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Le rapport sombre du département d’Etat américain

Le département d'Etat américain a publié, le 19 avril, son rapport 2012 sur les droits de l'homme dans le monde. Le cas de l'Algérie y figure avec son lot d'atteintes aux droits humains. Le document dresse, en effet, une série de points noirs relevés dans le pays durant l'année 2012 : restrictions des libertés individuelles, justice aux ordres, recours abusif à la détention provisoire et impunité des services de sécurité et des parlementaires. Le rapport évoque également la corruption et le manque de transparence dans la passation des marchés publics. Revenant d'abord sur les élections législatives du 10 mai 2012, les Américains pensent que cette échéance n'a pas bouleversé les habitudes des dirigeant du pays. «Les élections se sont déroulées dans des conditions acceptables, mais l'on retient le taux très faible de participation», signale le rapport, précisant que les citoyens algériens éprouvent des difficultés à opérer un changement au sein du gouvernement en raison des restrictions multiples qui s'abattent sur eux : «L'utilisation de la force par les services de sécurité, l'impunité, les disparitions forcées, la torture...» Selon le rapport qui cite des témoignages d'ONG algériennes, «le gouvernement a procédé à la surveillance des communications des opposants politiques, des journalistes, des associations de défense des droits de l'homme et de terroristes présumés». Prisons secrètes Dans ce sens, les rédacteurs de ce rapport remettent en question les affirmations du gouvernement concernant l'inexistence de prisons secrètes en Algérie : «Si le gouvernement algérien a autorisé le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et des observateurs locaux des droits de l'homme à inspecter des prisons, il a catégoriquement refusé l'accès à la prison militaire et à d'autres centres de détention hautement sécurisés.» Le rapport fait état de l'inquiétude de ces ONG, qui ont formulé «des craintes sur les conditions de détention et le possible recours à la torture dans ces lieux de détention». Pour le département d'Etat américain, la justice algérienne n'est pas indépendante, mais «gangrenée par la corruption». «Le président de la République a la mainmise sur le pouvoir judiciaire, alors que la Constitution garantit l'indépendance de la justice», note-t-on. Dénonçant le recours abusif à la détention provisoire, le rapport estime que la justice algérienne est dans l'incapacité d'assurer, dans certains cas, «un procès équitable». Les Américains soulignent également le manque de transparence au sein du gouvernement, notamment en ce qui concerne les marchés octroyés. «Cela demeure un problème majeur», précise-t-on. Concernant la liberté d'expression, le pouvoir use, selon le même document, «de tous les moyens pour faire pression sur les journalistes et les éditeurs, d'où la réticence de certains journalistes». «La liberté de la presse, bien que garantie par la Constitution, fait malheureusement défaut dans la pratique. La plupart du temps, des journalistes s'autocensurent de crainte de tomber sous la coupe des dirigeants qui digèrent mal la critique fondée», expliquent les responsables américains, en citant des cas de «pressions sur des journalistes et des journaux comme El Watan, enregistrés en 2012». Le rapport a épinglé également l'Algérie sur la liberté d'association qui est un droit, mais un droit restreint dans la pratique.

El Watan

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