Gbagbo devant ses juges
Politicien madré redouté par tous ses adversaires, le «boulanger» Laurent Gbagbo a fini par se faire rouler. Retour sur les huit erreurs qui ont provoqué sa chute.
Laurent Gbagbo le jour de l'élection du 28 novembre 2010. REUTERS/Thierry Gouegnon
Mise à jour du 29 novembre: selon Le Monde, le procureur général de la Côte d'Ivoire a notifié le 29 novembre à Laurent Gbagbo, le mandat d'arrêt émis par la Cour pénale internationale (CPI). Le mandat porte sur les crimes commis par les forces loyales à l'ancien chef d'Etat à la suite du second tour de la présidentielle, le 28 novembre 2010.
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Bluffé en 2000 par la façon dont Laurent Gbagbo lui avait soufflé le pouvoir à la suite d’une élection présidentielle tumultueuse, le général putschiste Robert Gueï l’avait surnommé le «boulanger» qui «roule tout le monde dans la farine». A juste titre d’ailleurs. Pendant les dix années qu’il a passées à la tête de son pays, alors qu’il n’avait été élu que pour un mandat de cinq ans, Laurent Gbagbo a toujours réussi à retourner en sa faveur les situations à priori les plus défavorables. Un exemple parmi tant d’autres: en janvier 2003, le président français Jacques Chirac croit lui avoir «tordu le bras» en lui faisant signer les accords de Marcoussis censés mettre fin à la grave crise née de l’invasion du Nord et d’une grande partie du Centre de la Côte d’Ivoire par les rebelles emmenés par Guillaume Soro. Accords que l’opposant historique à Félix Houphouët-Boigny, le premier Président de la Côte d’Ivoire (1960-1993), s’évertue à détricoter méthodiquement dès son retour à Abidjan. Avec un argument qui fait mouche.
La France, qui à l’en croire ne l’aurait jamais accepté parce qu’il est un vrai nationaliste, lui a forcé la main. Sa réputation d’homme politique madré quasiment invulnérable lui collait tellement à la peau que peu d’observateurs le voyaient perdre l’élection présidentielle de novembre 2010. Si après un deuxième mandat «cadeau», comme disaient les Ivoiriens, Laurent Gbagbo s’est enfin décidé à accepter la tenue du scrutin, c’est qu’il était sûr de le gagner, murmurait-on sous cape y compris dans de nombreux milieux autorisés. Il faut dire que l’ancien chef de l’Etat ivoirien était tellement convaincu lui-même de son succès que son slogan de campagne était sans ambiguïté: «On gagne ou on gagne.» En clair pour lui, une défaite n’était même pas envisageable. Une certitude frisant l’arrogance qui lui a fait commettre une série d’erreurs qui lui ont été fatales.
Croire aux sondages sur mesure
La toute première erreur a été de faire aveuglément confiance à des sondages sujets à caution qui lui ont été concoctés sur mesure pour des raisons obscures par la Sofres et Euro RSCG. Tous le donnaient à coup sûr gagnant dans tous les cas de figure, parfois même dès le premier tour. Et lui de déclarer sourire aux lèvres à qui voulait l’entendre: «Ils ne peuvent pas tous se tromper.» Sans jamais se demander avec quel échantillon représentatif de la population ivoirienne ces sociétés françaises ont-elles pu effectuer de telles enquêtes d’opinion dans un pays coupé en deux.
Sous-estimer l'adversaire
Les résultats du premier tour auraient pu semer ne serait-ce que le début d’un doute dans son esprit. Avec un peu plus de 38% des suffrages, il était arrivé en tête devant Alassane Ouattara, qui avait totalisé un peu plus de 32%. Or Laurent Gbagbo croyait dur comme fer qu’il serait élu dès le premier tour, mais il digère vite cette petite contrariété. D’autant que, dans son esprit, le président du Rassemblement des républicains (RDR), Alassane Ouattara, est l’adversaire rêvé. Un brillant technocrate certes, mais un «piètre politique» dont il ne ferait qu’une bouchée. Et ce fut sa deuxième erreur.
Contre toute attente, l’ex-directeur adjoint du Fonds monétaire international (FMI), connu pour être un homme policé, réservé, plutôt introverti et presque trop gentil, fend l’armure et fait une excellente campagne. Au cours de laquelle, totalement métamorphosé, il se lâche. Au point de chanter et de danser en bras de chemise juché sur une estrade au cours d’un meeting dans un quartier populaire d’Abidjan. Comme si sa longue traversée du désert l’avait endurci et bonifié.
Compter sur les Baoulés
Troisième erreur de Laurent Gbagbo: il est persuadé que les Baoulés, ethnie du sud dont est issu l’ancien président Henri Konan Bédié, n’obéiront pas aux consignes de vote de ce dernier, qui a appelé à voter massivement au second tour pour Ouattara le nordiste. Tout au long de sa campagne, le chef de l’Etat sortant ne s’est d’ailleurs pas gêné pour leur rafraîchir la mémoire. Leur rappelant les jours pas si lointains où Ouattara et Bédié s’entredéchiraient. En pure perte. Les Baoulés apportent en grande partie leurs suffrages à l’ancien Premier ministre Alassane Ouattara.
Nier la détermination de l'Onuci
Le fondateur du Front populaire ivoirien (FPI), va commettre sa quatrième faute en sous estimant la détermination de Choi Young-jin, le représentant du secrétaire général des Nations unies en Côte d’Ivoire (Onuci), à faire respecter les résultats des urnes tels que proclamés par la Commission électorale indépendante (CEI). Malgré toutes les tentatives d’intimidation et de déstabilisation dont il est l’objet, le diplomate sud-coréen ne lâche rien. Une détermination partagée par la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao). Qui, sous la houlette de son président en exercice, le chef de l’Etat du Nigeria Goodluck Jonathan, apporte d’emblée son soutien au patron de l’Onuci. Un soutien que l’organisation régionale assortit d’une menace de faire partir le chef de l’Etat sortant par les armes au cas où il persisterait à refuser de quitter le pouvoir.
Compter sur les autres chefs d'Etat
Cinquième erreur de Laurent Gbagbo: son secret espoir de voir les chefs d’Etat de l’Afrique de l’Ouest se diviser au fil des jours et des semaines fait long feu. Ne lui reste plus qu’à miser sur ses «amis» d’Afrique australe, Jacob Zuma, président de l’Afrique du Sud, et José Eduardo dos Santos de l’Angola, pour sauver son pouvoir lors d’un sommet extraordinaire de l’Union africaine. Non sans un certain succès. Puisque ces derniers finissent par dissuader la Cédéao de le déloger par la force. Mais comme l’avait si bien dit Charles de Gaulle, les Etats n’ont pas d’amis, mais des intérêts. Et il ne fallait pas être grand clerc pour deviner que l’Angola et l’Afrique du Sud ne sacrifieraient pas longtemps leurs ambitions et leurs intérêts sur le plan international pour les beaux yeux d’un homme désormais mis au banc de la communauté internationale.
Qui pouvait d’ailleurs douter un seul instant que Luanda prendrait indéfiniment le risque d’hypothéquer ses relations privilégiées avec les Etats-Unis qui, par la voix du président Barack Obama, ont très vite reconnu Alassane Ouattara comme le président élu de la Côte d’Ivoire? Dans la même veine, on voyait mal Pretoria, qui ambitionne d’obtenir un siège permanent au Conseil de sécurité des Nations unies, saborder ses chances d’y parvenir en soutenant mordicus un mauvais perdant désormais dans le collimateur de la grande institution internationale.
Ce ne fut donc pas une surprise de voir Jacob Zuma et Dos Santos lâcher leur «ami» en rase campagne et reconnaître à leur tour la victoire d'Alassane Ouattara. Les initiés auront dû remarquer que c’est à la suite de son voyage officiel en mars en France, au cours duquel il a rencontré son homologue Nicolas Sarkozy, que le successeur de Thabo Mbeki a viré sa cuti.
Laurent Gbagbo aurait donc dû comprendre que le vent avait définitivement tourné et saisir la dernière occasion que lui offraient ses pairs africains de sortir honorablement de la situation inextricable dans laquelle il s’était mis tout seul. La mission conduite par le panel de quatre d’entre eux, chargée de trouver une «solution définitive et contraignante» à la crise postélectorale ivoirienne, est cette dernière bouée de sauvetage. Mission qui confirme la victoire d’Alassane Ouattara.
Rester quand même, massacrer et ne pas craindre la Licorne
Enfermé dans sa tour d’ivoire, Laurent Gbagbo commet sa sixième erreur en s’arc-boutant au pouvoir. Pire, en autorisant le 3 mars son armée à tuer à l'arme lourde sept femmes lors d’une manifestation pro-Ouattara dans le quartier d’Abobo à Abidjan. Et en faisant massacrer par ses troupes le 17 mars entre 25 et 30 civils, selon l’Onuci toujours à Abobo. Il a fait l’erreur de trop. La septième. Sans doute a-t-il pris pour argent comptant, et c’est sa huitième et dernière bévue, la déclaration faite trois mois plus tôt par Nicolas Sarkozy qui avait estimé que «l’ancienne puissance n’est pas la mieux placée» pour intervenir en Côte d’Ivoire.
Et pour une fois, c’est le «boulanger» qui se fait rouler dans la farine par le chef de l’Etat français. Qui fait déposer en compagnie du Nigeria une résolution au Conseil de sécurité: la fameuse résolution 1975 adoptée à l’unanimité le 30 mars et qui autorise l’Onuci et la Force Licorne à neutraliser toutes les armes lourdes utilisées contre les civils par les Forces pro-Gbagbo. La suite, on la connaît. L’Onuci et la Force Licorne pilonnent la présidence de la République où se terraient depuis plusieurs jours Laurent Gbagbo et son épouse Simone entourés du carré de leurs derniers fidèles. Un déluge de feu qui ouvre la voie aux Forces républicaines d’Alassane Ouattara, qui pénètrent dans la résidence présidentielle et arrêtent tout ce beau monde le 11 avril.
Valentin Hodonou
Lire aussi:
Les mystères de l'arrestation de Laurent Gbagbo
Laurent Gbagbo, qu'as-tu fait de ta présidence? par Venance Konan
Gbagbo et le fantôme d'Houphouët, par Tiburce Koffy
l'auteur







Gbagbo a probablement fait le pari que les ivoiriens ne voteraient jamais majoritairement pour un candidat perçu comme étranger, sentiment conforté par le fait que ce dernier était soutenu par l’étranger.
Il s'est totalement trompé parce qu'avant tout, les ivoiriens voulaient du travail et se débarrasser des patriotes qui détenaient abusivement le pouvoir à Abidjan. C'est pour cela qu'ils ont choisi OUATTARA.
Quand une analyse est juste, on ne la commente pas beaucoup. On en félicite l'auteur pour la pertinence. Bravo Valentin Hodonou pour ce texte que je partage.
Une autres des erreurs, sinon l'erreur fatale: penser que sa position d'avant élection où il a rusé sans conséquence pour lui avec la communauté internationale était la même après l'élection. Mal lui en prit.
"Pire, en autorisant le 3 mars son armée à tuer à l'arme lourde sept femmes lors d’une manifestation pro-Ouattara dans le quartier d’Abobo à Abidjan. Et en faisant massacrer par ses troupes le 17 mars entre 25 et 30 civils, selon l’Onuci toujours à Abobo"
Je n'ai jamais eu de preuves que les ordres avaient ete donnes par Gbgabo lui meme. Si l'auteur a des preuves que ces actes horribles ont ete ordonnes par Gbagbo, il devrait partager avec nous ses sources et preuves. Si non, je pense qu'on ne devrait pas changer des rumeurs en faits. Les forces pro-gbagbo ont tuees mais sans proces credible ou preuves irrefutables, nous ne pouvons avancer avec certitude qu'il a donne ces ordres!
LA MAUVAISE FOI COMME ARGUMENT NE FAIT JAMAIS AVANCER LA CAUSE QUE L'ON TENTE DE DEFENDRE Monsieur.
Gbagbo était assis dans le fauteuil présidentiel et il faisait mine de ne pas entendre et comprendre tous les appels à lui lancer pour qu'il cesse d'ursuper la place qui n'était plus la sienne dès lors il est le SEUL ET UNIQUE RESPONSABLE DE CES TUERIES MASSIVES AU MOMENT DES FAITS QUI SONT ICI RELATES.
Personne n'a vu ADO donner l'ordre de faire la rebéllion mais beaucoup pense qu'il en est le père, donc vous voyez monsieur, cela ne peut pas être uniquement quand ça vous arrange que la preuve soit rendue publique ou non. IL NE PEUT Y AVOIR 2 POIDS ET DEUX MESURES LA NON PLUS...
Merci à l'auteur pour cet article très juste et pertinent à la fois, dont les arguments ne souffrent d'aucune mauvaise foi comme certain intervenant et qui fait preuve d'une parfaite objectivité et impatialité.
Monsieur l'intervenant vous devriez en tirer des leçons et en prendre de la graine à titre d'exemple de prise de conscience responsable. Bonne journée.
A - Les Baoulés.
On dit toujours les Baoulés ont reporté leurs voies vers le RHDP. Je veux bien mais ça ne vous parait pas bizarre que l'on continue a croire qu'en Afrique les gens sont trop cons pour choisir leur candidat pour d'autre raison que son appartenance ethnique ou religieuse ? La Cote d'Ivoire est un pays avec une véritable classe moyenne instruite qui ne se limite pas à ce principe réducteur.
De plus, le taux de participation entre les deux tours a chuté car pour beaucoup de baoulés, Gbagbo n'est pas le meilleur mais Ouattara est pire : Les massacres de Bouaké pendant la rebellion ca vous dit quelque chose ?
B - Les résultats
La communauté internationale reconnait les présidents africains en fonction de ses intérêts. Khadafi, Ben Ali et Moubarak etaient toujours réélu avec la reconnaissance de la communauté internationale. Ce n'est en rien un gage d’authenticité et de qualité concernant la victoire d'ADO. Mais bon c'est une élection africaine et pour moi, AUCUNE élections en Afrique francophone n'est transparente. Quoique Wade en 2000, c'était pas mal.
C - Dire que Gbagbo a ordonné les massacres des femmes d'Abobo revient à dire qu'ADO a ordonné les massacres de Douékoué. C'est une énorme bavure d'abrutis racistes qui ont tiré sur des Dioulas. Mais de la a dire que Gbagbo est responsable...
C'est quand que Khadafi à organisé des éléctions en Libye ? Il le dit lui même : Je ne peux pas démissioner, je n'ai pas de fonction ! je suis le Guide" lol... Quand à Moubarak, la ""Communauté Internationale"", USA et France en tête, avait critiqué fermement les dernieres éléctions. Réponse de l'intéressé : C'est une grave ingérence dans les affaires Egyptiennes !
Quand à la "classe moyenne" Ivoirienne, si elle a existé, ça n'a été qu'à Abidjan. Ca n'existe plus la classe moyenne. Il y a des tres pauvres, des "un peu moins pauvres" et des tres tres riches. Dans les villages Baoulés, les chefs ont réuni leurs administrés et ils ont dit "faut voter MAISON". Apres le scrutin, réunion au village : "Tous le monde à vu la Maison ?". Qui dans un village africain va s'opposer à la volonté du chef ? On ne peut pas dire, que les élèctions se sont bien passées là où Gbagbo est arrivé en tête, et mal passé là ou c'est Ouattara qui est devant. Il y a eu une certification dont personne, je dis bien personne n'a contesté la méthode. Gbagbo a perdu, il le sait, ses amis le savent, tout le monde le sait. Sa "pirouette" du Conseil Constitutionnel n'a leurré personne, pas même les experts Africains.
La communauté internationale a vivement critiqué les élections en Egypte... C'est sur qu'un communiqué c'est très efficace. Mais pourquoi ils n'ont pas bombardés Moubarak alors ? Juste pour info, la France était prete à envoyer son "savoir-faire" pour mater la révolution de jasmin en Tunisie... Je me répète, aucune élections en afrique francophone n'est transparente. Tibéri a fait voter des morts pour être élu à Paris, Bush à été élu grâce au conseil constitutionnel (tout comme Gbagbo). Nos dirigeants ont juste été à la bonne école.
Quand aux Baoulés. C'est vrai prenons les pour des cons. On est seul dans l'isoloir et personne ne sait ce que tu votes. A moins que tous les Africains ne soient que des moutons. Tu as voté ce que t'as dit ton chef ou bien de ton propre chef ?
Et enfin la classe moyenne existe en Cote d'Ivoire. A Abidjan essentiellement certes - car comme beaucoup de pays africains, a part la capitale les autres villes sont sous développées - mais elle existe.
S'il fallait que les pays occidentaux bombardent tous les pays où les élèctions ne sont pas très "démocratiques" ils bombarderaient la moitié de la planète à commencer par la Russie et la Chine. Les grands Etats ont des intérets : ce n'est pas secret et surtout, il n'y a rien de nouveau sous le soleil. On peut s'en indigner à juste titre, mais les ""petits pays"" ne sont que des pions que les grands bougent sur l'échiquier de la politique internationale. Les USA reculent sur Israél ? la Russie signe la résolution de l'ONU sur la CI...
Gbagbo achetait son pétrole en Angola et ses bus en Inde ?, Ouattara achète son pétrole au Nigéria et ses bus en France et alors ? le probleme est où ? D'autant qu'il y a sans doute beaucoup plus de travailleurs Africains dans les usines Renault en France que dans les usines Tatra en Inde. Il va favoriser les investissements Français ? Je ne pense pas que les travailleurs Ivoiriens vont s'en plaindre parce que contrairement aux entreprises Chinoises qui font venir leurs travailleurs (On l'a vu à Yamoussokro) les entreprises Françaises recrutent sur place. Il faut arréter de crier au "colonialisme" dès qu'une entreprise Francaise vend un boulon à un pays Africain !
« Je ne pense pas que les travailleurs Ivoiriens vont s'en plaindre parce que contrairement aux entreprises Chinoises qui font venir leurs travailleurs (On l'a vu à Yamoussokro) les entreprises Françaises recrutent sur place. »
Vous n’en avez pas assez de ressortir perpétuellement cette vieille antienne pour justifier vos forfaits. C’est fou comme les français sont obsédés par les chinois alors que vous n’arrêtez pas de leur baiser les pieds pour tenter de leur vendre votre technologie obsolète ! Les chinois font du business et ne s’occupent pas de nos affaires. Faites comme eux et apprenez à vous taire. Par ailleurs, les entreprises issues des BRICS sont non seulement une chance incroyable pour permettre le développement de l’Afrique (si nos dirigeants saisissent cette chance) mais, aussi, recrutent de hauts profils issus de la diaspora africaine en Europe et en Amérique du Nord, ce que les français ne savent pas (ou ne veulent pas) faire et c’est d’ailleurs une des raisons de votre perte d’influence. Nous nous voyons offrir de hauts salaires avec un véritable plan de carrière.
J’ai un ami travaillant pour une entreprise pétrolière US au Congo, dont le DRH – français – a tout fait pour l’empêcher de d’accéder au poste de Directeur Financier avec package expatrié (suite au départ en retraite du précédent) sous le prétexte nauséabond « qu’on ne peut quand même pas donner un tel poste à un noir ». Dieu merci, il s’agissait d’une entreprise américaine dont la DG s’est empressée de virer le DRH et d’attribuer le poste tant convoité à mon ami. Et cela se passait en 2009 !!!
Alors, arrêtez avec votre pseudo générosité française ! Elle n’existe que dans vos fantasmes !
« Il faut arréter de crier au "colonialisme" dès qu'une entreprise Francaise vend un boulon à un pays Africain ! »
C’est bien tout ce qu’une entreprise française sait vendre : des boulons !
Merci pour l'analyse pertinente des erreurs commises par Gbagbo. Par contre l'homme demeure toujours un personnage très difficile à cerner. En croyant aux différents sondages, Gbagbo n'était-il pas naïf, dans la mesure où il avait reconnu, lors d'un entretien avec Blaise Compaoré que la liste électorale ne lui était pas favorable? En menant une campagne électorale "minable" (tant au niveau des panneaux publicitaires que des thèmes développés qui n'accrochaient pas les ivoiriens), n'avait-il pas lui-même programmé sa défaite? Ne le savait-il pas? En armant des miliciens et en engageant des mercenaires après avoir englouti des sommes considérables dans les armes, Gbagbo, n'avait-il pas eu le flair depuis longtemps qu'il allait perdre et qu'il fallait donc préparer un "hold up" électoral? Le fait de "braver" toute la communauté internationale relève-t-il d'une stratégie politique, d'une mauvaise appréciation des rapports de force ou d'une volonté d'aller au "suicide"? Etait-il envouté par ses pasteur? Tout cela m'intrigue. Gbagbo a-t-il vraiment commis des erreurs? Ou était-il naïf? Ou était-il politiquement incompétent? Je me pose toujours des questions sur le personnage.
très bonne analyse, mais qui ne va bien sur pas plaire aux adorateurs du personnage Gbagbo
quels sont les dirigeants africians à cette heure qui peuvent se ragarder en face dans les ex colonies de la françafrique: BIYA? BONO?EYADEMA? WADE? COMPAORE??? Qui depuis 2002 à armer la rebellion des IB SORO (Pour qui IB fit son premier coup d'état?? = Ouattara).
GBAGBO a bien été élu peut être pas dans les marges que les sondages lui donnaient mais il a été élu. Fraudes massives dans le Nord, violences pour empêcher les votes GBAGBO (rebelles du Nord qui n'ont jamais désarmés malgré les accords de OUAGADOUGOU, pourquoi??? et qui fournissait en armes les rebelles depuis 2002 = la france ...).GBAGBO a gagné, mais il fallait l"éliminer politiquement pourquoi? changer la donne du seul pays de la françafrique qui ait un tant soit peu de valeur et res ressources (pétrole découvert, gaz 2 ème port d'afrique, fond principal de la CADEAO face aux pauys miséreux sénégal mali Burkina à la démographie explosive), GGAGBO voulait pour développer son pays sortir du franc CFA= gros problème pour le trésor français et tous les pays de la françfrique liés au CFA= effrondement de ses pays subventionnés par la France...la CEI indépendante parlons en = beaucoup d'ivoiriens du sud n'ont pu être inscrit, CEI affidée à 80% à Ouattara, et vous trouvez normal que 2 ambassadeurs france et USA aillent nommer dans un hôtel le président d'un pays fusse t il africain ce pays??L'ONU parlons en = rwanda , Kivu , Kosovo...L'Onuci LA fRANCE et les USA d'OBAMA ont fait la guerre à GBAGBO et armé les milices rebelles de OUATTARA et SORO (allez enquêter MR sur les exactions des pro Ouattara a douéké et Abidjan et depuis 2002 dans le nord de la CI.... allez y..) Une certaine communauté internatinale celle des quelques puissants qui ont besoin de ressources = pétrole gaz ressources en minerias rares et autres ont décidé de faire tomber GBAGBO élu pour mettre comme en 1990 Ouattara sur le trône...lui et ses milices et celles de SORO. Tant qu'IB qui a tenu ABOBO était utile on le gardait mais la licorne et les US l'ont éliminé sous couvert des milices de SORO et OUATTARA, maintenant on destabilise le facilitateur des s accords de OUAGADOUGOU qui sait lui peut être beaucoup de choses = COMPAORE qui maintenant ne convient plus à la françafrique bizarre ces mouvements dans le pays du serviteur qui a servi depuis 2002 de base arrière de la rebellion d'IB SORO et OUattara. OUATTARA un gentil mais c'est à mourir de rire....Tous ces corrompus d'afrique qui sont allés à al soupe des USA d'Obama et de la france sans problème .. ZUMA qui se vend et l^che GBAGBO qui lui n'est pas un corrompu et vous le savez très bien.. Non GBAGBO n'a pas commis d'erreurs il a commis l'erreur d'être un homme noir d'état africian debout et digne qui voulait une autre Afrique et d'autres dirigeants que tous ces corrompus de la françafrique et les affidés des US et autres... Afrique terre des ressources rares que tous les prédateurs du monde occidental ne veulent pas lâcher avec la complicité de beaucoup de dirigeants noirs africains..... GBAGBO voulait son pays indépendant, libre et souverain dans le respect de ses lois... c'est l'armée française avec la CIA US certaineent qui a capturé laurent GBAGBO...Vous n'êtes pas un africian du=igne et debout pour tenir de tels propos ..GBAGBO a bien été élu, mais les quelques puisssances d'occident n'en voulait pas car il dérangeait... OUATTARA qui depuis la mort de lautocrate HOUPHOUET n'a eu de cesse de vouloir le pouvir au nom de ses amis de la françafique et CIA US à cette heure . on a tué IB le géneur et la mémoire de la rebellion , mais pas l'âme des ivoiriens qui supportent toujours au fond de leur coeur et âme Laurent GBAGBO... Côte d'ivoire tampon d'immigration ou viennent toute la misère des pays sahéliens = Burkina, mali, sénagal et autres......Afrique corrompu l'afrique pourrie des BONGO SASSOU BIYA COMPAORE et j'en passe...On a capturé GABGBO et quand je dis on = la France et les US mais pas l'âme des ivoiriens qui ne eulent plus de la françafrique et des US prédateurs.... trsites dirigenats et journalistes d'AFrique ou écrivains comme VENANCE ui vont à la soupe de leurs maîtres pour en aprtager les restes... Homme noir digne debout et non corrompu = oui GBAGBO fait parti de ceux là , vous pourrez écrire tout ce que vous voulez sur ces erreurs mais on sait que la françafrique et la CIA US ont détruit lé démocratie de cepays...ce ne sera pas facile pour la pantin OUATTARA (Burkinabé de naissance pour ceux qui le savent depuis fort longtemps ) que les puissn=ants de cette heure ont mis sur le trône GBAGBO est un homme digne et debout pas OUATTARA.. IB tué qui seront tous les autres de la rebellion qui dérange les OUATTARA SORO la France et les US qui seront éliminé et vous parlez de démocratie....La démocratie a été bafoué depuis la mort du vieux et les SORO IB OUATTARA BEDIE et guei Y SONT POUR BEAUCOUP PLUS que l'opposant historique GBAGBO à HOUPHOUET...OUATTARA va vendre les richesses de la côted 'ivoire que GBAGBO voulait pour son peuple et son pays et pas pour les puissants...Tapé sur GBAGBO mais c'est un homme noir debout enquêtez MR le journaliste sur les exactions de smilices de IB SORO OUATTARA depuis 2002 et qui les a armé....mais vous ne le pouvez pas...Honte à vous messieurs les jouornalistes et dirigeants noirs qui avez lâché GBAGBO vous ne le méritez pas corrompus et vendus d'afrique... lisre MR "KAMRUN3 cela vous en apprendra beaucoup sur la françafrique... quand aux US d'OBAMA impérialisme oui....au mépris d'un peit pays pour ses ressources et des lois de ce pays...
GBAGBO un homme debout un homme noir digne pas un vendu!
Cette analyse est tout à fait vrai et pertinente, je dirais juste aux dirigeants Africains: 1erement ne jamais sous estimer leur peuple car c'est lui qui les fait et les défait ; 2èmement ne pas rester enfermer dans sa tour d'ivoire et prendre pour argent comptant tout ce que les vautours des média ( presse partisane, et instituts de sondage racontent) et autres partisans intéressés racontent; et enfin les temps ont changé ou pour des raison économiques et stratégique les puissances laissaient en place des despotes et ou l'ONU ne pouvait pas agir contre eux, actuellement et surtout en Afrique Noire Francophone c'est devenu très difficile! A bon entendeur salut !!
merci
1- sur l'entreprise de boulange de Mr Gbagbo,
Il est venu au pouvoir comme ca, il a souffert de la boulange lui-meme a l'epoque Houphouet/Bedie et donc il applique ce qui marche le mieux: la trahison et la deception, la manipulation, la violence ...
Le coup du Conseil Constitutionnel qui annonce des resultats faux, Guei l'avait fait avant Gbabo et d'autres avant Guei. Il va etre temps de reformer l'institution pourrie. pourquoi ne pas la supprimer?
2- compter sur la faiblesse de l'ONUCI
Ne fusse Mr Choi seul, Mr Gbagbo aurait sans doute "gagne" les elections, mais Choi seul n'aurait rien pu faire sans Licorne.
3- compter sur les autres Chefs d’États
Notamment leur faiblesse vis a vis des collègues qui se maintiennent au pouvoir par des méthodes illégales et violentes: vous voulez une liste? Les grands frères Nigerians ou Sud Africains n'ont pas vraiment de leçons a donner, Blaise non plus, ... En Afrique du Sud, tout le monde a assiste au déshabillage politique de Winnie Mandela qui devait légitimement succéder a Nelson en 1999, mais grâce aux interventions étrangères et aux méthodes staliniennes de l'ANC, cette dirigeante qui avait le support de la base (mais pas du bureau politique de l'ANC, repaire d'affairistes notoires ou de vieillards lubriques), a été purement et simplement évincée du système. On lui a colle sur le dos quelques ennuis soigneusement préparés.
4- Baoules
La je crois que le vote ethnique n'a pas trop bien marche ni dans un sens ni dans l'autre. Que Gbagbo ait compte dessus, certes, avec tout l'argent qu'il a dépensé a cette fin....
5- Licorne
Encore une fois, la faiblesse de la France en CI s’était déjà fait sentir suite a la déstabilisation de 2002, 2003 et 2004 des relations de clientélisme de la France avec les dirigeants ivoiriens. Une rupture mentale est intervenue en 2002 quand Gbagbo a humilie Chirac et de Villepin. Pas étonnant que Paris ait choisi la voie de l'ONU pour couvrir Licorne, et c’était sans compter sur l'esprit de revanche des hommes d'affaires français qui ont perdu. Beaucoup, depuis l’avènement de la famille Gbagbo. Il ne comprend rien cet homme, aveugle et autiste, en plus il est très mal entouré: des gens flagorneurs, dogmatiques comme lui, et opportunistes de tout poil. Il n'y a qu'a voir Ben Goudé....
6- sondages et adversaire
Ben oui, faut savoir rester modeste.... et accepter l’adversité, voire l'alternance. C'est pas dans le programme Gbagbo et son équipe. Excès de confiance.
7- la mission messianique
Encore une fois, c'est la faute a personne, ou a dieu plutôt, si la Cote d'Ivoire qui revenait de droit "divin" a la famille Gbagbo a été perdue. Avoir fait entrer les évangélistes dans le cercle des intimes de Gbagbo était une grosse errreur. Bush en avait fait de même, mais lui,il avait autour de lui de solides gaillards et hommes d'Affaires comme Dick, Donald and co. Nixon et Kissinger avaient commis la même erreur qui a conduit aux attentats du 11 Septembre. Plus de 3000 morts, 150 000 en prison et 25 000 tortures. Pas 2001, mais 1973 quand les forces americano-chiliennes ont bombardé le palais presidentiel du President Allende.
La bêtise a de beaux jours devant elle.
Après moult turpitudes sur les erreurs de Laurent Gbagbo, je voudrais au-delà des gloses et les sempiternels débats de clochers, évoquer une autre stratégie, aussi manichéenne que toutes les autres, utilisées par l’ex-président dans stratégie de conquête et de confiscation du pouvoir d’Etat. Diviser pour régner, quel qu’en soit le prix et les personnes à sacrifier. Sur une base factice, il fallait faire admettre aux esprits même les plus éclairés et aux suiveurs de tout acabit qu’il y a deux Côte d’Ivoire. Une Côte d’Ivoire du nord et une Côte d’Ivoire du sud, en terme claire le Nord et le Sud ivoirien pour faire allusion à la guerre de sécession. La première qui serait celle de tous les étrangers, des imposteurs, des traites, des personnes qui sont prêtes à vendre l’identité nationale et surtout sans le dire clairement, puisque certains membres de son clan y font partie, les populations du nord de la Côte d’Ivoire a forte dominance musulmane. Cette partition factice du pays n’est que pure démagogie car ne répondant et ne correspondant à aucune réalité sociologique.
la Côte d’Ivoire est d’une complexité et d’une hétérogénéité extrême qu’il serait démagogique et réductionniste de penser que la césure même née de la rébellion armée, véritable ligne Maginot en fait pouvait consacrer la partition du pays. Cette instrumentation ne saurait prospérer car à titre d’exemple, le peuple Sénoufo bien qu’étant du nord est fortement chrétien, et se distingue très bien des peuples Koyaka, Odienneka, Lobi, bien qu’habitant tous cette région de la Côte d’Ivoire. Idem le peuple Bété se distingue nettement des Akyé, des Gouro, des Alladian, des N’Zima alors que tous issus du Sud selon le découpage imaginaire de Laurent. L’objectif c’était qu’à la suite d’un matraquage sans fin, faire admettre qu’il y avait la vrai Côte d’Ivoire et la Côte d’Ivoire des infidèles qu’il fallait coloniser, mater pour qu’ils rentrent dans la république. Certains médias internationaux ont mordu à l’appât et même des érudits ce sont aussi aller à des analystes aussi simplistes qu’absurdes.
L’idée c’était de faire admettre que le nord est constitué de tous ceux qui soutiennent la rébellion qui a fait tant de morts et conduit à la partition du pays. Cette partie septentrionale n’avait elle pas été déclarée zone de guerre au mépris des procédures en la matière qui exigeait la consultation de l’Assemblée Nationale seule compétente à déclarer la guerre.
Gbagbo, voulait entuber tout le monde, il a été emporté par le flot impétueux de la colère populaire et par le sang d’innocentes personnes immolées pour la survie d’un régime complaisant et pilleur.
Gbagbo obnubilé par son égo et rien d’autre.
L’une des causes de cette crise qui semble être ignoré c’est la méconnaissance le Côte d’Ivoire par les ivoirien eux-mêmes. L’économie de plantation comme modèle économique pour la construction du pays a favorisé un afflux massif des populations du nord, où les terres sont moins propices à la culture du café et du cacao vers les régions forestières. Donc dans les mouvements de populations à part quelques fonctionnaires ou autres agents du secteur privé qui dans le cadre de leur activités se déplacent vers la zone septentrionale du pays, la majeure partie de la population ne s’y aventure même pas. Dans l’imagerie collective, le nord ivoirien est une zone désertique, sans la moindre pluie, une zone infertile, sans pluie. Toute chose qui contraste avec la réalité. Parce que combien d’ivoiriens savent que la plupart des produits maraîchers qu’ils consomment vient de Korhogo, de Napié de Sinématiali, de Karakoro, de Komborodougou et j’en passe.
Le Président Houphouët pour permettre un véritable brassage des populations ivoiriennes a fait affecter des jeunes ivoiriens du sud dans leur parcours scolaire dans le nord et vice versa. Cela a beaucoup été favorisé par l’édification des internats. Mais suite aux mesures d’austérités pour le redressement économique, ces internats ont été fermés et ce beau mécanisme d’intégration a été interrompu.
Dans ce contexte de reconstruction et de réconciliation au lieu de se contenter des accusations des plus haineuses et inutiles, il serait intéressant d’aller au fondement des choses au pourquoi des choses.
Certains exégèses ont prédit l'apocalypse, c'est vrai, la Côte d'Ivoire a frôlé le pire, pis elle a par endroit connu le pire,la désolation extrême. Que faire pour s'en sortir? Il faut mener désormais le débat à ce niveau et sortir des sentiers battus des débats qui à mon humble avis ne font plus recette. l'heure est au regroupement des intelligences, à la réflexion. Nous autres loin des gynécée du pouvoir notre rôle sera d'apporter à travers nos écris notre apport à la construction de ce beau pays. Il faut désormais en finir avec les débats d'Écoles qui divisent plutôt qu'ils ne construisent, non pas que nous prônons la pensée unique, mais mener le vrai débat celui de la reconstruction.
Dans la longue trame des débats sur les programmes de société tous sont pour l'indépendance du pays mais c'est seulement par la manière qu'ils se distinguent. Mais en clair c'est quoi l'indépendance et c'est quoi la dépendance? Quelles valeurs revêtent ces vocables dans un monde aujourd'hui incrusté dans la spirale de l'économie monde? L'indépendance est-ce l'autarcie? Je n'en crois pas. Est-ce organiser des élections et s'autoproclamer Président sans qu'aucun pays ne s'en émeuve je refuse aussi cette forfaiture? Alors je m'interroge c'est quoi l'indépendance c'est quoi la dépendance?
LES SEULES ERREURS DE GBAGBO, C'EST D'AVOIR ACCEPTÉ D'ALLER AUX ÉLECTIONS SANS QU'IL Y AIT EU DÉSARMEMENT EFFECTIF ET COMPLET(1)...
C'EST D'AVOIR CRU QUE LES FRANÇAIS ÉTAIENT ASSEZ HONNÊTES ET DÉMOCRATES
POUR NE PAS TROUVER DES RAISONS FARFELUE POUR S'INGÉRER DANS LE CONFLIT(2).
ET ENFIN C'EST D'AVOIR PENSÉ QUE LES NORDISTES D'ALASSANE N'IRONT PAS JUSQU'AU NETTOYAGE ETHNIQUE ET AUX MASSACRES DE MASSE POUR DONNER LE POUVOIR À ALASSANE(3)...
POUR CELA IL PORTE UNE LOURDE RESPONSABILITÉ DE NE PAS AVOIR PRÉVU TOUT ÇA...D'UN AUTRE CÔTÉ LE DEGRÉ QU'A ATTEINT LES EXACTIONS DANS LE SUD ET ABIDJAN NOUS A FAIT PERDRE NOTRE INNOCENCE POUR TOUJOURS...
Avec ce qui se passe en CI aujourd'hui( violences massacres de populations pillages industrielles des privés et de l'administration intimidation enlèvement d'opposants ( quelle démocratie???); on ne peut que donner raison au Conseil constitutionnel d'avoir invalidé les votes au nord. Les faits sont têtus et les preuves ne manquent pas. La crise post électorale n'est pas une génération spontanée.Elle remonte à 1989 avec l'intrusion de Ouattara et sa bande dans la vie des ivoiriens. Souvenons nous de 1991 avec la barbarie sur les étudiants à yopougon, 1993 le coup d'état constitutionnel contre Bédié; 1995 le boycott actif; 1999 le coup d'état qui a renversé Bédié; 2000,2001,2002 tentatives de coup contre Gbagbo.
2010 fraude électorale à grande échelle avec la complicité du PDCI qui lui a servi de tabouret et qui a été floué pour le poste de premier ministre. Tout cela pour son honneur et pour l'enrichissement de ses mentors (Sarko Obama goodluck, wade compaoré du le burkina dont le taux de croissance a augmenté grâce au cacao et au café ivoirien. Si on doit parler de Gbagbo parlons de lui avant la rebellion, de son programme de gouvernement bien élaboré. Qu'est ce que les ivoiriens ont gagné avec la rebellion?. Rien que la ruine et la désolation. Pensez vous que faire la guerre était mieux que recompter les voix. Les mêmes qui ont pillé la BCEAO sont encore là sans aucun compte. Konan Banny va même servir d'arbitre. Les rebelles occupent des maisons qui ne leur appartiennent pas depuis 2002. Rien qu'à la Riviera golf près de 800 véhicules ont été volés par des bandes armées pompeusement appelées FRCI( FORCES REBELLES DE CI)tout comme les fausses ou fosses Nouvelles Quelle gouvernance autorise à piller des écoles des universités,des maisons à voler de voitures à dites moi? Sur TCI le directeur de la police a affirmé avoir perdu 499 véhicules sur 500( Hamed bakayoko le ministre de l'intérieur lui a remis 10 pour sécuriser toute la CI???. Il sait où sont les véhicules il suffit de les ramener au lieu de se jeter sur les biens de l'état comme des mendiants affamés) Même l'assemblée nationale la maison du peuple qu'on veut diriger est saccagée. Le pain de la rapine et du vol ne rassasie jamais. Ne soyez pas complices de cette perfidie et de ces crimes qui se déroulent sous nos yeux comme les bons nègres qui ne savent que couler après coup des larmes de regrets. Ouattara est le seul politicien qui a comme programme de société, la destruction puis la reconstruction de "son pays" et qui dès le premier jour de son règne passe le temps à téléphoner à ses amis pour des aides qui seront transformés en prêts.
Je n'ai jamais nie la responsabilite de gbagbo dans ces tueries massives. Il faut faire attention a la desinformation car a mon humble avis elle a contribue tres largement a la grave crise que vie la CI. Chacun est libre de penser ce qu'il veut mais pour des journalistes qui sont censes relater des faits, c'est tres dangereux de faire passer des suppositions et opinions pour des faits. Oui il ya eu des tueries( Un fait!), oui Gbagbo doit etre tenu responsable mais nous ne savons pas encore si l'ordre de le faire provenait de lui.En effet je pense que Ouattarra est le pere de la rebellion, mais c'est mon opinion, ce n'est pas un fait et je ne ferai pas passer mon opinion pour un fait! Sans preuves, c'est une hypothese, une theorie, rien de plus. Apprenez a lire cher Akobla, c'est tres important pour la construction de la nouvelle CI et l'Afrique. Les nuances sont tres importantes dans la vie, et je vous conseillerai de lire la definition d'objectivite. D'apres le Larousse "Qualite de ce qui est conforme a la realite, d'un jugement qui decrit les FAITS avec exactitude" . Faits pas supposition ou rumeur ou hypothese.
En matiere de mauvaise foi vous semblez etre l'expert cher Akobla.
Pour vos futures interventions vous pouvez utiliser ce link pour la definition des mots...
Votre analyse est prévisible, bref ça ne nous apprend rien. Cette affaire de la CI n'est pas aussi simple, chacun peut y aller avec sa part d'analyse mais je crois que dans 30 ans nous saurons la vérité.
Je suis un grand admirateur de l'homme Gbagbo...Mais son passage a la tete de la RCI a affaibli cet egard que j'ai pour lui. Gbagbo s'est fait entourer de gens incompetents qui ne passaient leur temps qu'a frustrer le pauvre peuple qui se battait chaque jour, corps et ame pour leur maintien au pouvoir. Des trains de vie a couper le souffle, l'impunite, les discours creux, la corruption dans tous les domaines puliques. Pis, les concours d'entree a la fonction publique etaient quasiment connus de tous comme payant. Chomage grandissant, mais ils ont oublies que la majorite du peuple ivoirien est jeune et en age de travailler. Fausse promesse sur fausse promesse...l'alibi de la guerre pour s'enrichir. Faisant croire au peuple que leur malheur c'est la France. Comptez sur Charles BLE Goude pour endoctriner et endormir la conscience des jeunes...Bref a vous de voir.
cet article est certainement une analyse juste et pertinante, issue probablement d'un observateur averti des affaire ivoriennes. ce qui est cependant désolant autour de l'article et dans les commentaires qu'il suscite, c'est le triste constat que beaucoup d'africains n'y sont pas encore quand il s'agit d'apprécier les intérêts du continent et des différents pays. que ceux qui pensent que Gbagbo a perdu les élections posent la question à Soro et surtout se posent la question de savoir comment il s'impose en tant que PM de Ouattara. Quelle légitimité a se garçon pour tant en imposer à des poids lourds tels ouattara, Bédié et tous ces politiciens chvronnés qui les entourent. Quelle légitimité a-t-il pour en imposer à toutes ces puissances qui ont soutenu le RHDP pour "accepter" ce garçon à ce poste si sensible, à un moment où il faut envoyer des signaux forts et positifs aux ivoiriens et à tous leurs partenaires et observateurs du pays?
D'autre part, je me demande, en toute neurtalité, comment un Ivoirien amoureux de son pays peut accepter qu'on installe un président à la tête de son pays de cette façon, si tant est que celui-ci a gagné des élections? Et qu'on ne rétorque pas que LG est entêté!
Si après 50 de prétendue indépendance, les africains acceptent encore les discours de sarkozy, comme celui qu'il a fait le jour de l'investiture de Ouattara, et bien, il faut finir par être désespérer du futur de notre continent. Sommes nous seulement conscients que notre continent est aujourd'hui le moteur du développement économique mondial et qu'il suffirait d'un minimum de solidarité pour forcer à la résolution d'un grand nombre de nos problèmes, au lieu de perpétuer le système d'exploitation largement profitable à l'occident que des présidents comme Ouattara, ne font que garantir l'exécution des instructions que le soutienne? Et après cela, nous parlerons de déception et de drames qui s'en suivent.
Ce qui est important, ce ne sont pas les erreurs de Gbagbo, mais le contenu et les motivations de la posture qu'il a établis et ce qu'il envoyait comme message à une Afrique largement lâche. Dommage!
Je ne doute pas de la pertinence de l'analyse qui est faite. Mais c'est la trop grande prétention des journalistes à se prendre pour des ethno-sociologues ou des anthropologues qui me rend perplexe.
pour en venir au fait, dans son analyse il les Baoulé seraient des peuples du SUD ce qui est archi faux. d'ailleurs cette volonté de scinder la côte d'ivoire en deux(nord et sud)n'est que facetie. cela relève d'une alchimie politique visant à opposer les ivoiriens et à jouer sur la fibre ethnique rien de plus.