mis à jour le

LOCALES 2014 : La posture inconfortable de l'Apr

Plébiscité en 2012, confirmé lors des législatives de la même année, le président Macky Sall va vers le premier vrai test pour son parti. Sur un fichier de près de cinq millions d'électeurs, le chef de l'Etat fera-t-il encore basculer les c½urs ?


L'heure est venue pour le président Macky Sall, de jauger sa côte de popularité et sa capacité à faire oublier Me Abdoulaye Wade. Après le coup de pouce du sort, qui a favorisé son élection, au sein même de sa formation, des voix se sont levées pour dire leur souhait de voir l'Apr aller seule aux locales, tandis que certains de ses alliés excluent toute idée de coalition. Les plus "pudiques'' -mais pas les moins rusés- proposent l'alliance là où c'est possible et nécessaire, sans trop la souhaiter.
Macky Sall n'étant pas autorisé par le Code électoral à participer à ces joutes, doit être en train de voir comment aider son parti à se massifier, lui donner les moyens de ses conquêtes pour, à l'arriver, devenir cette ''vague marron'' qui causerait un ras-de marrée. Débaucher des militants sans conviction et même pas sûrs de respecter des consignes de vote, cela semble, hélas, être la solution du moment. Mais, le résultat pourrait ne pas répondre aux attentes, surtout, avec la manière dont se fait ce débauchage.
Les forces en présence, non plus, ne faciliteront pas la tâche car, en cas de non-alliance avec ses partenaires du moment, Macky Sall fera face à des formations dont le budget de guerre est impressionnant. Combien pèse l'Afp d'un Moustapha Niasse, que les Sénégalais classent parmi les "hommes les plus riches du pays'', sans parler de ses lieutenants comme El Hadji Malick Gackou,''idole de la banlieue" de Dakar, ou encore ''Rewmi d'un Idrissa Seck qui dormirait sur un matelas de milliards ? Même le Ps d'Ousmane Tanor Dieng, machine électorale, pourrait "voler de ses propres ailes" et conserver les grandes communes qu'il dirige (Dakar, Louga, Diourbel) et en conquérir d'autres. Et ce n'est pas cette Apr aux structures encore inopérantes qui l'en empêchera.
C'est pourquoi le président Macky Sall, comme son prédécesseur en 2001, pourrait s'impliquer dans la campagne, histoire de convaincre les sénégalais qu'il lui faut installer ses hommes à la tête des collectivités locales pour l'accompagner.
SIDY THIAM
REWMI QUOTIDIEN

Rewmi

Ses derniers articles: Remaniement ministériel du 1er Septembre : Comment Mimi Touré a court-circuité Eva Marie Coll  Aliou Cissé:  Nécrologie- Décès du journaliste Abdoulaye Sèye