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Panguéba Mohamed Sogli, homme d'affaires burkinabè : « Brafaso rouvrira très prochainement »

Président-Directeur-Général (PDG) de la Brasserie du Faso (BRAFASO), Panguéba Mohamed Sogli, homme d'affaires burkinabè n'est plus à présenter. Son projet d'ouvrir une brasserie au Burkina aura été des plus difficiles. Après une mise sur le marché de sucreries, l'entreprise a dû refermer ses portes pour diverses raisons dont des problèmes financiers. Trainé en justice par ses créanciers, la liquidation judiciaire de BRAFASO avait été prononcée avant que le gouvernement ne vole à son secours en rachetant ses créances. C'est donc un homme comblé que nous avons rencontré le 16 avril 2013 à Ouagadougou. Il nous parle du redressement de son entreprise par le gouvernement ainsi que l'avenir du projet. Lisez plutôt !

Lefaso.net : Le 13 septembre 2012, le Premier ministre lors de sa visite avait annoncé une aide du gouvernement pour permettre à BRAFASO de reprendre ses activités. Qu'en est-il aujourd'hui de cette aide ?

Panguéba Mohamed Sogli : Le Premier ministre avait effectivement, lors de sa visite, dit qu'une aide allait être accordée à BRAFASO. L'aide est effective parce que des travaux ont été réalisés depuis sa visite. Nous nous activons actuellement pour une réouverture de BRAFASO.

Parlant de travaux, qu'est-ce qui a été concrètement réalisé sur le terrain ?

A la visite du Premier ministre, nous étions dans une situation conflictuelle avec certains bailleurs de fonds. L'usine était aussi totalement à l'arrêt. Mais depuis l'annonce de l'aide, toutes les démarches ont été faites au niveau du Syndic-liquidateur, notamment pour évaluer les créances et procéder à leur règlement.

Nous avons aussi fait l'audit de la machinerie pour sa remise en service. C'est dans ce cadre que les fabricants d'origine allemande ont réalisé l'audit de toute la partie sucrerie. Une société chinoise s'est également jointe aux Allemands pour l'audit de la partie brasserie. Nous connaissons aujourd'hui ce qu'il faut pour faire fonctionner la brasserie.

A cause de ses créances, la Justice avait prononcé la liquidation judiciaire de l'entreprise. Avez-vous réussi à payer à vos créanciers ?

Ce problème, avec l'appui du gouvernement, a entièrement été pris en charge par le Ministère de l'Economie et des Finances. Ce qui signifie qu'à l'heure où je parle, BRAFASO ne doit à personne. Toutes les créances ont été payées.

Combien de francs a-t-il fallu pour cela ?

Beaucoup de milliards de francs CFA.

Dix, vingt, trente milliards FCFA ?

Beaucoup de milliards de francs CFA.

L'Etat a racheté les créances de BRAFASO. Peut-on encore dire que l'entreprise est toujours privée ?

Selon les termes de l'accord, toutes les créances du gouvernement seront converties en actions. Il n'y aura donc pas de problème. L'Etat aura une prise dans les actions de BRAFASO.

Sera-t-il l'actionnaire majoritaire ?

Pour l'instant, on n'en sait rien.

Comment expliquez-vous que BRAFASO ait tant de problèmes à redémarrer ses activités ?

Ce n'est plus le moment d'en parler. Nous avons capitalisé toutes nos erreurs, tous les problèmes que nous avons eus dans le passé. Vous regardez maintenant vers le futur. Il conviendrait donc d'utiliser ces éléments pour bâtir BRAFASO.

Quelles sont les difficultés les plus difficiles à surmonter que vous avez rencontrées ?

Tout le monde a suivi l'actualité à BRAFASO. Nos problèmes ont été communiqués au fur et à mesure. Les gens ont vécu ces problèmes comme s'ils étaient, eux même, propriétaires de l'entreprise. Il n'est plus très utile de revenir sur la question.

D'aucuns pensent que c'était la partie visible de l'iceberg qui était porté à la connaissance du public...

Tout se dit à Ouagadougou. Je n'ai rien à dire car je trouve que ce qui se dit ne m'engage pas. Je sais seulement que j'ai connu des difficultés, Dieu merci, le gouvernement m'a aidé à sortir de ces difficultés. Je regarde désormais vers l'avenir.

Avec une capacité de production de 500 000 hl/an de bière de 21 variétés et de 58 000 000 de bouteilles de boissons gazeuses, BRAFASO devenait la plus grande brasserie de la sous région. Pensez-vous que vos concurrents sont derrière les problèmes que vous rencontrez pour démarrer vos activités ?

Je ne pense pas. Mais si tel est le cas, la concurrence, où qu'elle soit, n'a pas besoin d'une personne. Je trouve même légitime qu'un concurrent cherche à empêcher que l'autre ne parvienne pas à mettre ses produits sur le marché. Mais c'est à nous de nous organiser afin d'avoir de bons produits sur le marché. Je n'ai pas fouiné pour le savoir, les concurrents ne m'ont rien dit sur ce qu'ils ont fait. Je me garde donc d'émettre des commentaires.

Quelles sont aujourd'hui vos forces face à des concurrents qui occupent le marché depuis des années ?

BRAFASO possède un capital d'expérience très élevé et évitera toutes les embûches qu'elle a connues de par le passé. Elle a en plus la volonté de revenir sur le marché avec des produits parfaits pour les consommateurs.

Quelle est la nature de vos relations professionnelles avec la BRAKINA ?

Je n'avais jamais eu de relations professionnelles avec la BRAKINA. Vous comprendrez qu'il n'y ait pas de relations actuellement entre les deux sociétés.

Et vos relations personnelles avec le directeur général de la BRAKINA ?

Nous sommes des humains. On se salue, on se respecte. Sans plus.

Pendant que vous viviez les difficultés, avez-vous eu, à un moment donné, l'impression d'avoir été abandonné par les autorités ?

Je n'ai eu aucune impression. Quand le moment de m'aider était arrivé, les autorités ont pris la décision allant dans ce sens.

Vous aviez annoncé la fabrication de la bière par BRAFASO à sa réouverture, quel type de bière comptiez-vous proposer à la population burkinabè ?

Nous allons proposer des bières de qualité supérieure de type allemand. Nous avons des agréments avec certaines maisons de bière allemandes. Les marques des boissons demeurent un secret dans la stratégie marketing. Pour cela, je me garderai de citer des marques.

A quand la réouverture de BRAFASO ?

Très prochainement.

Au stade actuel, que vous faut-il pour accélérer la réouverture de l'usine ?

Nous sommes maintenant à la 3e phase. Le gouvernement s'active pour maintenant réunir tous les moyens nécessaires pour permettre à la BRAFASO de s'ouvrir. Très prochainement, ce sera chose faite.

Si la situation ne dépendait que de vous. Souhaitez-vous ouvrir l'usine dans combien de temps ?

Le gouvernement est conscient que l'ouverture rapide de BRAFASO permettra à tout le monde de souffler et d'économiser. Je pense donc qu'ils diligenteront pour que l'usine s'ouvre le plus rapidement possible. Et je suis sûr qu'ils s'activent pour cela.

C'est l'occasion d'appeler les uns et les autres à la patience. Car BRAFASO va s'ouvrir très prochainement.

A quelle période ?

Le gouvernement fera tout pour que l'usine s'ouvre le plus rapidement possible.

Jacques Théodore Balima

Lefaso.net

Le Faso

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