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Netanyahu juge la guerre en Syrie : « le mal combat contre le mal ».

Le premier ministre israélien ,Benjamin Netanyahu , a mis en garde ce jeudi 18 avril dans une interview accordée à la BBC contre la livraison d’armes aux rebelles en Syrie, où « le mal combat contre le mal ».
« Armer les rebelles pose la question de quels rebelles et quelles armes, C’est une question extrêmement difficile pour chaque pays », a déclaré le chef du gouvernement israélien.
Netanyahu s’est rendu à Londres pour les funérailles de l’ex-première ministre britannique Margaret Thatcher et a eu l’occasion de s’entretenir avec le chef du gouvernement britannique David Cameron, fervent partisan de la levée de l’embargo sur les livraisons d’armes aux adversaires du régime de Bachar el-Assad.
Le premier ministre israélien a toutefois refusé d’indiquer s’il avait appelé son homologue britannique à maintenir cet embargo expirant fin mai.
« Nous sommes inquiets que des armes capables de changer l’équilibre des forces au Proche-Orient tombent entre les mains des terroristes », a-t-il dit, évoquant des groupes jihadistes et Al-Qaïda dans les rangs de la rébellion syrienne.
Selon Netanyahu, l’Etat hébreu se réserve le droit d’empêcher que cela se produise.

Risque de désintégration de la Syrie

Le ralentissement du processus de réformes politiques en Syrie risque de provoquer la désintégration de ce pays, a déclaré jeudi l’ancien premier ministre britannique Tony Blair lors du Forum Russie-2013 qui se déroule à Moscou.

« Le danger réside dans la désintégration de la Syrie qui semble aujourd’hui plus que réel, et lourd d’énormes répercussions pour toute la région », a indiqué l’ex-premier ministre.

Selon lui, même dans la situation complexe qui règne actuellement en Syrie, il est toujours possible d’arriver à un consensus au sein de la communauté internationale afin de réaliser dans le pays des réformes permettant de rétablir la stabilité.

La Russie et les Etats-Unis pourraient négocier un règlement

La Russie et les Etats-Unis pourront progresser dans les négociations sur un règlement en Syrie, a estimé le secrétaire d’Etat américain John Kerry, intervenant ce jeudi devant la commission des Affaires étrangères du Sénat.

« La Russie peut être constructive, et nous pourrons trouver le moyen de négocier », a déclaré John Kerry.

Et d’ajouter que la sécurité en Syrie représentait un intérêt stratégique, notamment en matière de non-prolifération des armes chimiques.

« Dans le cas contraire, nous serons confrontés aux conséquences de la désintégration de la Syrie que nous ressentirons pendant longtemps », a ajouté Blair.

Tunisie Focus

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