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Lutte contre les mutilations génitales féminines : Les acteurs plaident l’application de la loi 99-05


Bien que norme sociale, l'excision n'en est pas moins une violation des droits humains et un non-respect des conventions et recommandations internationales. Ainsi, en 1999, le législateur sénégalais avait voté une loi interdisant la pratique des mutilations génitales féminines (n°99-05 du 29 janvier) et qui est intégrée dans le code pénal (article 299bis). Mais, il faut dire que son application reste «un grand défi à relever», a-t-on appris, hier, lors d'un atelier de réflexion avec les parlementaires.
Dans l'article 7 de la constitution sénégalaise, l'être humain est placé au-dessus de tout et que toute atteinte à son intégrité physique est sanctionnée par un arsenal législatif contenu dans le code pénal. Ainsi en 1999, le législateur votait une loi interdisant la pratique de mutilations génitales féminines (n°99-05 du 29 janvier) et qui est intégrée dans le code pénal (article 299bis). En effet, dans le cadre d'un programme conjoint de l'Unicef et de l'Unfpa, un atelier de réflexion et d'échanges avec les parlementaires a été organisé, hier, sur l'application de la 99-05 du 29 janvier 1999 interdisant la pratique de l'excision au Sénégal. Awa Guèye, vice-présidente à l'Assemblée Nationale, a fait part de la joie des parlementaires d'accueillir cet atelier qui leur permet de donner leur avis pour relever le défi de l'application de ladite loi, afin d'atteindre les objectifs d'interdiction et d'abandon de cette pratique, d'ici à 2015. Elle sera appuyée dans son propos par le représentant du ministre de la santé, selon qui, cette rencontre s'inscrit dans le cadre de la mise en place d'un plan d'action pour accélérer l'abolition de l'excision.
Quant à Boureima Diadié, représentant-résident adjoint de l'Unfpa, les mutilations génitales sont un problème culturel nécessitant une sensibilisation, sans brusquer les populations, pour les pousser à comprendre que ces mutilations ont des conséquences sur la vie des filles et des femmes, créent la mortalité maternelle, des troubles psychologiques et ont des répercussions, à long terme, sur leur existence. Cependant, poursuit-il, son organisme, grâce à un programme conjoint avec l'Unicef, va appuyer le Sénégal à atteindre son objectif. Il s'agira d'un appui financier, technique et de la relance du plaidoyer pour une bonne application de cette loi, en vue d'éradiquer cette pratique au Sénégal.

Cheikh Moussa SARR
REWMI QUOTIDIEN






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