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Le compagnon des moments difficiles

L'ancien président du Haut-Comité d'Etat (HCE) et moudjahid, Ali Kafi, n'est plus. Il est décédé, hier matin à Genève (Suisse), à l'âge de 85 ans, des suites d'une maladie. Le président Abdelaziz Bouteflika a décrété un deuil national de huit jours à partir d'hier. Ancien colonel et chef de la Wilaya II historique, Ali Kafi fut un militant de la première heure du Mouvement national et un valeureux cadre de l'Armée de libération nationale. Né le 17 octobre 1928 à M'souna, localité d'El Harrouch (Skikda), il a étudié à l'école coranique El Kettania, à Constantine, où il a obtenu le diplôme d'El Ahlia. Il s'inscrit ensuite à l'université de la mosquée Zitouna, à Tunis. Son parcours militant nationaliste, il l'entame avec l'adhésion, tôt, au Parti du peuple algérien (PPA). Il réussit vite à gravir les échelons de responsabilité du parti nationaliste dans l'est du pays, passant de responsable de cellule à celui de groupe. Désigné par le PPA en qualité d'enseignant dans une école libre à Skikda, en 1953, Ali Kafi est contacté par Didouche Mourad avant le déclenchement de la guerre de Libération nationale. Il milite d'abord à Skikda, puis rejoint les maquis du Nord-Constantinois (Zone II, devenue Wilaya II après le Congrès de la Soummam en 1956). Sous les ordres de Zighoud Youcef, Ali Kafi participe aux offensives du 20 Août 1955. Un an plus tard, il fait partie de la délégation de la Zone II au Congrès de la Soummam et devient le dirigeant de la Wilaya II (de 1957 à 1959), après le départ de Lakhdar Ben Tobbal en Tunisie, avant de rejoindre lui aussi la capitale tunisienne en mai 1956. Après l'indépendance, Ali Kafi devient diplomate. Il est nommé successivement ambassadeur d'Algérie en Syrie, au Liban, en Libye, en Tunisie, en Egypte, en Irak puis en Italie. Avant d'intégrer le Haut-Comité d'Etat, installé le 11 janvier 1992 suite à la démission du président Chadli Bendjedid, Ali Kafi avait pris les commandes, deux ans auparavant, de l'Organisation nationale des moudjahidine (ONM). Il succède, le 2 juillet 1992, en tant que président du HCE, à Mohamed  Boudiaf, assassiné le 29 juin 1992. De 1994 à 1996, Ali Kafi reprend la direction de l'ONM, avant de se consacrer à l'écriture de ses mémoires. Son enterrement aura lieu aujourd'hui, après la prière du dohr, au carré des Martyrs du cimetière El Alia.  

El Watan

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