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Attentat de Boston : le FBI explore toutes les pistes pour démasquer les coupables

Après l'attentat qui a endeuillé le marathon de Boston, l'enquête pourrait se diriger vers des islamistes étrangers ou des ennemis de l'intérieur.

Ce n'est qu'un instant furtif, à peine décelable dans l'une des innombrables vidéos de la première déflagration: deux particules sombres, de plastique ou de métal, s'élèvent dans les airs, pour retomber un peu plus loin sur le bitume, tandis qu'une épaisse fumée blanche envahit la scène. Pour les néophytes, deux simples éclats de shrapnel. Pour la police scientifique, le premier indice majeur qui pourrait orienter les enquêteurs vers le ou les commanditaires de l'attentat.

«Il y a tout lieu de penser que ces deux particules appartenaient à la poubelle ou la boîte aux lettres qui aurait pu dissimuler la bombe», suggère Fran Townsend, spécialiste des questions de sécurité intérieure pour CNN et ex-conseillère du président George W. Bush. «Une Cocotte-Minute, placée dans un sac à dos noir», corrige une source proche des enquêteurs. Pour Gene Marquez, de l'ATF (Alcohol, Tobacco and Firearms), la bombe était artisanale, de petite taille, probablement «truffée de billes d'acier et de clous», visant à faire le maximum de dégâts et à mutiler les corps.

Une détonation de faible ampleur

Le deuxième indice tangible dont disposent les policiers à Boston est cette fumée blanche, justement, clairement visible elle aussi sur les vidéos de la scène. Elle révèle une détonation de faible ampleur, excluant a priori la thèse d'un explosif de nature militaire. Selon le Washington Post, les bombes utilisées présenteraient des similitudes avec des modèles rencontrés en Afghanistan ou au Pakistan.

Quelques heures après l'attentat de Boston, une gigantesque chasse à l'homme s'est engagée aux États-Unis, mobilisant tous les services de sécurité que compte le pays. Le cauchemar du Homeland Security (sécurité intérieure) est devenu réalité: une attaque de faible intensité contre une soft target(cible facile), une foule innocente dans un espace public.

Les certitudes s'arrêtent là. En l'absence de toute revendication, deux questions majeures demeurent en suspens: qui a fait cela, et pourquoi? L'investigation ne fait que commencer. Le FBI a dépêché sur place une Emergency Response Team (ERT) composée de trente experts en explosifs et balistique, qui auraient déjà fini de collecter tous les débris des deux explosions et en auraient commencé l'examen. Des dizaines d'hommes seraient mobilisés pour passer au crible les appels téléphoniques passés dans le quartier, interroger les témoins et décortiquer les vidéos du drame, afin d'en reconstituer la chronologie.

Groupuscules extrémistes

Le FBI et le BPD (Boston Police Department), qui comptent les témoignages des passants, ont précisé mardi matin, pour parer à un début de psychose générale, qu'il n'y avait pas eu d'autre bombe désamorcée à temps. De nombreux sacs abandonnés par des badauds en état de choc auraient simplement été détruits sur place par les équipes de démineurs.

Dans la nuit, les agents fédéraux ont perquisitionné un appartement de Revere, en banlieue de Boston, où cohabitait un étudiant saoudien de 20 ans, lui-même blessé par l'explosion et hospitalisé. Interrogé à son réveil, il se serait montré «très coopératif», selon un enquêteur, et pourrait être relâché rapidement.

Une piste, tout aussi ténue que les autres, semble retenir l'attention des enquêteurs, sans doute par leur gut feeling (instinct) et l'histoire récente: celle de «l'ennemi intérieur», à savoir les groupuscules extrémistes de droite américains, déjà responsables de l'attentat d'Oklahoma City, le 19 avril 1995. Le 15 avril n'était pas une journée comme les autres: elle marque, dans le Massachusetts, la commémoration des premiers coups de feu contre l'occupant anglais en 1775. Baptisé «Patriot's Day» en Nouvelle-Angleterre, il est dignement célébré chaque année par ceux qui se disent les «vrais patriotes» d'une certaine Amérique

Lu sur : lefigaro.fr

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