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Annaba : le procès Baroche tourne au fiasco

Cacophonie, désorganisation, improvisation et parfois des abus des services de sécurité, telle est l'ambiance qui a prévalu hier à l'ouverture du procès du pédophile français, Jean-Michel Baroche, au tribunal criminel près la cour de Annaba, avons-nous constaté sur place. Un fiasco général qui a dégénéré en plein interrogatoire à la barre de l'accusé principal, en «algarade» entre le président du tribunal criminel, Mamène Brahim, et Me Farah Mohamed Salah, un avocat, dont l'objet est la présence de la caméra de l'ENTV dans la salle d'audience. Ce qui a poussé le juge à inviter les journalistes, tous médias confondus, à quitter la salle en ordonnant à un officier de police de se charger de cette mission. C'est qui a été fait ; non sans excès de zèle, cependant. «Vous êtes journalistes, dégagez de la salle», a lancé un lieutenant de la sûreté de wilaya à l'adresse des journalistes nationaux. Quant aux médias étrangers, qui étaient également présents pour couvrir l'événement, ils ont été épargnés de ce comportement à la limite de la correction. Craintes En colère, les représentants de la presse sont allés se plaindre et chercher des explications auprès du procureur général, Brahim Sekki, qui a reçu trois parmi eux, dont la journaliste de l'AFP. Il leur a expliqué qu'il demandera au président de lever la séance et ne manquera pas d'assister les médias dans leur rôle d'informer. Une mission qui a duré trois heures après la suspension du procès au terme de laquelle tous les journalistes ont été privés de couvrir le procès qui n'a pas livré tous ses secrets. Pourquoi cette mesure a été appliquée pour un procès dans lequel est impliqué un magnat français et des responsables algériens dans le viol des filles mineures, alors que la veille, cette décision n'a pas été prise pour le procès d'un des plus criminels terroristes, tenu dans la même salle du même tribunal ? S'interrogent les journalistes. Et d'abonder : «Craigne-t-on que ce pédophile français divulgue des noms épargnés de responsables locaux et nationaux impliqués dans ses affaires de peur qu'ils soient médiatisés, d'autant plus que le temps est aux scandales en Algérie ?» En tout état de cause, la presse qui prend pour témoin l'opinion publique déplore ce comportement antidémocratique qui pénalise le lecteur algérien dans son droit d'être informé.

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