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Centrafrique : sept combattants Séléka tués à Bangui depuis lundi

BANGUI (AFP) - (AFP)

Sept combattants du Séléka ont été tués ces dernières 48 heures par des hommes armés et des civils dans un quartier nord de Bangui secoué par des troubles, a déclaré à la presse un commandant de l'ex-mouvement rebelle, le général Ousman Mahamat.

"Sept éléments du Séléka désarmés (...) ont été tués et cinq autres blessés lundi soir et mardi matin à Boy-Rabé (quartier nord de la capitale) par des hommes armés et des civils qui continuent à opérer dans ce quartier", a affirmé le général Mahamat.

Ces combattants avaient été "désarmés par la police militaire de la Force multinationale d'Afrique centrale (Fomac) pour essayer d'apaiser le climat dans Boy-Rabé" où la population est excédée par les pillages et les violences auxquels se livrent certains membres du Séléka, a-t-il précisé.

"C'est grave", a-t-il commenté, précisant que l'une des victimes a "eu le crâne fracassé avec une grosse pierre".

Pendant le week-end, une vingtaine de personnes ont trouvé la mort dans des heurts entre anciens rebelles et habitants de deux quartiers de la capitale, selon des témoins.

"Une réunion de sortie de crise a eu lieu (dimanche) et une commission a été mise en place.Des contacts ont été établis" avec les habitants de Boy-Rabé pour "trouver un terrain d'entente", alors que les autorités locales et des leaders religieux ont "été mis à contribution", selon le général Mahamat.

Boy-Rabé, quartier populaire au nord de la ville et ancien fief électoral du président déchu François Bozizé, a été presque entièrement pillé par des hommes du Séléka ou des bandits se faisant passer pour des rebelles, obligeant de nombreux habitants apeurés et exaspérés à fuir.

Le Séléka peine à établir l'ordre dans Bangui depuis sa prise de la ville le 24 mars et la fuite de François Bozizé.De nombreux habitants y vivent dans la peur des pillages et de l'insécurité.

Mardi, le nouveau président Michel Djotodia, chef du Séléka, a annoncé un renfort de 500 hommes à la police et 500 autres à la gendarmerie, ainsi que le casernement des combattants du Séléka.

Le porte-parole du gouvernement, Crépin Mboli-Goumba a demandé aux pays d'Afrique centrale d'envoyer 1.000 soldats pour aider au rétablissement de l'ordre dans le pays.Le sujet devrait être débattu au sommet extraordinaire de N'Djamena jeudi consacré à la Centrafrique.

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