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Une marche commune pour des slogans distincts à Béjaïa

Le Mouvement pour l'autonomie de la Kabylie (MAK) et le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) se sont découvert des affinités que l'on ne soupçonnait pas jusque-là. Pour la première fois dans l'histoire des luttes démocratiques dans le pays, les deux formations politiques ont marché ensemble pour célébrer le 33e anniversaire du Printemps berbère avec une multitude de slogans, dont il n'est pas évident de retenir ceux qui sont en commun. Réunis autour de la commémoration de ce double anniversaire du Printemps berbère 1980 et du Printemps noir 2001, ils étaient plusieurs centaines à se rassembler devant le campus de Targa Ouzemour pour marcher vers le siège de la wilaya. Pour se démarquer des deux sigles partisans, des carrés denses d'étudiants, banderole en tête glorifiant les «martyrs du Printemps amazigh et de la démocratie», ont démarré les premiers se détachant de la foule pour être rejoints en cours de trajet par Akli D., le chanteur. Parmi les marcheurs aussi, le président du Congrès mondial amazigh, Belkacem Lounès, qui a été interpellé à la fin de la marche par des policiers avant de le relâcher. Le gros des foules est visiblement assuré par les carrés du MAK qui ont pris la tête d'une marche bien organisée, banderoles et drapeau amazigh brandis. Les mots d'ordre sont éminemment autonomistes : «Pour l'émancipation du peuple kabyle», «Pour une université kabyle universelle et prospère», «Pour une République régionale kabyle sociale et laïque»... Les carrés du MAK sont talonnés par ceux du RCD autour des revendications traditionnelles du parti : «Pour une Algérie libre et démocratique», «Tamazight langue officielle»... Devant le siège de la wilaya, les prises de parole sont inaugurées par le secrétaire général du MAK, Mouloud Mebarki, après qu'on ait lu le message de Ferhat Mehenni, le père fondateur du mouvement, non agréé, et président du gouvernement provisoire de la Kabylie (GPK), saluant la continuité du combat. «L'autodétermination de la Kabylie est une exigence historique. L'idée de l'autonomie ne date pas des années 2000. Il faut s'unir entre nous et dépasser les animosités nées de ces années-là», lance Mebarki qui exhorte «les Kabyles (à arriver) à comprendre que la solution est dans l'autonomie». Le représentant du MAK passe la parole au président du bureau régional du RCD, Mouloud Debboub, dans un geste symbolique inédit. «Nous n'avons aucun différend avec le MAK. Nous savons distinguer entre nos ennemis et nos amis», déclare-t-il à la foule pour qui ces marches conjointes organisées en Kabylie «démontrent que le pouvoir ne peut pas nous diviser». «Il faut que tamazight soit officiel, que cesse l'anti-kabylisme, que l'article 88 de la Constitution soit appliqué», revendique-t-il avant de terminer par un «merci pour les militants du FFS qui sont dans la marche», comme un message à élargir l'union.  

El Watan

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