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Milan Ac : Mbaye Niang a pris la mesure des exigences professionnelles

C'était l'un des transferts-surprises de l'été dernier. À 17 ans, M'Baye Niang quittait Caen pour rejoindre le prestigieux Milan AC. Un sacré changement de décor pour ce grand espoir français, qui avait illuminé, à plusieurs reprises, la saison morose du Stade Malherbe, sans jamais vraiment confirmer toutes les promesses. Aujourd'hui, il en est à 16 apparitions en Serie A, sous le maillot rossonero et a débuté le 8e de finale retour face au FC Barcelone. Une belle performance que l'attaquant explique par sa compréhension des exigences du plus haut niveau.


«A Caen, tout le monde me répétait : «t'es trop fort, t'es un phénomène». À la fin, inconsciemment, tu te relâches et tu ne travailles pas. Ici, tu ne peux pas faire ça. En attaque, il y a des gens plus forts que moi. Si je ne bosse pas, ils joueront, et moi, je repasserai sixième attaquant. (...) J'ai un peu compris que dans ce genre de club, on n'a pas le droit aux écarts de comportement», raconte-t-il dans les colonnes de France Football. Réputé nonchalant, Mbaye Niang ne cache donc pas qu'il vivait sur son talent au SMC. Pris la main dans le sac dans l'affaire de la sortie nocturne des Espoirs français, il a mal vécu la polémique et la sanction. C'est finalement ce qu'il vit à Milan qui le pousse à mener une vie plus sérieuse, ou tout du moins plus adaptée à la vie d'un joueur professionnel.
«Je m'entraîne, je rentre chez moi, je mène une vie de footeux. Ce n'est pas un hasard si je joue tout le temps aujourd'hui. C'est que quelque chose a changé dans ma vie. Je me suis imposé une discipline, et ça ne ment pas. Si tu te donnes les moyens de jouer, tu joueras. Il me fallait un déclic. Quand j'avais seize ans, si on me disait de ne pas manger ça, ni boire ça, c'était n'importe quoi pour moi ! Mais, la saison passée, j'étais tout le temps blessé. Du coup, j'étais irrégulier et il était difficile, dans ces cas-là, de reprendre confiance. Quand tu te blesses, tout le temps, dans un club comme le Milan, tu peux t'en chercher un autre ! Si t'es en permanence à l'infirmerie, ils n'ont pas besoin de toi. Je suis jeune, sans expérience, ce qui constitue déjà un handicap. Si en plus, je n'ai pas d'hygiène de vie, je risque de ne jamais jouer. Je n'ai pas encore subi de blessure cette saison. C'est une réussite, car avant, j'en avais souvent», explique-t-il.
Cela ne manquera pas de relancer le débat, toujours vif, sur le manque d'exigence des clubs français à l'égard de leurs joueurs. Ce que Leonardo avait pointé du doigt, à son arrivée au PSG, est régulièrement mis en avant, pour expliquer les changements de comportements des joueurs français, dès lors qu'il quitte la Ligue 1, pour un championnat plus prestigieux. Caen, conscient de posséder une pépite, n'a pas su amener Niang à se focaliser sur sa progression. A Milan, guidé par un Méxès qui lui prodigue de nombreux conseils, il a acquis les notions indispensables pour voir sa carrière définitivement décoller. L'AC Milan peut s'en réjouir. L'équipe de France, à plus long terme, aussi.
footmercato.net/


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