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« Qatar : Le concours de Tunisie Focus »

Par Ridha Ben Kacem

Question pour un champion : Quelle image se font, aujourd'hui, les tunisiens, du Qatar, de son pesant d'or d'Emir et de sa charmante épouse, l'excellente et fantastique Mouzah, bint Banana, de mère en fille, et inversement, dans l'ordre et le désordre ?

Franchement, je n'ai pas de réponse exacte, à cette question, et J'aimerai bien qu'elle fasse l'objet d'un sondage d'opinions auprès d'un échantillon représentatif de mes compatriotes. Et tant qu'on y est, pourquoi ne pas essayer de connaitre, également, ce que pensent les sujets qataris de la Tunisie, de son singe échappé du zoo du belvédère, qui trône à Carthage et de la charmante Sihem Badi, tenant à la main, la chaussure fétiche, de Leila Ben Ali. N'est-ce pas Sigma Conseil et autres agences de sondages puisatiers?

Il est évident, je le répète, que je n'ai pas de réponse à ces deux questions. Sur ce constat d'absence de données, je pourrais vous souhaiter bonne journée, bonne soirée ou bonne nuit, c'est selon, et m'arrêter, net, là. Mais je vais, tout de même, tenter de satisfaire votre curiosité en tentant d'aller plus loin, dans mes investigations. D'abord, question réciprocité, les qataris ne font pas le poids, face aux tunisiens. Ils sont si peu nombreux, 380 000, en tout et pour tout, et nous, si nombreux : 11 millions, en Tunisie, et presque 2 millions à l'étranger, et autant, sinon, plus, dispersés, aux quatre coins de l'univers, et de ses nombreuses banlieues, qu'il n'y a pas lieu de parler de comparaison. D'ailleurs, les qataris, de souche, sont, largement, minoritaires, même chez eux, où on recense presque 2 millions d'habitants ! Tous les autres, sans exception, notables, sont des produits d'importation en provenance de d'Asie du sud est. Question fric, cependant, ils nous dament, largement, le pion et nous battent à plate couture. Imaginez un peu, leur salaire moyen bat tous les records mondiaux, et de loin, puisqu'il culmine à l'équivalent de 17 000 dinars tunisiens, PAR MOIS ! Aïe, depuis que je le sais, je ne dors plus la nuit, car j'ai acquis la certitude que nul n'est impossible à l'homme salarié, lorsqu'il est qatari. Je suis salarié, mais pas qatari. Je ne remplis que la moitié des conditions de l'impossible. Vous voyez le dilemme ?

Bon, avant de vous livrer le notre de salaire moyen, je voudrais comparer le leur, avec celui d'un pays qui représente, à nos yeux, nous autres, tunisiens, l'Eldorado européen, la France, où il ne représente que l'équivalent de 5000 dinars tunisiens, c'est-à-dire, même pas le tiers de celui que le Qatari affiche, fièrement ! Chez nous, par contre, le salaire de misère moyen, n'est que de 570 dinars par mois. Il faut donc, faire cravacher dur, 30 tunisiens, pour leur faire gagner autant d'argent qu'un salarié qatari. Vous êtes bien placés, tous, pour savoir qu'on ne fait plus cravacher les tunsiens. Non pas tant en raison de leur droits civiques et professionnels, qu'en raison de leur paresse naturelle, affichée, partout, comme un sport national. Dommage que ce sport ne soit pas reconnu, internationalement, et inscrit, comme discipline olympique ! Sinon on n'aurait pas eu qu'Oussama Ben Laden, allias, Mellouli, et Habiba Ghéribi, comme médaillés olympiques. On aurait trusté, des olympiades, durant, les trois premières places du podium. Dommage. Bon, ben, bref. Ajoutez à cela, le fait que les 700 000 chômeurs, que l'on recense chez nous, n'ont, à ma connaissance, aucun homologue qatari, et vous comprendrez que, dans cette affaire de décence de la vie, le fossé, ou plutôt, l'abysse séparant les travailleurs des deux pays, ne fait que se creuser davantage, chaque jour que le seigneur fait. Conséquence directe de cet état des choses, le martyr Bouazizi ne risque pas de faire, de sitôt, des émules, au Qatar.

Maintenant que vous savez tout cela, demandez aux tunisiens ce qu'ils pensent du Qatar. Dites leur, ensuite, qu'ils sont, tous recrutés, tant qu'on y est, au Qatar, aux mêmes conditions que les Qataris de souche, et renouvelez leur la même demande à propos de leurs idées en ce qui concerne le Qatar. Obtiendriez-vous la même réponse ? Pour ma part, je crois qu'il suffit de faire miroiter, à n'importe qui, un salaire moyen de 17 000 dinars, par mois, pour qu'il se croie au paradis. On n'a pas, forcément, pas les mêmes idées, au paradis et en enfer. D'ailleurs, seuls les idiots ne changent pas d'idées, à l'occasion. Y a-t-il meilleure occasion que cette hypothétique éventualité ou opportunité ? Ou bien, prenez-vous les tunisiens pour des idiots et des attardé mentaux ?

Poursuivons. Demandez, maintenant, aux qataris d'échanger leurs conditions de nantis, contre celles des malheureux tunisiens, c'est-à-dire, de troquer un salaire moyen de 17 000 dinars, contre un salaire moyen de 570 dinars, et, en prime, un taux de chômage de presque 20 %, et demandez-leur, ce qu'ils pensent de la Tunisie et de son bouffon. L'enfer aurait encore, à leurs yeux, des allures de paradis, comparé à la misère de la Tunisie où tout le monde est au régime sans banane. Or, où est-ce que les gens brûlent, en permanence, sur un barbecue géant, mes bons lecteurs, au paradis, ou bien en enfer ? Alors ne vous étonnez pas qu'il y ait autant de suicides, par immolation par le feu, chez nous (165 recensés, à ce jour, depuis la révolution), et aucun chez eux ! Oui, nous avions, de fait, tout faux. Cessez de croire, une fois pour toute, aux légendes dorées de votre enfance révolue. Ce n'est pas parce la température dépasse, fréquemment, chez eux, les 50°, qu'ils vivent, forcément, en enfer. D'ailleurs, demandez aux habitants d'Aïn Drahem, s'ils se considèrent, particulièrement, privilégiés, lorsque la neige les isole du reste de la planète, des semaines durant. L'enfer est, souvent, blanc, gris et froid. Blanche Neige vous le confirmera.

C'est bien connu, les tunisiens sont des patriotes chauvins. Ils sont prêts à mourir, plusieurs fois, s'il le faut, pour la cause nationale, surtout, si elle est étroitement liée à celle de leur club de football préféré et vénéré. Voyez, un peu, ce qui se passe du côté de Bizerte. On a l'impression d'un remake de la bataille de libération de cette ville du nord. On a juste exagéré, cette fois-ci, le nombre des tués et des blessés. Mais on ne peut leur reprocher ça, le tunisien étant, internationalement, connu pour son sens de l'affabulation. Cela confirme bien, du reste, la fibre patriotique des tunisiens qui ont brûlé, par mégarde, le drapeau de la Tunisie, croyant, sans doute, qu'il a été oublié par la France, lors de l'évacuation précipitée, de la ville, le 15 octobre 1963. A moins qu'ils ne l'aient pris pour celui du Qatar, l'ennemi héréditaire de la Tunisie. Réflexion faite, je retire cette dernière supposition. Je viens de jeter un coup d'½il sur le torchon du Qatar et je n'en reviens pas. D'abord il est bizarre avec son format de 11/28, soit 2,58 fois plus large que haut. Ensuite la couleur dominante est le marron, avec une large bande blanche dentelée sur le côté de la hampe. Le marron représente, parait-il, le sang versé dans les multiples et incessantes guerres du Qatar.

Avec les Etas Unis, le Qatar est le pays qui est, tout le temps, sur le sentier de la guerre, comme vous savez. L'armée du Qatar, composée de 5 millions d'hommes, et 30 millions de réservistes, est supérieure, en nombre et en qualité, à l'armée chinoise. Selon certaines sources, la couleur dominante, du drapeau du Qatar, était, autrefois, le rouge, mais elle passa au marron, à cause de l’exposition au soleil, et on a fini par adopter cette dernière couleur, faute de mieux. Moi je pense plutôt, que c'est la couleur du sang des ennemis (tunisiens, libyens et syriens, pour la plupart) qui est symbolisée par le drapeau du Qatar. La couleur du sang des ennemis du Qatar n'est pas rouge, cela saute aux yeux. Sinon, pourquoi seraient-ils des ennemis, je vous le demande ? Cette couleur marron du sang ennemi serait une sorte de trophée, en quelque sorte !

Le blanc du drapeau, par contre, représente la paix. Oui, la paix, vous autres mesquins, à l'extrême. Tout le monde sait que ce pays, qui vocifère, tout le temps, pour qu'on envoie, sans cesse, des jihadistes, nombreux, de préférence tunisiens, en Syrie, est très épris de paix, au point qu'il est prêt à offrir, au monde entier, une banane au cul, en guise de calumet de paix. Mais, pour revenir au drapeau du Qatar, sachez que le bord à neuf pointes dentelées désigne le Qatar en tant que neuvième membre des « émirats réconciliés », dans le cadre du traité qatari-britannique de 1916. Les huit autres émirats sont les sept qui composent les Émirats arabes unis et Bahreïn. Le Qatar et Bahreïn n'avaient pas respecté leurs engagements, dès que les britanniques avaient tourné le dos à la région. Sans doute, encore un signe de paix. Et pour que personne n'oublie, jamais, cela, le Qatar, continue à afficher, sur son drapeau, le souvenir de ce traité relatif aux neuf « émirats réconciliés ». Oh, le malotru !

Les tunisiens sont patriotes, disais-je, donc, à condition, bien entendu, qu'on leur donne, aussi, de temps en temps, à manger, tant qu'ils sont vivants. Rares sont ceux, en effet, qui trouvent agréable de mourir d'inanition. Moncef Marzouki est de ceux là. Pas des rares, bien entendu. N'allez, surtout pas, croire cela, même s'il est Président, avec, uniquement, 7000 voix. Avant son exil, au Palais de Carthage, il vivait à l'aise, étant salarié de la chaine de télévision qatarie Al-Jazeera. Cette chaine est connue pour ses salaires mirobolants. Loin d'être un simple smigard, il était, plutôt, choyé et grassement payé. Soudain, il se retrouve enfermé au palais de Carthage, avec un salaire de misère de 30 000 dinars par mois, soit même pas deux fois la valeur du salaire moyen, au Qatar. C'est une honte, non ? Où est le sacrosaint respect des droits acquis, en matière de traitement salarial ? Et d'abord, pourquoi n'avait-on pas prévenu ce petit diable de Moncef, qu'on n'allait pas respecter, avec lui, le principe du droit mal acquis ? Ensuite pourquoi cette exception pour ce pauvre hère ?

En échange de tous ses privilèges, on le piège et on ne lui offre que 30 000 dinars par mois ! Un salaire de misère qui ne lui permet même pas de manger à sa faim, obligé qu'il est, d'aller chercher, chaque soir, sa pitance, auprès du vendeur de pois chiche du coin. Mettez-vous à sa place et demandez-vous ce que vous penseriez, dans ces conditions, de la Tunisie et du Qatar ? Si, en plus, vous êtes quelqu'un de, disons, normalement, constitué, agitez-vous, sous les mirettes, les photos de la Banana split Barbie qatarie et de Sihem Badi, et répondez, honnêtement, à la question. Vous tenez votre réponse, à présent ? Alors pourquoi, bon Dieu, vous vous acharnez sur ce pauvre Marzouki, chaque fois qu'il défend son ancien et son futur bifteck et son gagne pain, jaloux de lui, que vous êtes ? Vous voulez, vous aussi, que le Qatar vous offre un salaire moyen de 17 000 dinars, par mois, et une banane, en guise de dessert ? Vous accepteriez l'Emir, lui-même, en sorbet ? Oh mon Dieu, vous êtes prêt à accepter, même cela ? Vraiment ? Really ?

Bon, mettons dessus, le bandeau d'interdiction aux mineurs de moins des 16 ans, et passons à autre chose. Il m'est venu, à l'esprit, une riche idée pour gagner, justement, beaucoup d'argent. Tout en restant patriote vivant au sein de la Patrie. J'essaie de vous démontrer, bande de lubriques peu friqués, que l'on peut gagner, honnêtement, beaucoup d'argent, sans émigrer au Qatar. Voilà, je vais lancer un concours destiné à récompenser le meilleur qualificatif que l'on puisse trouver, pour désigner la charmante Cheikha Mouzah, célèbre seconde épouse de l'Emir de l'Etat du Qatar. J'en ai, déjà, trouvé quelques uns :

Mouzah bint banana de mère en fille
Banana split
Peau de banane sous le pied
Banana remastérisée à coups de bistouri
Juanita Banana
Chiquita Banana

Inutile de les transcrire, ni de faire jouer le copier/coller, ils sont déposés, chez mon notaire et à l'INNORPI. Faites, plutôt, travailler vos méninges pour trouver des florilèges de surprenants surnoms, dignes d'une grande princesse de sang froid. Vous pourrez envoyer, par mail, avant la fin de la décennie, dernier délai, vos trouvailles, à l'adresse mail qui vous convient. Je me chargerai de tout récolter en temps opportun. Le jury destiné à proclamer les résultats du concours se réunira, sous la présidence de sa présidente, la Cheikha Mouzah, le 1 janvier de l'an 2020. Les résultats seront proclamés, dix ans plus tard. L'heureux gagnant de ce concours, s'il est encore en vie, aura à choisir entre deux lots : Un salaire moyen à vie, versé par l'Emir du Qatar, ou bien, un salaire moyen à vie, prélevé sur la pension de retraite de Président, de Moncef Marzouki, tant qu'il est en vie. Le second classé au concours recevra, automatiquement, le prix dédaigné par le premier classé. Quant au troisième classé, il aura, pour prix de consolation, une des chaussures dédicacée, de la Cheikha Mouzah. S'il est fétichiste, il la gardera pour l'accompagner dans son sommeil, la nuit, ou dans son sommeil définitif, jusqu'au jour du jugement dernier. Sinon, il pourra, toujours, essayer de la vendre sur les sites internet spécialisés.

J'espère que vous serez nombreux à participer au concours, en versant les frais d'inscription, fixés à 100 dinars, par tête de pipe et de cigare. Les têtes de « Cristal » et de « Hallouzi » ne sont pas autorisées à participer au concours, pour cause de revenus insuffisants. Un petit calcul montre que, même à ce prix là, il faudrait 2040 participants au concours, pour me faire gagner autant d'argent qu'un salarié qatari moyen, par an. Il me faudrait, par conséquent, renouveler mon concours, une fois par an, si je veux vivre, décemment. Plus de 100 000 personnes, à arnaquer, durant une vie, ce n'est pas garanti. Je me demande si je ne ferais pas mieux, d'aller cambrioler la banque centrale qatarie, jalouse gardienne de quelque 3050 milliards de Riyals qataris, soit, un peu plus de 750 milliards de dollars ! Sacré petit bout de pays ! Le Qatar n'a pas d'histoire à raconter au monde, dites-vous ?

Par Ridha Ben Kacem le 18 avril 2013

Tunisie Focus

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