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Taxe de 3% sur les denrées de première nécessité Les commerçants menacent de s’en prendre aux consommateurs


Risque de tension économique dans les ménages

Le Gouvernement Sénégalais a décidé d'instituer un acompte, au titre des importations de produits de consommation au taux de 3% de la valeur en douane des produits majorés des droits d'entrée exigibles à l'exclusion de la taxe sur la valeur ajoutée et des droits d'enregistrements et de timbre. L'interprofession Union nationale des commerçants et industriels du Sénégal (UNACOIS) et l'Union Sénégalaise des entreprises de transit et de transport agrées (USETTA) ont noté que cette mesure ne saurait prospérer et menacent de faire payer aux consommateurs cette marge qui leur a été appliquée, en augmentant les prix des denrées de première nécessité.
En conférence de presse, hier, au siège de l'Unacois, les deux entités ont fustigé cette mesure et noté qu'elle n'était qu'un moyen, pour l'administration fiscale, de trouver un mécanisme de compensation du gap de recettes créé par la réduction de l'impôt sur les salaires. «En ce moment, il est acceptable pour les commerçants de payer, en lieu et place des salariés», s'est écrié Ousmane Sy Ndiaye, Secrétaire permanent de l'Unacois qui ajoute qu'une liste de plus de cent produits est soumise à cette nouvelle imposition.
Incompréhension ?
Les commerçants et transitaires ont aussi décelé une incompréhension, en ce qui concerne les appellations de la nouvelle mesure. «Dans le nouveau code, il est fait référence à 'acompte sur les importations', ce qui ne correspond à aucune réalité économique ou juridique. Et il est constaté que la nouvelle mesure est appliquée à tous les conteneurs au Port et serait à l'origine de la hausse sur le prix du lait constatée, dernièrement», a ajouté Ousmane Sy Ndiaye.
Risques de tensions économiques
Des risques de tensions économiques ont, donc, été évoquées, avec l'application de cette mesure, selon l'interprofession Unacois- Usetta, puisqu'elle affaiblit le partenariat public privé, en faveur de la relance de l'économie nationale et va annihiler les efforts entrepris par le Gouvernement, en faveur de la baisse des prix des denrées de première nécessité. «Si on nous impose cette hausse, nous allons, à notre tour, la répercuter sur les prix des denrées, nous allons les augmenter et ce sont les consommateurs qui en pâtiront», a enfin dit le Secrétaire permanent de l'Unacois. L'interprofession a ainsi demandé à l'Etat de bâtir les consensus nécessaires, dans les meilleurs délais.
Mamadou DIOUF

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