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Présidentielle kényane: des irrégularités qui n'altèrent pas le résultat

La présidentielle kényane du 4 mars a été marquée par des irrégularités qui ne remettent toutefois pas en cause le résultat final, selon les motivations, publiées mardi, de la décision de la Cour suprême qui avait validé le 30 mars la victoire au premier tour d'Uhuru Kenyatta.

"Nous sommes arrivés à la conclusion qu'en aucun cas la conduite de l'élection ne peut être qualifiée de parfaite", indiquent les six magistrats qui avaient le 30 mars annoncé rejeter les recours déposés par Raila Odinga, arrivé deuxième, et par des associations citoyennes, sans détailler leurs motivations.

Mais "les preuves (présentées à la Cour), selon notre opinion, ne révèlent aucune irrégularité profonde dans la conduite du processus électoral et ne (le) remettent pas en cause", poursuivent-ils dans ce jugement détaillé de 113 pages.

La Cour, qui avait ordonné le recomptage de 22 bureaux de vote, considérés comme particulièrement litigieux par les requérants, indique dans son jugement avoir découvert des irrégularités dans cinq d'entre eux.

Elle a également constaté la disparition des procès-verbaux de plusieurs bureaux de vote à travers le pays, sans donner leur nombre exact, et que les formulaires d'agrégation des résultats au niveau de la circonscription étaient manquants dans 75 d'entre elles.

Les magistrats ont également fait état de "nombreuses irrégularités" dans la liste électorale - que M. Odinga et ces associations jugeaient truquée - mais ont estimé qu'elles "n'étaient pas suffisantes pour entamer la crédibilité du processus électoral".

La Cour estime aussi que les défaillances majeures des systèmes électroniques d'identification des votants puis de transmission des résultats provisoires ne peuvent justifier une annulation du scrutin, les méthodes manuelles ayant suppléé correctement à la technologie défaillante.

Elle estime néanmoins que le processus d'acquisition de ces technologies a été "marqué par (...) des irrégularités, voire des illégalités" et "recommande" une "enquête" et "d'éventuelles poursuites".

Le Premier ministre sortant Raila Odinga, devancé de plus de 800.000 voix par M. Kenyatta, selon les résultats officiels, avait concédé sa défaite après l'énoncé de la décision de la Cour suprême le 30 mars. M. Kenyatta a été investi le 9 avril à la tête de l'Etat kényan, succédant près de 50 ans après à son père, devenu en 1964 le premier président du Kenya qu'il avait conduit un an avant à l'indépendance.

Le processus électoral cette année s'est déroulé sans incident majeur, contrairement au précédent fin 2007, qui avait débouché sur les pires violences de l'histoire du pays.

M. Kenyatta doit être jugé à partir de juillet par la Cour pénale internationale qui l'accuse d'avoir joué un rôle dans l'organisation des violences de fin 2007-début 2008.

AFP

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