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Agression contre le siège de l’UGTT : Le gouvernement blanchit les milices LPR

La responsabilité des Ligues de protection de la révolution ( LPR ) dans les incidents du 4 décembre 2012 ne peut être établie qu’à la fin de l’enquête, a affirmé mercredi 17 avril un rapport présenté par la partie gouvernementale de la commission d’enquête mixte -gouvernement-UGTT -. « On ne peut attester que les Ligues de protection de la révolution dans les incidents du 4 décembre 2012 sont seules responsables de l’attaque contre le siège de l’UGTT.

On ne peut conclure à leur implication dans ces incidents qu’au terme de l’enquête », selon les conclusions préliminaires du rapport remis au chef du gouvernement le 8 avril dernier et dont l’Agence TAP a obtenu mercredi en exclusivité une copie. « Il n’est pas possible non plus de dire que les ligues ne sont pas impliquées comme en témoignent les enregistrements vidéo et les rapports du ministère de l’intérieur qui affirment la présence massive d’éléments des LPR place Mohamed Ali le 4 décembre » lit-on dans le rapport. « L’échange de violences, ne justifie, en aucun cas, la tentative de certaines parties de s’introduire par force au siège de l’UGTT comme le montrent les enregistrements vidéo », estime le rapport, précisant qu’il n’a pas été encore possible de reconnaître l’identité des auteurs de ces violences.

Les membres de la commission d’enquête ont toutefois conclu: « Plusieurs parties sont impliquées dans ces violences.

Ce fait ne doit en aucune manière occulter totalement la responsabilité des parties qui ont attaqué le siège de l’UGTT en faisant usage de la force », précise le rapport.

« Le rapport du ministère de l’intérieur a montré que les auteurs des actes de violences appartiennent à différentes parties » précise la même source, relevant que des slogans portant atteinte aux institutions et à la sécurité générale ont été scandés lors de ces incidents.

«Les slogans scandés par différentes parties présentes place Mohamed Ali ont fait monter la tension parmi les manifestants ce qui a donné lieu à un échange de violences », relève-t-on dans le rapport qui ajoute que les enregistrements vidéo ne précisent pas le moment ni la partie qui a été la première à commencer les violences.

« Le visionnage des enregistrements des événements place Mohamed Ali pouvait permettre de reconnaître les auteurs de ces actes si l’enquête n’avait pas été suspendue », souligne- t-on dans ce document.

La commission d’enquête ajoute que suite à l’audition de la Ligue nationale de protection de la révolution il n’a pas été possible de déterminer le rôle assumé par le front de rectification du processus syndical dans ces événements. « Le rapport du ministère de l’intérieur a montré la présence place Mohamed de certains membres des LPR d’Ezzahra, Hammam- Lif et de Tunis », précisant que le président de LPR a déclaré lors de son audition que ces sections sont encore en période d’essai.

Selon les conclusions préliminaires du rapport, les enregistrements vidéo ont aussi montré des éléments appartenant à l’UGTT armés de gourdins et d’autres qui lançaient des bouteilles vides. « Considérer ces faits comme des actes de légitime défense demeure du ressort du magistrat spécialiste qui peut attester que les conditions juridiques sont réunies », ajoute le rapport.

Il n’a pas été non plus conclu, selon le rapport, que l’attaque du siège de l’UGTT était planifiée dans la mesure où les violences n’ont pas duré plus de 8 à 9 minutes et du fait que le nombre des personnes parmi les non-syndicalistes qui ont cherché à attaquer le siège de l’UGTT était limité comparé au nombre des manifestants rassemblés place Mohamed Ali.

Le rapport a par ailleurs critiqué les services de sécurité « qui auraient dû être mieux préparés à ces éventualités pour éviter tout débordement ».

Le rapport qui affirme le droit de réunion et de rassemblement pacifique des citoyens s’interroge toutefois dans quelle mesure ce rassemblement était conforme à la loi indiquant que seule une déclaration pour l’organisation d’une marche a été déposée par l’UGTT. « La présence de non syndicalistes Place Mohamed Ali fait que ce rassemblement n’est pas conforme à la loi n°4 en date du 4 janvier 1969 », lit-on dans le rapport.

Le rapport souligne par ailleurs que la commission n’a pas pu auditionner le secrétaire général de l’union régionale du travail de Sfax ni recueillir d’autres témoignages dont celui de la personne qui était apparue dans certains enregistrements alors qu’elle utilisait du gaz paralysant.

Contacté par l’Agence TAP, l’avocat à la cour de cassation et membre de la commission d’enquête Bechir Mannoubi Ferchichi a déclaré que le rapport doit être soumis au secrétaire général du gouvernement seul habilité à décider l’application du décret-loi n°88 relatif aux associations ou de traduire le dossier devant la justice.

Contrairement à ces conclusions l’UGTT affirme , multiples preuves à l’appui , « l'implication directe des ligues de protection de la révolution (LPR) et des partisans du mouvement islamiste Ennahdha » au pouvoir.

Tunisie Focus

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