs, en poursuivant hardiment les militants d’AQMI avec leurs camarades tchadiens, les soldats français ont mis une « trempe » aux djihadistes. Contre lesquels leurs alliés de circonstances, les touaregs du MNLA, se sont finalement retournés.

En attendant la MISMA

Pour ce conseiller du ministre de la défense Jean-Yves Le Drian : « Nous sommes les premiers à avoir stoppé AQMI. Ces terroristes qui n’avaient jamais été mis au défi ont perdu l’initiative. Ils se croyaient intouchables ? Nous avons détruit la fourmilière ! » Les forces françaises ont perdu cinq hommes dans cette guerre destinée à restaurer la souveraineté du Mali. Mais elles n’ont reçu qu’un faible appui européen. Certes, l’effort logistique a été fourni pour un tiers par des alliés européens, les Canadiens ont combattu au sol aux côtés des forces spéciales françaises, les Américains ont fourni du renseignement avec leurs drones et, surtout, les Africains ont constitué une force, la MISMA, qu’il reste à former, à équiper, à entraîner et à financer. Elle a vocation à constituer à terme l’ossature d’une force de maintien de la paix de l’ONU. Lorsque cette échéance sera effective, sans doute vers la fin de l’année, les 4.000 français actuellement présents sur le sol malien seront moins de 1.000. Ils constitueront une force de réaction rapide, puissante et bien équipée, à laquelle les djihadistes seraient mal inspirés de venir se frotter.

Un point noir : les otages

Depuis janvier, l’armée de terre a l’impression d’avoir fait son job au Mali. Ses chefs reçoivent des félicitations où qu’ils se présentent et la 82e Airborne de l’US Army, la plus importante unité parachutiste au monde, a entrepris d’étudier point par point la stratégie du groupement tactique interarmes aéroporté qui a ratissé le nord-Mali. « Ils ne nous regardent plus de la même façon », raconte un officier ébahi… L’armée de l’air a pour sa part démontré qu’elle peut intervenir au sud du Sahara en partant de ses bases métropolitaines, quand bien même le ravitaillement en vol français est à bout de souffle. Même les marins ont participé aux combats, puisque les Atlantic 2 de Lann-Bihoué, non contents de participer activement au recueil du renseignement au dessus du désert, ont largué des bombes sur les djihadistes ! Les Français n’ont qu’un regret, mais il est énorme : ils n’ont pas mis la main sur nos huit otages, qui demeurent aux mains de leurs geôliers.

  • Jean Guisnel

letelegramme.com/

 

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