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Autant le dire… : Il ne faut pas perdre de temps

A peine installé dans ses « nouvelles anciennes » fonctions de maire de la commune de Bobo, Salia Sanou s'est immédiatement mis au travail. Première action : la mobilisation des ressources financières.

Car le maire veut accroître les ressources financières de la commune. Ce qui va permettre de financer le Plan communal de développement et répondre aux multiples sollicitations et autres initiatives de développement qui seront prises. Ainsi, depuis quelque temps, ses services invitent-ils les contribuables à s'acquitter de leurs taxes et impôts. Taximen, occupants du domaine public, résidents, sont invités à « sortir le porte-monnaie » au passage des agents de recouvrement. Ce qu'il faut apprécier dans cette démarche, c'est le système mis en place qui consiste à informer auparavant les contribuables de ce qu'ils auront la visite d'agents de recouvrement.

Deuxième action, la mobilité dans l'espace urbain. Cette initiative, pilotée par la police municipale va permettre de sécuriser davantage les usagers non seulement dans la circulation qui, actuellement, est un véritable chaos, mais également à les sécuriser dans leurs actions quotidiennes. Aussi, après la semaine de la mobilité urbaine qui a consisté à sensibiliser les acteurs du domaine face à leurs responsabilités, la police municipale a investi la ville mardi à la traque des tricycles qui sont aujourd'hui de plus en plus sources d'accidents et d'incidents divers. Car, non seulement nombreux d'entre eux ne sont pas en règle (visite technique et assurance), mais leurs conducteurs ne disposent pas du minimum requis pour pratiquer ce métier. Quand on y ajoute les surcharges et le transport de personnes (ce qui est interdit), on comprend que l'autorité ne puissent laisser passer un tel danger permanent dans la ville. En effet, la majorité des Bobolais est unanime à reconnaître que les tricycles sont dangereux pour leur sécurité. Aussi, sans le dire, ils voudraient bien que l'autorité prenne des mesures idoines pour les sécuriser.

Les actions de l'autorité municipale ne doivent pas s'arrêter à ce niveau en matière de mobilité et de sécurité urbaine. Le centre-ville de Bobo est aussi un véritable capharnaüm : chacun s'installe où il veut et fait ce qu'il souhaite. Rendant ainsi, à la fois, l'espace urbain insalubre causant ainsi d'énormes nuisances aux autres usagers. Quand on se dirige du côté du marché central, la quasi-totalité des voies environnantes sont obstruées par des installations anarchiques. Dans les marchés des secteurs, la situation est encore plus grave car les revendeurs, au lieu de s'installer dans les boutiques et étals construits à l'intérieur du marché, préfèrent le faire sur les voies aux alentours du marché. Ce qui perturbe la circulation, et nuit de surcroît indiscutablement aux habitants dont les concessions jouxtent les lieux de ventes.

A leur niveau, les stations-service d'essence sont devenues des gares routières voire pire, où grouillent anarchiquement véhicules de transport de personnes, de marchandises, charretiers, usagers et autres revendeurs. Avec tous les risques que cela comporte en cas de maladroites manipulations d'essence. Ces cas représentent des occupations anarchiques du domaine public, et occasionnent des pertes en ressources financières pour la commune puisque, vraisemblablement, ces gens-là ne paient pas de taxes. D'un cas, passons à un autre qui est celui des garages et stationnements anarchiques dans la ville. On se rappelle qu'au début de son premier mandat, l'actuel maire en avait fait une préoccupation. Puis plus rien ! Aussi, si le maire veut laisser des résultats probants dans ce domaine, il va falloir que ses actions soient fortes, mais qu'elles soient surtout durables. C'est ainsi qu'on pourrait retenir quelque chose au bout des cinq prochaines années.

Dabaoué Audrianne KANI

L'Express du Faso

Le Faso

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