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Electrification rurale : le bilan à mi-parcours de la formation des acteurs

Outiller les acteurs de l'électrification rurale afin que le service rendu dans ces localités soit de qualité. Pour ce faire, l'Union européenne a financé un programme dénommé Facilité Energie. Lancé en octobre 2011, ce programme a fait son petit bonhomme de chemin. Réunis à Ouagadougou ce 18 avril 2013, les différents acteurs ont procédé à l'élaboration d'un bilan à mi-parcours. Quatre autres conventions cadre ont été signées à l'issue de ce colloque.

« La formation initiale et continue des opérateurs et acteurs d'électrification rurale en Afrique de l'Ouest », c'est sous ce thème que les acteurs du programme Facilité Energie de l'Union européenne se sont retrouvés. Lancé en 2011, ce programme consiste à « renforcer l'accès à l'électricité aux populations vivant dans les zones rurales ».

Dans le cadre de ce programme, EDF, 2iE, le FDE et l'AMADER ont lancé le premier programme de développement d'une filière professionnelle pour l'électrification rurale en Afrique. Dix-huit mois, il était donc temps pour ces acteurs de faire le bilan à mi-parcours. En termes d'acquis, c'est 240 jours de formation pour 65 exploitants, 6 établissements pilotes, un Certificat d'aptitude professionnel (CAP) d'électrotechnique revu et adapté aux besoins de l'électrification rurale au Burkina Faso, la réalisation d'un catalogue des centres de formation, la création d'un site internet pour la formation de référence en électrification rurale.

Le Burkina fait depuis 10 ans l'expérience des Coopération d'électricité (Coopel) dans la gestion des projets d'électricité. Pour Salif Kaboré, Ministre des Mines et de l'énergie, la formation des responsables de ces structures devient un impératif. « Il en est de même pour le renforcement des capacités de tous les autres acteurs à quelque niveau qu'ils soient », a-t-il ajouté.

Pays pauvre et aspirant à l'atteindre des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD), le Burkina connait cependant des insuffisances en électrification de son territoire. Le gouvernement, selon Salif Kaboré, veut résoudre son taux de couverture d'ici à 2015. « L'ambition du gouvernement au Burkina Faso est d'atteindre d'ici à 2015 un taux de couverture du pays de 60% afin que l'électricité, qui est un facteur indispensable au développement économique et social, contribue à la croissance et permette un mieux-être des populations pour un Burkina émergent », a-t-il indiqué.

Pour les 18 autres mois à venir, de nouveaux acteurs ont été enregistrés pour la mise en ½uvre du projet. Il s'agit de la Sonabel, du Ministère de la Jeunesse, de la formation professionnelle et de l'emploi, du Ministère des enseignements secondaire et supérieur et de l'ONG TIN TUA, spécialisée dans les formations en langues nationales.

Lancé en 2011, le projet est financé à plus de 500 millions de francs CFA par l'Union européenne et concerne le Burkina Faso et le Mali, les deux pays pilotes.

Jacques Théodore Balima

Lefaso.net

Lien utile :Electricité : le FDE et les Coopel accordent leur violon

Le Faso

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