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ONU-MAROC-MINURSO: Une tentative “injustifiée” et “contreproductive”

La tentative de dénaturer la mission de la MINURSO et d’élargir le cadre de son action pour y inclure la surveillance des droits de l’Homme au Sahara marocain est “injustifiée” et “contreproductive” et n’est “pas de nature à aider” au règlement de ce conflit artificiel, a affirmé Samir Bennis, un expert en relation internationale.

Une telle démarche “n’est pas de nature à aider” au règlement de ce conflit artificiel “ni à servir à stabiliser la région”, a souligné mardi à la MAP à New York, M. Bennis expert à l’ONU.

C’est une “tentative totalement incompréhensible” au regard des “avancées remarquables du Maroc en matière des droits de l’Homme et de démocratisation”, saluées par la Communauté internationale, y par compris le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a-t-il dit.

Dans son dernier rapport soumis début avril au Conseil de Sécurité de l’ONU, Ban Ki-moon s’est félicité de la “coopération du Maroc avec les procédures spéciales” du Conseil des Droits de l’Homme (CDH) et s’est dit “encouragé” par les récentes recommandations du Conseil National des Droits de l’Homme “entérinées” par le Royaume.

A cet égard, Ban Ki-moon a qualifié de “développement positif” la création du CNDH et de ses antennes régionales et souligné que les autorités marocaines ont “facilité l’accès” aux procédures spéciales des Nations Unies.

Aujourd’hui, ce dont le monde a “besoin”, notamment à la lumière de ce qui se passe au Mali et dans la région du Sahel, confrontée à l’effondrement des structures de l’Etat, au terrorisme et au crime organisé, c’est plutôt “d’une approche qui ½uvre à un rapprochement réel entre les parties au conflit et préparer le terrain pour arriver à une solution dans l’intérêt des populations de la région, la stabilité et la sécurité régionale et internationale.

Dans ce contexte, la proposition marocaine d’autonomie est, comme souligné, à maintes reprises par le Conseil de sécurité, une solution de compromis “sérieuse et crédible” à même de préserver les intérêts de toutes les parties et demeure une solution “gagnant-gagnant”, a rappelé ce conseiller politique, auteur d’un ouvrage sur les relations Maroco-espagnoles.

Et de rappeler que dans son dernier rapport début avril aux membres du Conseil de sécurité de l’ONU, Ban Ki-moon, a encouragé les parties à privilégier plutôt “la logique du donnant-donnant”.

Une réunion consacrée aux derniers développements de la question nationale s’était tenue, lundi au Cabinet Royal, en présence de Conseillers du Souverain, du Chef du Gouvernement, des leaders des partis politiques, ainsi que de plusieurs membres du Gouvernement.

Cette réunion a été consacrée aux “derniers développements concernant la question nationale au sein des Nations Unies, et plus particulièrement certaines initiatives tendant à dénaturer le mandat de la MINURSO”.

Le conflit du Sahara dit “occidental”, rappelle-t-on, est un conflit imposé au Maroc par l’Algérie qui finance et héberge sur son territoire à Tindouf le mouvement séparatiste du Polisario. Ce mouvement est soutenu par le pouvoir algérien et revendique la création d’un Etat factice au Maghreb. Cette situation bloque tous les efforts de la communauté internationale pour une intégration économique et sécuritaire régionale.(MAP).

LNT

MAP

La Nouvelle Tribune

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