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Journée sans pain le 23 avril

Le Comité national des boulangers, en maintenant son appel à une grève d'une journée, le 23 avril en cours, réclame le «maintien d'une marge bénéficiaire légale». Tout en se disant «disponible pour le dialogue avec la tutelle», ce syndicat, par la voix de son président,  Maamar Hentour, dresse une série de revendications à caractère social. Selon ce responsable syndical qui a animé hier un point de presse à Alger, «le boulanger est celui qui paie tous les préjudices de la politique des subventions et des aléas du métier, ce qui rend cette profession peu attractive de jour en jour». Selon les boulangers, le prix du pain à 8,50 DA la baguette est insensé sur le plan commercial. Les subventions accordées à ces artisans dans le cadre du plafonnement des produits de large consommation, depuis plusieurs années, «ne suffisent plus» pour absorber l'inflation qui pèse lourd sur la trésorerie des boulangers. Selon le comité, «certes, le prix de la farine, comme matière première principale de la fabrication du pain, est supporté par l'Etat, mais les coûts des autres ingrédients restent onéreux et doivent donc être répercutés dans le prix de vente». Comme solution, les boulangers souhaitent le plafonnement des prix des autres matières premières utilisées comme le sucre, la levure et l'huile, pour que le prix final soit maintenu à 8,50 ou 10 DA. «Nous avons également suggéré que les tarifs de l'électricité et du gaz soient revus à la baisse pour les boulangers, comme autre solution pouvant être envisagée», expliquent des représentants des boulangers affiliés à l'Union générale des commerçants et artisans algériens (UGCAA). Plusieurs rencontres régionales ont eu lieu hier pour débattre de l'option d'une grève nationale. «La grève a été plébiscitée par tous les bureaux régionaux d'Alger, de Tizi Ouzou, de Béchar, de Constantine, d'Oran et de Sétif qui ont décidé d'aller vers un débrayage national, le 23 avril, comme ultime appel au gouvernement pour se pencher sérieusement sur cette question.» Le syndicat assure par ailleurs que le service minimum sera respecté : «Les boulangeries conventionnées avec les cantines scolaires, les résidences universitaires, les hôpitaux et autres collectivités honoreront leur plan de charge dans le cadre de la clause du service minimum garanti par les textes législatifs.» L'UGCAA met en garde contre toute tentative de lecture ou d'interprétation «politicienne» de ce débrayage : «La grève est un droit garanti par la Constitution et les lois de la République. Nous n'agissons pour le compte d'aucune entité politique», soutiennent les représentants des boulangers. A souligner que le ministère du Commerce a installé une commission mixte, au début du mois, pour examiner tous les aspects liés au prix du pain. Cette commission, regroupant toutes les parties impliquées, dont les représentants des boulangers, statuera sur les mécanismes à adopter concernant la hausse ou non du prix de la baguette de pain.   

El Watan

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