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Me Clédor Ciré Ly : "La réponse de notre client ne fait pas 42 pages"

Le porte-parole des avocats de l'ancien ministre d'Etat Karim, Me Clédor Ciré Ly, a indiqué mercredi que la réponse de son client, suite à la mise en demeure du Procureur spécial près de la Cour de répression de l'enrichissement illicite (CREI) lui demandant de prouver l'origine de ses biens évalués à 694 milliards, ne fait pas 42 pages, comme annoncé mardi par cette cour.

''Notre réponse ne fait pas les 42 pages dont il (le Procureur spécial) parle. Les 42 sont un condensé des dérives, des irrecevabilités, des irrégularités de procédure, mais en réalité le reste ce sont les preuves, des pièces justificatives et non des annexes'', a déclaré Me Ly, en conférence de presse.

Lundi, la presse avait annoncé que le fils d'Abdoulaye Wade, ancien président de la République, avait déposé un document de 3000 pages, en réponse à la mise en demeure du Procureur spécial, lui demandant de prouver l'origine de ses biens.

Mais lors d'une rencontre avec la presse, mardi, le patron de la CREI a précisé que la réponse de l'ancien ministre d'Etat, qui exerçait plusieurs responsabilités sous le magistère de son père, ne faisait pas 3000 pages, mais 42.

Mais pour Me Ly dont le client est poursuivi dans le cadre des biens présumés mal acquis, ''la violation de la procédure et de la règle de droit priment dans ce dossier''.

''L'arrestation de Karim Wade est arbitraire. Le pouvoir du Procureur était terminé, il est allé au-delà de ses compétences'', a-t-il accusé.

Il a prévenu en faisant remarquer que ''ce qui lui [Karim Wade] est arrivé peut arriver à d'autres personnes''. ''Tout ce que nous demandons, c'est qu'on nous laisse défendre notre client. Depuis un an, les droits et les libertés des citoyens sont bafoués dans ce pays'', a dénoncé Me Ly.

''On veut maintenant que le peuple juge. Pourquoi mettre en garde à vue quelqu'un, alors qu'on ne l'entend ou ne le confronte pas avec d'autres personnes ? '', s'est demandé le porte-parole des avocats de Karim Wade.

''A 11h 58 h, le mandat d'amener était prêt. Donc, toutes les dispositions ont été prises pour arrêter Karim Wade'', a-t-il souligné, indiquant que des sociétés dont la paternité est attribuée à Karim Wade ont décidé d'écrire elles-mêmes à l'Etat du Sénégal.

Revenant sur l'arrêt rendu par la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), Me Ciré Clédor Ly a rappelé que ''cette cour a donné injonction à l'Etat du Sénégal concernant l'interdiction de sortie du territoire'' frappant des dignitaires de l'ancien régime.

La juridiction de la CEDEAO avait estimé que cette dernière décision ne reposait sur aucune base légale.

Pour Me Clédor Ciré Ly, ''cette cour est là pour faire respecter les droits civils, politiques et sociaux''. ''Nous avons déposé une autre plainte, et le Sénégal est d'ailleurs convoqué le 2 mai prochain pour comparaître'', a-t-il signalé.

''On a surestimé la valeur des biens de notre client. On nous a attribué un patrimoine qui ne nous appartient pas. La vérité va éclater un jour. On prend date avec le temps'', a clamé Me Demba Ciré Bathily, lui aussi avocat de Karim Wade.

APS

Rewmi

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