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Thierno Lô, Bara Gaye et Mouhamadou Lamine Massaly devant la DIC : leurs partis dénoncent une atteinte aux libertés et à la démocratie

Leurs fracassantes sorties contre Macky Sall et son gouvernement leur valent aujourd'hui d'être dans le collimateur des autorités judiciaires. Au moment où ces lignes sont écrites, Bara Gaye, Mouhamadou Lamine Massaly et Thierno Lô sont entrain d'être entendus par les éléments de la Division des investigations criminelles (Dic).

Le premier cité, leader de l'Union des jeunesses travaillistes et libérales (Ujtl) s'était, lors d'une émission de télévision, littéralement défoulé sur le chef de l'Etat, l'accusant des vilénies les plus abjectes (blanchiment d'argent, détournement de deniers publics, pillages des ressources foncières et une tendance à se soumettre aux pressions du lobby gay). Le second, chef de file des jeunesses wadistes avait déchaîné la colère du palais et des partisans du parti au pouvoir en proférant des insanités à l'endroit du président de la République, déclarant, notamment, que « s'il y a un voleur au Sénégal, c'est bien lui». Pour sa part, l'ex-ministre libéral avait fait le buzz en accusant le chef de l'Etat d'avoir nommé dans son gouvernement des homosexuels. « J'en connais qui sont dans les banques et autres milieux professionnels », disait-il.

Ces trois responsables politiques sont actuellement entrain d'être interrogés. Bara Gaye au commissariat de Bel air, Mouhamadou Lamine Massaly au commissariat du Port et Thierno Lô au siège de la Division des Investigations Criminelles.

Suite à ces convocations, les formations politiques des concernés n'ont pas tardé à réagir. Ainsi, du côté du Parti démocratique sénégalais, on parle d'acharnement synonyme d'un « grand pas vers la restriction des libertés démocratiques acquises de haute lutte » et constitutif d'« une action manifeste qui s'inscrit en droite ligne d'une opération de destruction du Pds », tout en affirmant que cet acte ne pourrait aucunement « saboter » leur marche du 23 avril et « la suite du combat politique ».

Pour sa part, la Convergence démocratique bokk gis gis (Cd/BGG), le parti dont Thierno Lô est le N°2, prend acte de ces « arrestations ». Les camarades de l'ancien ministre de l'environnement ont tenu à réaffirmer leur ferme engagement à dénoncer les atteintes contre la démocratie et les fondamentaux constitutionnels notées depuis peu dans les agissements du régime de Macky Sall contre la nouvelle opposition. Dans un communiqué, le parti que dirige Pape Diop « assume également les propos de Mr Thierno Lô » tout en lui manifestant « son soutien ».

REWMI.COM/AW

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