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la Banque mondiale exclut SNC-Lavalin des appels d’offres

SNC-Lavalin ainsi que toutes ses filiales ne pourront pas soumissionner aux appels d'offres de la Banque mondiale pendant 10 ans en raison d'affaires de corruption au Bangladesh. Un accord confidentiel a été conclu entre la Banque mondiale et le groupe d'ingénierie canadien SNC-Lavalin, a annoncé ce dernier dans un communiqué. Le groupe d'ingénierie canadien SNC-Lavalin ainsi que toutes ses filiales ne pourront pas soumissionner aux appels d'offres de la Banque mondiale pendant 10 ans en raison des affaires de corruption au Bangladesh. Un accord confidentiel a été conclu entre la Banque mondiale et SNC-Lavalin, a annoncé cette dernière dans un communiqué : «L'accord comprend la suspension, pour une période de dix ans, du droit de SNC-Lavalin et de ses sociétés affiliées de soumissionner et de se voir octroyer des projets financés par le groupe de la Banque mondiale.» «La suspension pourrait être levée après une période de huit ans si les conditions énoncées sont pleinement respectées (conditions confidentielles, ndlr)», ajoute la même source, qui précise que SNC-Lavalin «devra à l'avenir collaborer avec la Banque mondiale en ce qui a trait à diverses questions de conformité». L'affaire qui a abouti à cette suspension remonte à octobre 2011, quand la Banque mondiale avait «suspendu un prêt au Bangladesh pour un projet dans lequel la firme d'ingénierie québécoise SNCLavalin était engagée, en raison d'allégations de corruption», selon les médias canadiens. Ce prêt de la Banque mondiale, qui s'élevait à 1,2 milliard de dollars, devait financer un pont de 6,5 km, le plus long du pays, enjambant le fleuve Padma au sud de la capitale, Dacca. «Selon la Banque mondiale, une compagnie détenue par un ministre du gouvernement bengalais aurait discuté de commissions avec les firmes qui veulent participer à la construction», rapportait Radio Canada à l'époque. Le PDG de SNC-Lavalin, l'Américain Robert G. Card, qui a succédé à l'ancien PDG Pierre Duhaime, lui-même accusé de corruption, trouve que «la décision de SNC-Lavalin de conclure un règlement témoigne de notre détermination tandis que nous continuons d'établir des normes de conduite éthique dans les affaires et de bonne gouvernance qui sont irréprochables». «La société a déjà pris des mesures et continuera de le faire pour assurer la mise en ½uvre de procédures rigoureuses en matière de conformité et de contrôle», a-t-il ajouté. En Algérie, une enquête est en cours sur l'attribution, en 2005, d'un contrat de 826 millions de dollars à SNC-Lavalin pour la réalisation de la centrale électrique de Hadjret Ennous (Tipasa). La compagnie canadienne est aussi soupçonnée par la justice italienne d'avoir versé des pots-de-vin (200 millions de dollars) à un intermédiaire, Farid Bedjaoui, pour «sécuriser» ses contrats en Algérie. Fin mars, un porte-parole de SNC-Lavalin avait confirmé à El Watan que la compagnie «collabore avec les autorités algériennes à cette enquête». Bien que SNC Lavalin explique à qui veut l'entendre qu'il n'y a pas eu de système de corruption et que tout est à mettre sur le compte d'actes individuels, la Banque mondiale a quand même sanctionné la compagnie car elle demeure responsable des agissements de ses agents.  

El Watan

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