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Amina Tyler s’est enfuie : Elle parle

Par Ridha Ben Kacem

Bonne nouvelle, pour les amis d'Amina Tyler, ainsi que pour tous ceux qui soutiennent son combat : Amina a retrouvé sa liberté. De plus, elle est en sécurité. Cette information a été diffusée hier soir, sur la page facebook du groupe Femen. Voilà, donc, Amina de retour, parmi ceux qui luttent pour se faire entendre, dans ce pays ! J'en suis content. Que l'on soit d'accord ou pas, avec la forme choisie par Amina pour s'exprimer, est secondaire par rapport à ce qu'elle est, ce qu'elle fait et le message qu'elle tente de communiquer. Oui, Amina a besoin de parler, de communiquer, de s'exprimer, ni plus, ni moins. Reconnaissons lui, au moins, cet élémentaire droit. N'oublions pas, non plus, ce qu'elle est. Elle n'est qu'une lycéenne de 19 ans, j'allais dire, mais je ne veux, surtout pas, la réduire, ni par l'âge, ni par son parcours scolaire, en devenir, car elle est, déjà, beaucoup plus que cela : Elle est devenue une icône, le pendant féminin, de Mohammed Bouazizi, en quelque sorte. Quant au message d'Amina, qui est mieux placé qu'elle-même, pour nous en parler ? Ecoutez-là, dans les vidéos insérées, ici-bas, livrer son message. Dans la première, vous l'écouterez parler de son calvaire, depuis qu'elle a choisi de s'exprimer, à sa manière, en s'inscrivant dans le mouvement international des FEMEN. Dans la seconde vidéo, vous avez la possibilité de l'écouter, en exclusivité, expliciter à Canal +, le 6 avril dernier, le sens et l'objectif de son combat pour la Liberté.
Le calvaire d'AMINA
Amina était séquestrée et droguée par sa famille. C'est sa mère qui le confirme, en indiquant hier, lundi, qu'AMINA a quitté la maison familiale, depuis vendredi dernier. Elle dit, texto : « Ma fille a quitté, vendredi, à notre insu, la maison et nous ne savons pas, depuis, où elle se trouve ».Elle ajoute : « J'ai peur pour ma fille qui suit un traitement psychiatrique, depuis six ans». La mère d'Amina ajoute, aussi, qu'elle a demandé conseil au médecin traitant d'Amina. Ce qu'elle compte faire ? C'est simple. Elle avait annoncé son intention de se rendre, lundi après midi, au ministère de l'Intérieur pour déclarer la fugue de sa fille ! Voyez-vous cela ! J'espère, qu'au ministère de l'Intérieur, quelqu'un de sensé lui fera comprendre que sa démarche est nulle et non avenue, car Amina est majeure et vaccinée. Elle est, donc, totalement, libre de ses mouvements. Avec le respect que je lui dois, rien que du fait qu'elle soit la mère d'AMINA. Cette mère indigne, s'en sort, déjà, assez bien, je trouve, car elle s'est rendue coupable d'enlèvement et de séquestration de personne contre son gré, même si cette personne est sa propre fille. Du moins c'est ce que dit, à ma connaissance, la loi ° 2010-39 du 26 juillet 2010, portant unification de l'âge de la majorité civile, la dernière fois que je l'ai fréquentée. A-t-elle été revisitée, depuis, je vous le demande, mes cher lecteurs, d'aujourd'hui.
Pourquoi cette mère a-t-elle agi, de la sorte, en allant à l'encontre de la volonté de sa fille et en se rendant complice d'action de contrainte physique ? Elle l'explique, elle-même, je vous laisse le soin de décoder ce qu'elle dit : « Des parties instrumentalisent l’histoire de ma fille au détriment de son intérêt. (…) Il n’y a jamais eu d’histoire de kidnapping, nous essayons simplement, de protéger notre fille, en refusant de la laisser sortir, toute seule, par mesure de sécurité »Madame, si vous refusez de laisser sortir une personne adulte qui n'est plus sous votre autorité parentale, aux yeux de la loi, vous la séquestrez ! Pire, cette mère indigne a soumis, sa propre fille, adulte, à un examen, pratiqué par deux personnes non qualifiées, pour s'assurer de sa virginité ! Mon Dieu, dans quel siècle, vit-elle donc ? Cet examen aurait été pratiqué par mesure de sécurité, si l'on en croit les dires de cette mère ! Quelle sécurité, je vous le demande ?
Inna Shevchenko, l’une des membres des Femen basée en France raconte les détails de la fuite d'Amina. « Quelques heures » après l'action des Femen, contre le président Marzouki à Paris. « Elle m'a téléphoné et m'a dit : ' Inna, je suis là ! C'est moi ! C'est Amina !' », a rapporté Inna Shevchenko, avant d'ajouter : « À ce moment-là, elle était avec des amis, à Tunis, mais elle a bougé pendant le week-end », ajoutant qu'Amina « s'est enfuie par elle-même, mais nous l'avons aidée à trouver un endroit dans lequel elle serait en sécurité. Nous avons tenté de la persuader de quitter la Tunisie, mais elle nous a répondu qu'elle ne partirait qu'après y avoir manifesté, seins nus ! ».Voilà une personne qui sait ce qu'elle veut ! Rien que pour cela, elle mérite notre respect et notre considération. Elle fait preuve de courage, de bravoure et de détermination. Autant je déteste les femmes de mon pays qui, à l'image de Sihem Badi, aiment se fringuer à la chaussure de Leila Ben Ali, autant j'aime les femmes de mon pays qui sont capables de se sacrifier pour leur idéaux.

Quoi qu'il en sera, quoi qu'il arrivera, Amina Tyler a, déjà, inscrit son nom au livre de l'Histoire et ce haut fait, personne ne pourra le séquestrer, ni mobiliser deux vieilles branches, pour vérifier son authenticité ou sa virginité. Rappelez-vous, Amina a fait scandale en publiant, à la mi-mars, des clichés d’elle, la poitrine nue, barrée des mots :« Mon corps m’appartient, il ne représente l’honneur de personne », ou encore : « Fuck your morals »,selon le mode d’action des Femen. En théorie, elle s’expose à des poursuites judiciaires pour « atteinte aux bonnes m½urs », un délit passible de six mois de prison. Depuis, Amina a fait l'objet d'une intense campagne de dénigrement. La page facebook de Femen Tunisie, a été piratée par les salafistes. Nadia Feni a été l'une des rares personnalités publiques, à l'avoir soutenue. On a, partout, évoqué, son histoire, mais sans vraiment, soutenir son combat. A l'occasion, l'on vous sort la célèbre citation que l'on attribue à Voltaire: « Je ne suis pas d'accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu'au bout pour que vous puissiez le dire ».Mais lorsqu'il s'agit de l'appliquer, dans la réalité, tout le monde, ou presque, est soudain inscrit aux abonnés absents ! Dans ce pays, on n'a pas encore fini de vivre les idées et les idéaux, par procuration !
Amina Tyler était retenue prisonnière, depuis la fin du mois de mars, dernier. Amina, première militante Femen, en Tunisie, a réussi, heureusement, à s’enfuir de l’emprise idéologique et chimique de sa tante qui la droguait. Elle a profité de sa libération pour raconter son enlèvement, dans une conversation, en anglais, sur Skype, avec Inna Shevchenko. Vous trouverez, ici-bas, la transcription, de cette conversation, traduite en français. Lisez ou écoutez, si vous comprenez l'anglais, vous serez édifiés, étonnés et éc½urés. Beaucoup de personnes, de l'entourage d'AMINA, sont impliquées dans son calvaire et j'espère qu'elles rendront compte, devant la justice, de ce qu'elles avaient fait. Dans cette vidéo, diffusée par le groupe féministe ukrainien, sur Internet, Amina indique qu'elle a, bel et bien, été enlevée, avec violence, par son oncle et son cousin, alors qu’elle était au café avec des amis. Battue, à plusieurs reprises, des membres de sa famille de sexe féminin l’ont examinée pour s’assurer « qu’elle était toujours vierge »,explique Amina, sous le choc. Elle est, ensuite, mise sous séquestration chimique, forcée de lire le Coran et de voir un Imam, tous les jours. Croyait-on qu'elle était sous l'emprise du Diable ? Mais qui est le véritable Diable, dans cette affaire ? N'est-ce pas celui qui croit pouvoir asservir un être humain, contre sa propre volonté ?
Mais Amina est lucide et ne compte pas abandonner, de si tôt, son combat et ses idéaux. Elle rêve de prendre sa revanche, à travers une dernière action d'éclat, avant d'aller poursuivre son ½uvre, sous d'autres cieux. Même après cette malheureuse expérience familiale, cette expérience inhumaine, Amina Tyler persiste et signe : « Je ne veux pas partir avant d’avoir fait une action seins nus. Après seulement, je quitterai la Tunisie! ».L’enlèvement de la première Femen tunisienne a provoqué une immense mobilisation internationale, sur la Toile. Hommes, femmes, jeunes ou moins jeunes, tous ont osé poser torse nu pour la soutenir. C’est peut-être de cette mobilisation que le mouvement Femen tient, aujourd'hui, sa force, celle des anonymes qui osent se dévoiler. Vous avez bien compris le sens de cette dernière phrase que je viens d'écrire ? OUI, n'écarquillez pas les yeux ! AMINA a fait plus, en un mois, pour le mouvement Femen, que toutes les femen, réunies, durant cinq ans ! N'en doutez pas AMINA est, déjà, une ICONE internationale, à l'âge de 19 ans ! Pierre Corneille disait bien : « Aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre des années ».
Amina, une icône internationale
Pour vous aider à comprendre la portée du combat d'Amina, je vous résume ce qu'est le mouvement auquel elle appartient. Femen est un groupe contestataire féministe d’origine ukrainienne, fondé à Kiev, en 2008 par Anna Hutsol, son actuelle présidente, Oksana Chatchko et Alexandra Chevchtchenko. Le groupe est devenu, internationalement, connu pour avoir organisé des actions, essentiellement, seins nus, dans le but de défendre les droits des femmes. Pour certains, le mouvement Femen fait partie de la troisième vague féministe, alors que d’autres considèrent qu’il contribue à initier ce qui pourrait être une « quatrième vague féministe ».A rappeler que la troisième vague féministe renvoie à un large ensemble de revendications politiques et de pratiques artistiques, mises en avant, à partir des années 1980, aux États-Unis, d'abord, par des militantes féministes, issues de groupes minoritaires et des minorités ethnoculturelles, en particulier.

Pour les tenants du phénomène déclencheur de la quatrième vague féministe, il suffit de s'imprégner du message axial des Femen, pour comprendre qu'il s'agit d'autre chose que d'une logique de la troisième vague : « Nous sommes la nouvelle vague, nous sommes l'avant- garde, nous sommes plus radicales, nous sommes plus fortes, nous préparons des manifestations plus dangereuses, encore ! ». Voilà ce que disent, en effet, les Femen. Maintenant, rappelez-vous, qu'Amina est déjà, une icône et une superstar des Femen. Elle compte faire une action d'éclat, en Tunisie, avant d'aller rejoindre ses s½urs Femen, sur la scène internationale, là où tout se joue. Le mouvement Femen n'attend que cela, d'ailleurs, et l'on peut comprendre pourquoi ! Amina, c'est elle qui donnera la portée et la légitimité universelle à ce mouvement ce qui permettra, réellement, le déclenchement de LA QUATRIEME VAGUE FEMINISTE, dans l'histoire de l'Humanité. Maintenant, chers lecteurs, qui, d'après vous, aura rendu, tout cela, possible et qui sera présenté, de la sorte, par la Grande Histoire ? Bravo, c'est cette jeune tunisienne de 19 ans, AMINA, pur produit de la révolution du Jasmin ! De plus, dites-vous une chose, la prochaine fois que vous verrez des images, haute définition, d'Amina, ce sera sur l'écran de votre cinéma, lors d'une projection d'une superproduction de Hollywood !
Voici, maintenant, le texte de transcription et la traduction, en français, de la conversation, sur Skype d'Amina, avec Inna Shevchenko.

Par Karim Ben Kacem

Amina s'est enfuie
La FEMEN tunisienne Amina s'enfuit de chez elle après avoir été torturée,
Entretien d'Amina, sur Skype, avec Inna SHEVCHENKO / FEMEN
*FEMEN : Alors dis-nous ce qui s'est passé ces jours-ci? On a des informations te concernant toi-même et ta famille à travers les médias... on dit que tu es stressées... d'abord que tu étais à l'hôpital, que tu étais folle, que tu ne voulais plus qu'on te contacte, tu veux qu'on arrête notre campagne de soutien, ils ont dit que tu regrettes... explique moi ce qui s'est passé.
*AMINA : j'étais dans un café, à Tunis, au centre ville, avec des amis. Mon cousin est arrivé, il m'a attrapée – je crois que ce sont des amis qui les ont avisés-, il m'a pris de force, m'a arrachée de mon siège et m'a fait tomber par terre avec violence, j'en ai encore mal au dos, après tout ce temps... Dans la voiture, j'étais tenue coincée, recroquevillée. Deux hommes me tenaient immobile, de sorte que je ne pouvais pas bouger. Ils m'ont pris mon portable et, m'ont emmenée au domicile de ma tante...
*FEMEN : Qui étaient ces hommes ? La Police ?
*AMINA : Non. Mon cousin et son père... Ils ont détruit ma carte SIM, avec tous mes numéros, ils me frappaient, j'ai utilisé une bombe à gaz...
*FEMEN : Pour te protéger
*AMINA : Oui... ils m'arrachent la bombe à gaz de la main et la brisent... Ils me frappent. Mon père intervient pour leur dire qu'ils n'ont pas le droit de me frapper...
*FEMEN : Que s'est-il passé, ensuite, où t'ont-ils emmenée ?
*AMINA : Chez un thérapeute.
*FEMEN : A l'hôpital ?
*AMINA : non, un cabinet
*FEMEN : je vois
*AMINA : le thérapeute n'était pas là ; ils me ramenèrent à la maison. Ils ont amené deux vieilles dames de la famille, pour vérifier si j'étais encore vierge. C'était horrible... contre ma liberté. Elles m'emmenèrent à la cuisine, me déshabillèrent, pour vérifier...
Tous les jours des gens défilaient chez nous pour me faire la morale, des milliers de personnes...chaque jour, je voyais quelque chose comme 3000 personnes, chacun parlait de son côté, pour me faire la morale... Ils m'obligeaient à lire le Coran. Je suis athée moi-même, je ne lis pas le Coran ; ils m'obligent à le lire. Ils posent leurs mains sur ma tête en lisant le Coran. Ils amènent des Imams à la maison, plusieurs Imams. Ils disent que votre fille est atteinte et que, ce qu'elle fait, elle le fait (à son insu) contre sa propre volonté.
Ils me prirent dans un village de Kairouan, j'ai essayé de fuir, je n'y connaissais personne. Ils me rattrapèrent sur la route principale, alors que je cherchais à arrêter une voiture pour fuir. Pendant tout le trajet, c'était des cris, des reproches : » pourquoi fais-tu cela ? Tu vas arrêter ceci, nous sommes ta famille »... je suis restée 2 semaines, ...
*FEMEN : Qu'ont-ils fait pendant cette période ? Nous avons des informations selon lesquelles on te donnait des médicaments, c'était quoi ?
*AMINA : oui, des médicaments à fortes doses... je dormais beaucoup. Maman m'a raconté quelque chose d'incroyable. Une fois, elle m'a trouvé en pleurs et, quand elle m'interroge sur la cause, je lui réponds : « les photos, maman, les photos... » C'est drôle, je ne me rappelle plus de cela, je ne m'intéresse même pas à la photo.
*FEMEN : nous avons vu votre interview sur CANAL + où tu disais que tu voulais quitter la Tunisie, que tu étais contre l'action de FEMEN, lorsqu'il a brûlé le drapeau des salafistes. Est-ce là ton point de vue propre, ou bien, as-tu été poussée à le faire ?
*AMINA : Ils m'ont poussé à le faire.
*FEMEN : OK. Nous avons effectivement compris que tu n'avais aucune information là-dessus, parce que nous avons remarqué que, dans ton commentaire, tu disais que nous avions brûlé le drapeau de l'Islam. J'ai compris que tu n'as pas réellement, vu notre action, que tu ne savais pas exactement ce qui s'est passé.
*AMINA : L'accès à Internet m'était interdit, ainsi que tout contact avec les autres. Je n'y étais pas autorisée.
*FEMEN : Qu'en est-il de cette avocate ? D'après ce que je vois, je sens qu'elle représente les intérêts de ta famille, plutôt que les tiens. A-t-elle discuté avec toi ? a-t-elle demandé ce que tu veux ?
*AMINA : elle vient d'un groupe féministe, bien connu, les dames démocrates (Association tunisienne des Femmes démocrates).
*FEMEN : Mais est-ce que, c'est toi qu'elle aide, ou bien aide -t- elle ta famille à te garder. Il me semble qu'elle fait tout pour interrompre toute communication. A maintes reprises, nous avons essayé de la contacter, sans succès. Nous nous sommes fait passer pour des journalistes, mais elle coupait toute communication ; elle ne permettait à personne de te parler ou de parler avec ta famille... je ne sais pas... elle a choisi elle- même les journalistes de CANAL+ ...
*AMINA : son souci premier était, que je sache que, si je dois quitter la Tunisie, je pourrai poursuivre mes études dans une université en France. C'était là son principal souci.
*FEMEN : Que veux-tu faire maintenant ? Est-ce que tu veux quitter la Tunisie ? Quels sont tes plans ?
*AMINA : je ne veux pas quitter la Tunisie sans faire une action de protestation « TOPLESS ». Je ferai un « topless protest », et après je m'en irai. La lutte que j'ai entamée en Tunisie, je la poursuivrai en Tunisie, ensuite, je partirai.
*FEMEN : Maintenant que tu es partie de chez toi, Penses-tu qu'on va te poursuivre et te rechercher ? Que peuvent-ils faire ?
*AMINA : Ils ont déjà commencé
*FEMEN : Alors maintenant tu es bien loin d'eux ?
*AMINA : Non, à l'heure actuelle, je ne suis pas à Tunis.
*FEMEN : Alors, continuons la lutte. Nous t'aimons Amina. Nous sommes fières de toi

Deux vidéos illustrent ce reportage

1-Pour voir l’intégralité de l’interview cliquez sur source

2-Sur skype

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