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Projet Sunray: objectif nutrition durable

Sortir de la spirale de la faim est une priorité de plus en plus pressante pour le continent africain. Ainsi, dans le cadre des Objectifs millénaires pour le développement (OMD) fixés pour 2015, le projet Sunray (PDF) est voué à mettre en place une feuille de route pour un programme de nutrition durable en Afrique. Et plus particulièrement pour les pays subsahariens, car sur 46 seuls 9 sont susceptibles d'accomplir leur OMD contre la faim et l'extrême pauvreté d'ici 2015. Différentes universités internationales ainsi qu’une organisation non gouvernementale soutenue par l’Union européenne sont appelés à participer au projet.

Un article paru le 25 avril 2011 sur le site d'informations régionales rattaché aux Nations unies Irin indique que Sunray «invite les chercheurs africains à proposer des documents de travail examinant, entre autres, le lien entre la nutrition et le changement climatique; l’influence de la hausse des prix des denrées alimentaires; la disponibilité future des ressources en eau; la dynamique sociale des ménages; et l’impact de l’urbanisation rapide afin d’identifier les besoins de recherche spécifiques liés à la nutrition dans ces domaines».

Quel est justement ce lien entre nutrition et climat? Selon une étude de l’Institut international de recherche sur les politiques alimentaires (Ifpri), «l’impact du changement climatique sur la production alimentaire pourrait provoquer une augmentation de la malnutrition infantile de 20% au cours des vingt prochaines années».

Les participants au Sunray avaient jusqu’au 22 avril pour soumettre leur plan pour une nutrition soutenable. Seuls les projets retenus pourront ensuite participer aux ateliers prévus dès la fin 2011.

«Ce projet est très attrayant, dans le sens où nous avons l’opportunité de pouvoir développer des interventions adaptées au contexte africain et nous avons notre mot à dire dans le programme; nous connaissons également les lacunes qui doivent être corrigées —nous ne menons pas des recherches pour des projets à orientation européenne», explique Annamarie Kruger, enseignante et directrice du Centre africain de recherche transdisciplinaire en santé publique.

Carl Lachat, chercheur à l’Institut de médecine tropicale basé en Belgique, confirme:

«Le fait que l’Union européenne soutienne le projet implique que les pays riches demandent aux pays africains de définir les priorités pour la recherche et le financement de la nutrition […] Nous encourageons donc les dirigeants politiques africains à participer à l’initiative.»

Lu sur Irin