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Attentat de Boston : Deux bombes, trois morts, plus de 170 blessés


Deux violentes explosions, quasi simultanées. Trois morts, plus de 170 blessés. L'attentat qui a endeuillé le marathon de Boston, lundi 15 avril, visait à faire un maximum de victimes. Au moment de la première explosion, à 70 mètres de la ligne d'arrivée, la plupart des participants de l'épreuve continuaient d'arriver. Près de 250 000 personnes étaient massées le long du parcourt. Le FBI ne privilégie encore aucune piste, mais une source au sein de la Maison Blanche a indiqué qu'il s'agissait "clairement d'un acte de terrorisme". Le premier à être perpétré avec succès sur le territoire des Etats-Unis depuis ceux du 11-Septembre. Près de douze ans après que deux avions se sont écrasés sur les tours du World Trade Center, "La terreur est de retour", titrait mardi USA Today.
Que s'est-il passé ?
Le vainqueur du marathon, l'Ethiopien Lelisa Desisa, avait coupé la banderole depuis plus de deux heures déjà, mais nombre des 26 000 participants de cette épreuve continuaient d'arriver lorsque la première explosion a retenti. Très exactement 4 heures, 9 minutes et 44 secondes après le départ de la course. Une deuxième suit 13 secondes plus tard, une cinquantaine de mètres plus loin. Le bilan provisoire est de trois morts et plus de 170 blessés, dont dix-sept grièvement. Plusieurs enfants font partie des blessés, un garçon de 8 ans a trouvé la mort. Aucun Français ne figure pour l'instant parmi les blessés, selon le ministère des affaires étrangères.
En quelques secondes, la liesse qui entourait la course la plus ancienne des Etats-Unis, qui attire les meilleurs athlètes du monde entier, s'est tranformée en scène de carnage. Des roulements à bille placés dans les bombes ont provoqué des blessures particulièrement atroces. Des témoins ont évoqué "des membres humains, des morceaux de corps" éparpillés. La plupart des blessés l'ont été aux jambes, dont certaines ont été soufflées par les explosions. Plusieurs personnes ont dû être amputées.
Où en est l'enquête ?
Selon les premiers témoignages et éléments de l'enquête, la puissance et les dégâts provoqués par les explosions laissent penser à des bombes artisanales déposées au sol, accompagnées de billes d'acier, de clous et autres fragments métalliques. Mardi matin, le FBI et l'agence de contrôle des armes à feu, en charge de l'enquête, n'ont pu apporter aucun éclaircissement sur d'éventuelles pistes ou suspects. La police a précisé n'avoir procédé à aucune garde à vue.
Les deux agences ont expliqué que la rue où ont eu lieu les explosions et plusieurs rues attenantes "restaient considérées comme une scène de crime, et le resteront probablement pendant plusieurs jours". La police a évoqué "la scène de crime la plus complexe que nous ayons jamais dû examiner". Elle a lancé un appel aux témoins en leur demandant de transmettre les "milliers de photos et de vidéos qui ont été prises sur cette ligne d'arrivée".
Quelles sont les pistes des enquêteurs ?
"On ne sait toujours pas qui a fait cela, ni pourquoi. Mais on trouvera, on les attrapera et ils rendront des comptes. Tout individu, tout groupe responsable sera déféré devant la justice", a déclaré Barack Obama lors d'une brève intervention à la Maison Blanche, lundi. Mardi, le président américain a évoqué un "acte de terrorisme", dont les commanditaires restent encore inconnus.
S'agit-il d'un attentat "anti-américain" lié au terrorisme islamiste ? D'un acte politique à caractère national ? En l'absence de piste et de la moindre revendication, les autorités américaines ont jusqu'ici fait preuve de la plus grande prudence. Personne, à la Maison Blanche ou au FBI, n'a prononcé les mots "Al-Qaida" ni évoqué la piste intra-américaine. Les pouvoirs publics se sont efforcés toute la journée de récuser toute rumeur et n'ont cessé de répéter qu'aucune "piste" n'était encore privilégiée.
Les services de sécurité occidentaux n'avaient, semble-t-il, pas détecté la menace. La surveillance des sites Internet fréquentés par les mouvances extrémistes, qu'elles soient liées à l'ultra droite ou à l'islamisme radical, n'avait pas permis de détecter des éléments pouvant être rattachés aux événements de Boston. Le FBI a reconnu mardi matin n'avoir reçu aucune information sur des menaces visant le marathon de Boston.
Le monde

Rewmi

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