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Deficit budgétaire : Un plan global quadridimensionnel mis en place par N.Baraka

Un plan global quadridimensionnel a été mis en place en vue de contrôler le déficit budgétaire, a annoncé, mardi, le ministre de l’Economie et des Finances, Nizar Baraka, devant la Commission des finances, des équipements, de la planification et du développement régional à la Chambre des conseillers.

Dans un exposé sur l’évolution de la situation économique et financière, M. Baraka a souligné que ce plan vise à faire face à trois problèmes majeurs, à savoir le déficit budgétaire, le déficit de la balance de paiement et les répercussions de la crise économique mondiale.

M. Baraka a fait observer que le plan en question porte essentiellement sur la rationalisation et la réduction des dépenses, la mobilisation des recettes du Trésor et la stabilisation des avoirs extérieurs, à travers la régulation des importations, la promotion des exportations, la mobilisation des recettes en devises, la promotion de l’immobilier et l’entreprise ainsi que le renforcement de la solidarité sociale.

Il a donné un aperçu sur la situation macroéconomique du pays, notant que le déficit budgétaire enregistre depuis l’année 2009 une hausse d’un point par an, avec un solde négatif au titre des exercices 2011 et 2012, signalant que, durant l’année dernière, près de 17 milliards de dirhams (MMDH) des crédits de la compensation ont été financés par l’endettement.

L’aggravation du déficit budgétaire, a-t-il argué, est due essentiellement aux choix faits par le Royaume pour parer les retombées de la crise économique et anticiper ses impacts néfastes, lesquels choix se sont articulés autour de la consolidation de la demande intérieure, de l’allègement de fiscalité (impôt sur les sociétés et impôt sur le revenu) dans le cadre du dialogue social, de l’augmentation des dépenses de la compensation et de l’encouragement de l’investissement.
Le ministre a indiqué que la prise de la décision du gel de 15 MMDH de dépenses d’investissement a été dictée par l’augmentation du volume des crédits d’investissement de 11 MMDH en 2008 et à 21 MMDH en 2013, et du coup l’aggravation de déficit budgétaire de près de 0,4 pc du PIB.

Le gouvernement s’est fondé, dans cette décision, sur l’article 45 de la loi organique 14-00 modifiant et complétant la loi organique 7-98 relative aux finances qui stipule que “le gouvernement peut, au cours de l’exercice financier à condition d’en aviser les Commissions parlementaires concernées, geler certains investissements si les circonstances économiques et financières l’exigent”.

LNT

MAP

La Nouvelle Tribune

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